Guy Destré
Bon anniversaire Guy
Histoire de Guy
KOMANKIFON a le plaisir de fêter un anniversaire un peu particulier. En effet, d’habitude c’est lui KISAIKOMANKONFAIT ces rubriques, alors en ce jour retour de boomerang !
Le petit Guy Destré (pas de E à la fin ! il n’aime pas du tout !) est né le 6 avril à Argenteuil, alors en Seine et Oise, aujourd’hui dans le Val d’Oise.


D’origine picarde (on est déjà dans le fief du grand fond), son papa était électricien et sa maman, infirmière libérale, était de souche belge (décidément les stigmates du grand fond étaient déjà creusés).

Guy avait pour sa maman, femme très courageuse et au grand coeur, beaucoup d’admiration et d’amour. C’est elle qui, lors des terribles crises d’asthme que Guy avait enfant et alors que la Ventoline n’existait pas encore, lui faisait les piqûres lui permettant de retrouver son souffle. C’est elle aussi qui organisait les vacances en camping avec toute la famille aux quatre coins de la France, entassant tout son monde dans la Juva familiale, pour leur faire découvrir les beautés de notre pays. Guy aime toujours, à l’occasion de vacances, passer revoir les campings où il a passé de si bons moments ; c’est sans doute grâce à la découverte dans son jeune âge des montagnes et de ses conquérants que Guy a développé son goût pour la géographie et pour les personnes qui se surpassent pour un idéal.
Sa famille : son demi-frère René, de 24 ans son aîné ; son frère Claude né en 1947 (décédé en 1997) et sa sœur Evelyne née en 1949.

Tiens, un doudou !

Elève assez studieux, plutôt timide que turbulent qui, pour se distraire, s’occupe de collectionner les timbres postaux et aime retrouver ses amis des bandes dessinées « Placide et Muzo » et « Pif le Chien » !(ça rappelle quelques souvenirs à certains d’entre nous) !


Vie professionnelle :
Autodidacte, Guy commence à travailler à 18 ans comme tourneur dans une petite entreprise de mécanique générale mais, courageux (il tient cela de famille), prend des cours du soir pour devenir dessinateur industriel ce qui lui permet d’être embauché dans un bureau d’études parisien du quartier de l’Europe (spécialisé dans le génie civil et les travaux publics) où il restera 8 ans.
Il travaille ensuite dans une société d’ingénierie internationale spécialisée dans les postes de chargement de pétrole en mer (réalisations entre autres en Mer du Nord, au Brésil, au Mexique, en Angola et en Chine) ; il y restera 14 ans.
C’est dans cette entreprise qu’il rencontre sa compagne, Violaine, qu’il ne sait pas bien comment aborder…Un jour une occasion se présente qu’il ne laissera pas passer : Guy s’aperçoit qu’il manque un phare à la vieille Aronde de Violaine, il lui propose de lui en trouver un, ce qu’il fera sans trop de difficulté. Mais un phare de voiture c’est moyennement romantique… alors Guy, arrivant toujours très tôt au bureau le matin, en profite pour déposer régulièrement sur le bureau de Violaine des roses du jardin d’Argenteuil, roses anciennes et parfumées, qui font gentiment sourire le Directeur de Guy qui avait vite compris que, derrière l’excellent dessinateur super impliqué dans son travail, se cachait un grand timide tout de même capable d’intrépidité.
C’est depuis ce moment mémorable qu’on ne dit plus le coup de la panne mais le coup du phare.
Un collègue de Guy fondant sa propre société d’ingénierie, ayant besoin d’une équipe sur qui il peut compter, demande à Guy –dont il a comme beaucoup apprécié les qualités professionnelles- de le rejoindre. C’est dans cette entreprise que Guy travaillera jusqu’à sa retraite le 1 mai 2006, après avoir participé encore sur de nombreux et beaux projets, très variés (Opéra Bastille, barrages au Maroc, écluses en France, Ponts de Rouen et du Havre).
De sa carrière, pas toujours facile mais intéressante, et à laquelle il s’est donné à fond, partant du dessin à la planche pour finir par des réalisations en 3 D, Guy garde un très bon souvenir.
Le sport dans tout cela ???
Enfant, Guy aimait déjà les compétitions d’athlétisme auquel il lui était assez facile d’assister, n’habitant qu’à quelques kilomètres du Stade de Colombes. Il avait également un certain intérêt pour le rugby et avait pu se rendre au Tournoi des 5 Nations. Enfin, en compagnie de son frère aîné passionné de football, il allait souvent voir aussi bien des rencontres « amateurs » que de grands matchs internationaux.
C’est ainsi qu’il eu l’occasion de rencontrer un jour un nommé Dominique Dropsy qui devait devenir le portier de l’Equipe de France pour de grands matchs et notamment en Argentine (Coupe du Monde 1978).
Premier contact avec les sportifs de haut niveau, il en aura bien d’autres plus tard (Biche, Langlois, Boyer…).

