Grzegor-Adam Urbanowski
Bon anniversaire Grzegor-Adam Urbanowski
Le 24 décembre 1959, vint au monde à Pultusk en Pologne, un petit garçon prénommé GRZEGOR-ADAM.
Neuf mois plus tôt, ses parents ne se doutaient pas qu’ils venaient de « semer une petite graine » qui allait devenir après de la taille d’un « Très Grand Champion de Marche ».
Je ne pense pas être né dans le château de Pultusk, même si je suis parvenu bien des années après à devenir le « Roi de la Marche de Grand Fond ».


Je grandis et à l’âge de 15 ans, bien avant de me lancer sur les routes « pédibus », j’enfourchais alors la bicyclette, durant cinq années pour aborder les compétitions de cyclisme, entre 1974 et 1979.
Ce n’est qu’à partir de 1980 que je commence à faire mon entrée dans une nouvelle discipline sportive pour moi, vous l’avez bien sûr deviné, c’est évidement celle de la Marche. Et depuis cette année là, « j’ai bien tracé ma route et j’ai bien tracé mon chemin ».
Dès les débuts de la décennie 1990, vous m’avez vu en France et principalement sur les routes de la grandiose épreuve de marche de grand fond qu’est le fabuleux Paris-Colmar. A cette époque, j’ai fait mes classes en arrivant dans « les valises » de mon compatriote polonais le grand Zbigniew Klapa pour marcher à ses côtés sur les routes de la grande aventure colmarienne. Pendant les 3 jours que dure le parcours, je me suis mis à sa disposition pour l’aider à maintenir son allure de croisière. J’appris énormément de choses à son contact, j’en ai même retenu les leçons qui m’ont été bien utiles par la suite.

C’est ce même Zbigniew Klapa qui me donne le virus de la Marche de Grand Fond que j’attrape très facilement et que je vais le garder encore pendant très longtemps. Après l’arrivée de mon premier Colmar « accompagnant », je commence à gamberger et à rêver qu’un jour pas si lointain je serai moi aussi au départ de cette compétition, et cette fois-ci muni d’un dossard bien accroché à mon maillot.
Ce grand jour arrive en 1993, le 9 juin exactement. De plus pour ma première participation à ce Paris-Colmar je termine à la troisième place, derrière Noël Dufay (le dernier Français à avoir gagné le Paris-Colmar) et mon compatriote Zbigniew Klapa (qui franchit victorieusement là cinq reprises la ligne magique d’arrivée colmarienne en 1990, 1991, 1992, 1995 et 1999) . Ce jour là, je ne savais pas encore que ce serait ma plus mauvaise place. Mais je monte tout de même sur le podium pour ma première tentative, ce qui n’est pas si mal pour un début, et j’en suis très content. Le virus a définitivement pris pour le Paris-Colmar et les sélectives d’automne et de printemps.
Durant la période 1993 à 2007, je prendrai 14 fois le départ de cette longue route qui mène les « Colmariens » vers l’Alsace, je franchirai 14 fois la ligne d’arrivée et à chaque fois je serai classé dans les trois premiers, donc sur le podium.

Je finirai victorieusement 10 fois pour mes 14 participations à Paris-Colmar : en 1994, 1996, 1997, 1998, 2001, 2002, 2003, et depuis avec la nouvelle formule en 2005, 2006 et 2007. Je terminerai à la deuxième place en 1995, 1999, 2000 et seulement une fois à la troisième place en 1993 me sera attribuée.

En 1999, j’arrive au repos d’Epinal, sous des trombes d’eau, juste 6 minutes derrière Zbigniew Klapa qui alla se reposer le premier dans la salle mise à la disposition des marcheurs. Apparemment j’étais plus frais que lui. Au redémarrage, beaucoup d’observateurs présents à ce moment-là, dont Jean Cécillon et Guy Destré, pensaient que le Grand Grzegor-Adam Urbanowski allait fondre sur le premier et le dépasser entre Epinal et Bruyères. Mais victime d’une tendinite, je dois laisser filer mon compatriote et je termine cette fois-ci à la seconde place.
En 2000, Alexeï Rodionov est trop fort, il me devance de 4h 12 mn, et je me classe encore à la deuxième position du classement.
Comme vous pouvez le constater la «
Voie Polonaise
» est toute tracée de 1990 à 2007, elle ne sera entravée que par le français Noël Dufay en 1993 et le russe Alexseï Rodionov en 2000, tout en défalquant 2004 qui n’a pas eu lieu.
Une petite équipe m’accompagne toujours dans mes « sorties colmariennes ». Parmi les fidèles, nous trouvons Philippe Robin, Bogdan Moravski, Frédéric Jourd’huy. Mon camp de base en France est situé depuis une quinzaine d’années chez mon ami Bogdan Moravski.



