LE RESUME DE L’EPREUVE PAR JEAN CECILLON
Le début d’une nouvelle ère
Depuis 1998, la ville de NEUILLY-SUR-MARNE accueille le départ de la plus prestigieuse des marches de grand fond. Sans en être fier, je suis personnellement heureux de voir défiler mes amis marcheurs dans cet Hôtel de Ville où je me suis marié et où j’ai gardé de si bons souvenirs à l’époque où je portais les couleurs du club. NEUILLY-SUR-MARNE est aujourd’hui fidèlement associée au PARIS-COLMAR et l’action toujours aussi discrète de Michel MEHEUST, le premier Maire-adjoint n’est pas étrangère à cette communion. Cette année encore, les enfants des centres de loisirs, les enfants des associations sportives et les scolaires sont venus en nombre pour marcher autour de la Mairie. Des enfants de CHARLY-SUR-MARNE et de VILLIERS-SAINT-DENIS sont venus grossir les rangs des jeunes marcheurs et cet après-midi sportivo-récréatif fût pour eux une réelle bouffée d’oxygène. 18h00 : L’animateur commence sa présentation et les concurrents des trois catégories se succèdent sur le podium avant de rejoindre la ligne de départ. Des membres de l’équipe de France vêtus de leur maillot tricolore se mêlent au peloton et sans chercher la performance, ils côtoient pour quelques hectomètres ou quelques kilomètres les marcheurs de longues distances. 20h15 : En raison de travaux, l’itinéraire dans la traversée de GUERMANTES est modifié et le peloton emprunte une route parallèle au milieu des pavillons. Ce changement permet aux riverains de découvrir nos athlètes et les applaudissements des riverains sont sincères et nourris. Sans forcer outre mesure, Sébastien BICHE le champion de France du 50 kilomètres marche arrive largement détaché à VILLENEUVE-LE-COMTE, terme du prologue et premier poste contrôle signature. Le prologue de la catégorie promotion est remporté par Franck GUILLEMANT. Le Roubaisien endosse son premier maillot jaune « SPORTS AKILEINE », il vient de régler au sprint un Cédric DOUBLET qui semble très affûté.
Classement des élites à VILLENEUVE LE COMTE – 28,1 km :
DVORETSKI 22h00
GIROD 22h01
COSTILS 22h02
RODIONOV 22h03
BUNEL 22h03
OSIPOV 22h04
LUKASHEVICH 22h04
VARAIN 22h06
BRUNET 22h13
NAUMOWICZ 22h14
DUFRIEN 22h15
BERT 22h16
FRECHENGUES 22h23
MARSHALL 22h24
DIEN 22h30
ALBRECHT 22h30
Classement des féminines à VILLENEUVE LE COMTE – 28,1 km :
VARIN 22h05
ANXIONNAT 22h16
FORGET 22h24
ALVERNHE 22h28
GUIZONNE 22h29
Classement promotion à VILLENEUVE LE COMTE – 28,1 km :
GUILLEMANT 21h48
DOUBLET 21h48
CHAMMARTIN 21h53
RUELLE 21h57
THIBAUX 21h58
CHATILLON 22h01
CYS 22h05
SCHAERLAECKENS 22h06
GENIN 22h06
THEVENIN 22h14
BOVIN 22h14
ASSELOS 22h14
Les marcheurs de la promotion et ceux invités par étapes se sont arrêtés. Il ne reste plus maintenant que 21 concurrents dans la descente de TIGEAUX. Les 5 féminines vont accompagner les élites jusqu’à VITRY LE FRANCOIS, et les écarts vont se creuser rapidement entre la tête de la compétition et l’arrière puisque les femmes n’ont pas d’horaire de fermeture imposé avant le PCS de CHALONS EN CHAMPAGNE. Un doute a subsisté jusqu’aux derniers instants quant à une éventuelle et très importante déviation en raison de travaux à la sortie de VILLENEUVE LE COMTE. Heureusement, les travaux n’ont pas commencé et le tronçon jusqu’à LA FERTE est maintenu sur le parcours habituel. Ces 32 kilomètres sont cruciaux dans PARIS-COLMAR car c’est durant ce passage que les marcheurs entrent véritablement dans la compétition. Ils sont seuls devant leur véhicule suiveur ; nombre d’entre eux ont choisi la musique pour seul accompagnement et la nuit nous offre une magnifique pleine lune qui se lève au passage entre SERBONNE et CRECY LA CHAPELLE. Sergueï DVORETSKI assume son rôle de favori et reste l’unique marcheur à plus de 9 km/h de moyenne. La route est encore longue mais il creuse un écart substantiel sur ses adversaires et psychologiquement, cette stratégie me fait penser à celle adoptée par Alexeï RODIONOV en l’an 2000. Partir sans jamais se retourner et assommer ses rivaux au fil des kilomètres. COSTILS