« Mais la marche ? » devez-vous vous dire, « Quand Guy a-t-il commencé à s’y intéresser ? »

A l’époque de son adolescence, il était déconseillé aux asthmatiques de faire de la marche. Mais un jour, vers 17 ans, en vacances à Xonrupt avec ses parents, il leur dit qu’il va se promener ; à son retour il leur déclare qu’il est allé jusqu’au col de la Schlucht, est revenu par Gérardmer et a donc marché…34 km. Pas mal pour un début… Une carte postale, envoyée du Col de la Schlucht avec le tampon « faisant foi » de son exploit, arrive le lendemain au camping ! Le virus était pris !

Guy participe alors à de nombreux brevets de marche FFA où il rencontre des amis avec lesquels il est toujours en contact. En 1983, ayant lu un article dans Le Parisien, au sujet des brevets de marche organisés à Versailles par l’U.A. Versailles, il vient y participer.
C’est lors d’un de ces brevets -où il est capitaine de route- qu’en 1986 il fait la connaissance d’un tout jeune et très bon marcheur, plein d’espoir, Sébastien Biche (aujourd’hui 2 fois Champion de France sur 50 km) à la carrière duquel il s’est toujours intéressé et avec qui il a gardé des liens très amicaux.

De simple participant aux brevets de l’U.A. Versailles, Guy devient bientôt « capitaine de route » ; il rejoint ensuite Sports et Loisirs de Versailles et participe à la recherche de nouveaux parcours avec les responsables du club puis seul ; à l’A.O. Buc, dont il devient membre, il crée de nouveaux parcours pour les brevets de 10, 20, 30, 40 et 50 km.
C’est de l’AO BUC qu’est issu Jean-Claude Courcy qui, après tous ses aigles d’or Audax, sous la houlette de Guy, a rejoint Colmar sur la promotion 2007.

Quand Guy arrête de tracer des plans industriels pour son entreprise, il continue à préparer les plans de marche pour les brevets. Après étude des cartes de l’IGN, il part en compagnie de Joséphine vérifier l’exactitude des distances qu’il a relevées. Avec Joséphine ??? oui, la roue de géomètre qu’il a lui-même fabriquée avec une roue de vélo et un compte tours ! (il aurait pu déposer le brevet de ce qui constitue aujourd’hui le compteur Jones) !
En plus des brevets, Guy participe à de très nombreuses épreuves de marche dont Paris-Mantes (54 km) : 20 fois en tant que concurrent et 7 fois comme ravitailleur. C’est en 1984 qu’il décide de s’attaquer aux épreuves de grand fond de 100 km auxquelles il participera régulièrement pendant une quinzaine d’années : il commence par Belvès (Périgord Noir), magnifique épreuve à laquelle il participera 9 fois.

En tout, il affichera une soixantaine de 100 km à son palmarès : 9 Millau (Aveyron), 8 Cléder (Finistère), 9 Chavagnes en Paillers (Vendée), 2 Montluçon (Allier), 1 Martigné Ferchaud (Ille et Vilaine), 5 Migennes (Yonne), etc… Il a aussi fait des 6 h (Maison-Alfort, Chateauroux, Varennes Vauzelle dans la Nièvre) et des 50 km (à Ploudalmézeau dans le Finistère et le 50 km des Dômes à Blanzac, dans le Puy de Dôme).
Et Paris-Colmar ? :
Dans les années 1976-1980, Guy assiste aux arrivées du Strasbourg-Paris à Nogent-sur- Marne ainsi qu’à celles des épreuves sélectives du Strasbourg-Paris à Conflans-Sainte- Honorine où il voit la victoire d’Alain Moulinet, dans un sprint final avec Roland Anxionnat qu’il devance de 30 m après 200 km d’épreuve !
Lors d’un sélectif à Conflans, il s’aperçoit sur le circuit que certains marcheurs n’ont pas d’accompagnateurs. Il décide de donner un coup de main à Jean-François Lacour, qu’il accompagne pendant une quarantaine de km et qui sera sélectionné.

C’est en 1998 qu’il deviendra accompagnateur de marcheurs et marcheuses sur des circuits sélectifs de Paris-Colmar : Jean-Pierre Grange, Elisabeth Thanron-Lescure, Michel Ponimballon, Bernard Thanron, René Vasseur, Jean-Claude Courcy et Pascal Dufrien. Il accompagnera aussi la plupart d’entre eux sur la grande épreuve mythique du Paris-Colmar même.
Ceux-ci qui ont eu le privilège d’avoir Guy dans leur équipe ne peuvent que se louer de ses qualités de planificateur et de régulateur d’allure. Bernard Thanron raconte très bien dans son livre ‘’Colmarche et rêve’’ les qualités d’analyse et de persuasion de Guy qui l’ont convaincu qu’il pouvait rallier Colmar, ce que Bernard a réalisé en 2003.