Tous mes fidèles et dévoués accompagnateurs sont tous devenus mes amis et j’ai un grand plaisir à les inviter chez moi à Wroclaw. Frédéric Jourd’huy et Philippe Robin gardent par ailleurs de très bons souvenirs de leurs séjours et de l’acceuil chaleureux du « Grand Maître Es Marche de Grand Fond » et de son compatriote Zbigniew Klapa.


Mon fidèle équipier Frédéric Jourd’huy se lance lui aussi maintenant dans le grand fond, je me dis qu’un jour peut-être, je serai là pour marcher un bout de route avec lui et l’aider sur l’épreuve de la Promotion ? Pourquoi pas ? Allez Frédéric à toi de bien marcher pour te qualifier ! ! !

En 2003, je franchis le col du Bonhomme en compagnie de mes équipiers Bogdan Moraski et Frédéric Jourd’huy.

En 2006, un autre équipier à qui je dois mon entrée dans le monde du Paris-Colmar est venu se joindre à ma petite équipe pour inverser les rôles des années 1990. Le Grand Zbigniew Klapa m’a rendu la pareille en m’aidant sur les routes de mon avant-dernier Colmar.

Le 10 juin 2007 dans le Gymnase de la Montagne Verte à Colmar, pendant la remise des coupes Grzegor-Adam Urbanowski prend le micro pour annoncer qu’il ne repartira plus sur le Colmar. Le monde de la marche de grand fond présent lui rend un hommage chaleureux en se lèvant et en l’applaudissant longuement. Pour la dernière fois il soulève son dixième « Vase de Sèvres » devant ses amis marcheurs, acompagnateurs, spectateurs et officiels. A 48 ans il a donc décidé de prendre sa retraite Colmarienne en tant que compétiteur.


Nous adressons tous un IMMENSE MERCI à ce Formidable Grand Monsieur de la Marche de Grand Fond et de Paris-Colmar en particulier qui vient de tirer sa révérence à cette belle et grande histoire d’amour avec le « long ruban bleu de kilomètres » qu’il a parcouru pendant quinze ans sur les grandes routes françaises.
Le secret de la réussite du Grand « URBA », réside essentiellement dans le travail sérieux qu’il accompli à l’entraînement avec une préparation minutieuse pour être au « top forme » sur les différents circuits sélectifs et sur le Paris-Colmar auxquels il participe, avec une rigueur qui caractérise très bien ce « GRAND HOMME DE LA MARCHE ».


Le Grand Grzegor-Adam URBANOWSKI a remporté de nombreux circuits sélectifs. Mais je développerai ce chapitre un peu plus tard lorsque je ferai prochainement son Portrait de Champion. Voici déjà quelques photos de ces circuits :



Qui va lui succéder à ce palmarès en 2008 ? Pour le moment nous l’ignorons ? Maintenant la première place est libre. A vous les amis du grand fond de marcher vers la victoire.

Et comme aujourd’hui 24 décembre, c’est le jour de son ANNIVERSAIRE, il a sorti la bouteille de champagne pour trinquer avec nous, à sa santé et à la vôtre.

Et pour finir, je veux encore vous dire que j’adore : la musique rythmique, le cinéma, la télévision, la technique des moteurs automobiles, les femmes blondes et mes enfants.
Nous t’adressons toutes nos félicitations Grzegor-Adam pour ta carrière exemplaire et surtout pour ta longévité au sommet de la pyramide de la Marche, dans ce beau sport malheureusement peu médiatisé. Tu as admirablement défendu les couleurs de notre sport préféré. Merci à ce grand NOM DE LA MARCHE très discret qui respecte admirablement ses concurrents avec la simplicité qui le caractérise. BRAVO CHAMPION. Nous t’admirons tous, tu es un exemple de régularité et de persévérance que nous devons tous suivre.


En cette veille de Noël le monde de la Marche de Grand Fond te souhaite UN JOYEUX ANNIVERSAIRE GRZEGOR-ADAM, ainsi qu’un JOYEUX NOEL.