trace maintenant la route de GIROD, Alexeï les tient en point de mire et le jeune Nicolaï LUKASHEVICH préfère jeter l’éponge au 50ème kilomètre afin de ne pas retarder son ami OSIPOV. C’était convenu et il a honoré son invitation, mais on ne peut pas résister longtemps sur un COLMAR à un tel rythme si l’on est à court d’entraînement et de préparation. Au 60ème km, les positions paraissent conformes à mes prévisions, même si je suis surpris du départ assez lent de Dominique NAUMOWICZ, et de la dernière place occupée par Daniel DIEN. Dans la catégorie féminine, la compétition prend forme et Dominique ALVERNHE retrouve son allure et son style. Elle est la plus rapide sur ces 32 kilomètres et reprend une place en dépassant Catherine FORGET ; elle grappille même 9 minutes à Sylviane VARIN confortablement installée en tête. Daniel DIEN compte maintenant 6 minutes de retard sur Jacky ALBRECHT et se situe déjà 16 minutes derrière Jacqueline GUIZONNE. Les bénévoles de LA FERTE sont toujours aussi accueillants et les boissons et sandwiches offerts aux spectateurs sont toujours appréciés et engloutis avec autant de gourmandise. Comme chaque année, cet arrêt pour les organisateurs et les suiveurs est salutaire et c’est déjà l’occasion de tirer les premiers enseignements d’une compétition qui n’en est qu’à ses balbutiements.
Classement des élites à LA FERTE SOUS JOUARRE – 59,6 km :
DVORETSKI 01h31
COSTILS 01h38
GIROD 01h38
RODIONOV 01h39
OSIPOV 01h43
BUNEL 01h49
VARAIN 01h59
DUFRIEN 02h05
NAUMOWICZ 02h06
BRUNET 02h16
BERT 02h18
FRECHENGUES 02h31
MARSHALL 02h31
ALBRECHT 02h49
DIEN 02h55
Classement des féminines à LA FERTE SOUS JOUARRE – 59,6 km :
VARIN 02h17
ANXIONNAT 02h30
ALVERNHE 02h31
FORGET 02h32
GUIZONNE 02h39
Une fois LA FERTE passée, la solitude pèse assez vite sur les concurrents. C’est le moment critique d’une première nuit toujours délicate à négocier. Ce sont les premiers arrêts soins pour les pieds, c’est bien évidemment l’heure des premiers coups de barre et le temps semble se figer sur les routes toboggans qui nous mènent à travers LUZANCY, MERY et CROUTTES SUR MARNE. Les féminines se regroupent sous l’impulsion de Jacqueline GUIZONNE très régulière ; elle est la plus rapide à cet instant. Elle se rapproche à 4 minutes de Claudine ANXIONNAT qui accuse un départ peut être trop rapide comme à son habitude. Dominique ALVERNHE de son côté profite du profil accidenté pour revenir au contact de Sylviane VARIN. Loin devant, Sergueï DVORETSKI et Urbain GIROD marchent à 10 km/h tout rond. En 16 kilomètres, ce n’est pas suffisant pour assurer une avance considérable, mais à CHARLY SUR MARNE, Pascal BUNEL en 6ème position est déjà à une demi-heure, Dominique BERT le 11ème est à 1 heure et Daniel DIEN qui stabilise l’écart avec ses prédécesseurs est à 1h44.
Classement des élites à CHARLY-SUR-MARNE – 76,1 km :
DVORETSKI 03h10
GIROD 03h17
RODIONOV 03h20
COSTILS 03h21
OSIPOV 03h26
BUNEL 03h38
VARAIN 03h44
NAUMOWICZ 03h49
DUFRIEN 03h50
BRUNET 04h03
BERT 04h11
FRECHENGUES 04h23
MARSHALL 04h33
ALBRECHT 04h47
DIEN 04h54
Classement des féminines à CHARLY-SUR-MARNE – 76,1 km :
VARIN 04h19
ALVERNHE 04h23
FORGET 04h26
ANXIONNAT 04h28
GUIZONNE 04h32
Sylviane doit être renseignée sur son avance par rapport à Dominique ALVERNHE. Elle réagit aussitôt et réussit à reprendre quelques distances. Dominique ne perd que 3 minutes et derrière, les 3 autres prétendantes au podium ne sont séparées que par 3 minutes au 91ème kilomètre. Jacqueline GUIZONNE continue sa remontée tandis que Claudine et Catherine marquent le pas. En élites, à près de 9 km/h, Sergueï ne prend que 3 petites minutes au suisse GIROD qui effectue un très beau début d’épreuve. Alexeï perd une minute supplémentaire par rapport au leader, et derrière les suivants ont trouvé leur rythme pour attendre le lever du jour dans les meilleures conditions. Dominique NAUMOWICZ et Pascal DUFRIEN sortent du lot en se rapprochant sensiblement, comme Daniel DIEN qui ferme toujours la marche mais à seulement 2 minutes de Jacky ALBRECHT.