Et quoi d’autre en plus ?
Depuis les années 2000, Guy a fortement ralenti non son activité ! mais sa « participation avec dossard » a des grandes épreuves de marche.
Il s’est tout d’abord « reconverti » dans la recherche généalogique : celles de ses ancêtres (au décès de sa maman en 2000) et celles des ancêtres de Violaine. Il devient alors un véritable « rat de bibliothèques », allant passer des jours et des semaines dans les salles des Archives Départementales de Paris, de l’Aisne, de l’Eure, de la Marne, du Val d’Oise, des Hauts-de-Seine, etc. ainsi que dans les mairies de petits villages. Là, il ne marche plus du tout ! Puis il recherche des tombes dans les cimetières. Partout il photographie… En 2005, devenu membre de l’Association « Généalogie Aisne » récemment créée, il propose de les aider bénévolement dans la constitution de leur base de données et s’attaque à l’étude des Monuments aux Morts, cimetières militaires et cimetières communaux où reposent des militaires des guerres de 1870, 1914, 1939, AFN et Indochine. Au départ la recherche ne concernait que le Nord du département de l’Aisne, finalement elle s’étendra aussi sur le Sud ! Là, Guy remarche car il arpente villages et cimetières pendant encore des jours et des semaines. Photographiant de plus en plus, rentrant avec des récoltes de milliers de photos qu’il donne à injecter dans la base de données…
Lors des Verdun-Bar Le Duc ou bien lors de la voie sacrée, alors qu’il remonte l’épreuve en voiture pour photographier les marcheurs, il n’hésite pas à photographier les stèles qui bordent cette route mythique.

Son appareil photos ne le quitte plus ! Il prend bien sûr des photos de marcheurs sur les sélectifs de Paris-Colmar où il se trouve, pour son plaisir et sa photothèque personnelle. Jusqu’à l’épreuve du 28 h de Roubaix en 2007 où Thierry Martineau, Président de Marchons.com, une ½ d’heure avant le départ de l’épreuve, lui demande s’il peut assurer au pied levé le reportage photographique car le photographe qui devait le faire n’a pu se déplacer. C’était parti ! Guy avait trouvé un nouveau « hobby » : photographe ! Il ne savait pas où il mettait les pieds…(pour un ancien « fondeur » ce n’était pas prudent !).
On a tous en tête le souvenir de Guy sur le Colmar 2008 arpentant encore et encore, remontant inlassablement l’épreuve en voiture, s’arrêtant pour en saisir et immortaliser chaque instant.

A noter : toujours un chrono autour du cou !
Et le voilà reparti aux 4 coins de la France, par tous les temps, mais au milieu de gens (pour beaucoup des amis de longues dates) qui -comme il l’a toujours fait lui-même- aiment à se surpasser pour atteindre l’objectif qu’ils se sont donné ; il connaît le sport des personnes qu’il photographie pour l’avoir pratiqué longtemps lui-même et cela se ressent dans ses prises de vue. De nouveau, des récoltes de milliers de photos prises sur les sélectifs de Paris-Colmar, sur Paris-Colmar mais aussi sur toutes les épreuves du monde de la marche (Championnats, meetings divers, route, salle, etc…). Il alimente le site de Marchons.com selon les besoins et a maintenant la responsabilité du blog du site.

Grand fond, vitesse, route, stade, piste, Guy est connu et reconnu partout, par tous les marcheurs pour sa gentillesse, pour sa passion, pour son dévouement. Il était par exemple un des rares photographes lors des championnats de France en salle à Liévin. Par son action il démontre que la marche est un tout indivisible et qu’il n’y a ni frontière ni barrière entre vitesse et grand fond.
A titre personnel, j’ai fait personnellement sa connaissance au stage de grand fond en 2008. On a tout de suite sympathisé (avec quelqu’un comme Guy il ne peut pas en être autrement). Ensuite il m’a transféré son expérience de préparateur et de régulateur lorsqu’il s’est agi pour moi de travailler sur le Colmar de Jacqueline Guizonne ; entre autres en me donnant le tableau de marche de Jean Claude Courcy lors de sa promo 2007. Et puis Guy a toujours le cœur sur la main, toujours prêt à rendre service aux marcheurs (il m’a souvent ramené sur Paris, Laurent Bovin également).
Au dernier Château Thierry il m’a confié avoir pris près de 2500 photos ! Comptez bien, ça fait en moyenne une photo toutes les vingt secondes ! Photos qu’il trie ensuite patiemment et qu’il publie sur le blog de marchons.com !
Quand il n’y a pas de compétition le weekend end, Guy se rend sur les lieux d’entrainement de marcheurs. Il a ainsi surpris Sébastien Biche ou bien plus récemment Daniel Faubert dans le parc du Château de Versailles.

Guy sait également faire du ‘’public relation’’ (stand du marathon du médoc au salon du marathon de Paris le 3 avril 2009)
Quel sera le prochain défi ?
Non, pas de défi, ne change pas Guy, restes comme tu es, tu es parfait !
Joyeux anniversaire Guy !

Un grand MERCI
à Violaine son épouse, pour les précieux renseignements et photos,
à Yves Michel Kerlau pour la mise en forme de cette page anniversaire.