Classement des élites à CHATEAU-THIERRY – 91,2 km :
DVORETSKI 04h51
GIROD 05h01
RODIONOV 05h05
COSTILS 05h10
OSIPOV 05h18
BUNEL 05h36
VARAIN 05h37
DUFRIEN 05h37
NAUMOWICZ 05h38
BRUNET 06h02
BERT 06h03
FRECHENGUES 06h19
MARSHALL 06h42
ALBRECHT 06h55
DIEN 06h57
Classement des féminines à CHATEAU-THIERRY – 91,2 km :
VARIN 06h14
ALVERNHE 06h21
ANXIONNAT 06h31
FORGET 06h32
GUIZONNE 06h34
Comme chaque année, je remonte tous les concurrents un à un afin de faire un point complet après les 100 premiers kilomètres. Ce n’est plus Daniel DIEN en dernière position mais l’anglais Kévin MARSHALL. Kévin s’est arrêté longuement pour des soins et une grande toilette. Les minutes laissées ont été trop nombreuses et Daniel compte déjà un kilomètre d’avance sur lui. Puis, je remonte successivement Jacky ALBRECHT, Cathy FORGET qui commence à pencher et à souffrir, Jacqueline et Claudine, Dominique ALVERNHE juste derrière Bernard FRECHENGUES, Sylviane, Roger BRUNET, Dominique BERT, Cédric VARAIN, les deux Pascal DUFRIEN et BUNEL, Dominique NAUMOWICZ qui pointe maintenant en 6ème position, puis COSTILS, OSIPOV et enfin le podium provisoire, RODIONOV, GIROD et DVORETSKI. Si l’anglais, à l’arrière, marche à 6,5 km/ de moyenne, devant le rythme n’a guère baissé et il oscille entre 8,6 et 8,8. La répétition des montées et descentes commence à faire mal aux jambes, les arrêts toilettes, soins et changements de vêtements occasionnent de nombreux dépassements aussitôt modifiés. La journée de jeudi ne fait que commencer et les bouleversements sont loin d’être terminés. Les podologues font eux aussi un premier gros état des lieux depuis l’arrière et ils sont étonnés de voir des pieds en bon état après déjà quinze heures de compétition. Je m’arrête à TRELOU pour voir le classement et dire un petit bonjour. Je croise Alain CARCAILLON qui sort de la boulangerie et sans réfléchir je lui fais croire d’un ton très sérieux que Daniel n’était pas bien et qu’il vient d’arrêter. C’est trop tard, les mots sont lâchés et je vois la mine d’Alain se décomposer, en croyant à mon affirmation. En réalisant l’erreur involontaire que je venais de faire je le rassure et lui dis qu’au contraire Daniel a repris du poil de la bête (c’est normal pour le seul barbu du peloton). A cet instant, j’ai réalisé que les accompagnateurs sont eux aussi sur l’épreuve pour leur marcheur et qu’il y a des choses à ne pas dire, c’est promis, je retiendrai la leçon.
Classement des élites à TRELOU-SUR-MARNE – 112,9 km :
DVORETSKI 07h23
GIROD 07h29
RODIONOV 07h38
OSIPOV 07h50
COSTILS 07h52
NAUMOWICZ 08h12
BUNEL 08h23
DUFRIEN 08h29
VARAIN 08h31
BERT 08h56
BRUNET 09h00
FRECHENGUES 09h10
ALBRECHT 09h50
DIEN 10h00
MARSHALL 10h07
Classement des féminines à TRELOU-SUR-MARNE – 112,9 km :
VARIN 09h04
ALVERNHE 09h15
ANXIONNAT 09h37
GUIZONNE 09h43
FORGET 09h55
Nous sommes au quart de la compétition et en regardant les temps de passage à TRELOU, je pense que la sélection a été très bonne et sauf problèmes physique ou matériel, les participants devraient aller très loin et la quasi-totalité devraient franchir la ligne d’arrivée samedi. Les moyennes horaires correspondent à celles réalisées lors des épreuves sélectives hormis Daniel DIEN qui n’est pas à son rythme habituel. Je suis agréablement surpris par la marche d’OSIPOV qui découvre cette compétition, par la détermination de GIROD et de COSTILS, et par la bonne position de DUFRIEN. Pascal a difficilement digéré sa longue maladie d’après Guadeloupe et il est à cours de kilométrage. Il joue cependant sa carte à fond et je suis heureux de le voir très appliqué après 120 bornes. Les marcheurs composant la relève, BUNEL, VARAIN et BERT, ALBRECHT sont largement dans leurs tableaux respectifs et BRUNET, FRECHENGUES jouent la prudence. Seul Kévin MARSHALL accuse un coup de fatigue à ce moment de l’épreuve, mais à 7,5 km/h de moyenne générale après 113 km et avec plus d’une heure d’avance sur l’horaire de fermeture, il peut voir venir et je connais sa régularité pour qu’il puisse aller loin. Pourquoi n’a-t-il pas pris le départ avec la catégorie promotion comme nous lui suggérions, je n’ai pas la réponse, toujours est-il qu’il honore de la plus belle des manières son invitation et son choix est très respectable. Dans la catégorie féminine, elles ont maintenant largement dépassé la mi-course de leur première étape. Sauf pépin, elles sont largement dans les temps pour atteindre CHÂLONS EN CHAMPAGNE avant 22h00 et elles devraient toutes les cinq rallier VITRY LE FRANCOIS. Sylviane VARIN, à plus de 8 km/h de moyenne générale ne possède que 11 minutes d’avance sur Dominique ALVERNHE dont le départ prudent lui a été bénéfique ; Claudine ANXIONNAT compte seulement 6 minutes d’avance sur Jacqueline GUIZONNE et Catherine FORGET commence à ressentir les séquelles d’une blessure incomplètement guérie. Les 18 kilomètres entre TRELOU et REUIL n’apportent guère de changement au classement. Sergueï a repris 3 minutes à Urbain, et Alexeï qui coince un peu se trouve maintenant à la portée de Dimitri OSIPOV. Derrière, Daniel DIEN et Kévin MARSHALL font un bon secteur mais pointent désormais à plus de 3h00 de la tête. Les femmes marchent bien elles aussi et Dominique ALVERNHE se rapproche à 8 minutes de Sylviane ; Jacqueline connait un passage à vide et Catherine la suit à deux petites minutes seulement.
Classement des élites à REUIL– 131,2 km :
DVORETSKI 09h06
GIROD 09h15
RODIONOV 09h28
OSIPOV 09h35
COSTILS 09h49
NAUMOWICZ 10h21
DUFRIEN 10h28
BUNEL 10h29
VARAIN 10h47
BERT 10h58
FRECHENGUES 11h06
BRUNET 11h35
ALBRECHT 11h58
DIEN 12h13
MARSHALL 12h19
Classement des féminines à REUIL – 131,2 km :
VARIN 11h12
ALVERNHE 11h20
ANXIONNAT 11h50
GUIZONNE 12h12
FORGET 12h14
Il n’y a pas de maillot à pois rouge sur PARIS-COLMAR, mais tous les connaisseurs et les spectateurs occasionnels s’arrêtent dans la côte de VENTEUIL pour apprécier l’effort à sa juste valeur et apporter un soutien indéniable par leurs applaudissements. Ces quelques kilomètres de montée assez pentue font souffrir les organismes déjà éprouvés par 130 kilomètres consécutifs. Les souffles, le balancier des bras, la différence de foulées, l’expérience et l’entraînement sont autant de facteurs qui influent sur les comportements et les allures. Mais VENTEUIL n’est qu’un village traversé car il faut ensuite redescendre sur CUMIERES, les genoux et les cuisses commencent à être très douloureux. Une déviation a été mise en place pour tous les véhicules suiveurs dans la traversée d’EPERNAY mais les concurrents empruntent l’itinéraire habituel pour rejoindre le contrôle. En féminines, la marcheuse de VERNON profite de ce parcours accidenté pour distancer Claudine et surtout Dominique ALVERNHE. La Montpelliéraine pointe à près d’une heure et Jacqueline et Catherine ont-elles aussi perdu 15 minutes chacune. De son côté, le russe DVORETSKI a plus de mal à creuser l’écart sur ses poursuivants. En 12,6 kilomètres, il ne grappille que 6 minutes au suisse et 7 sur RODIONOV. Dimitri OSIPOV ne fait pas de bruit, mais c’est lui qui fait la bonne opération en se rapprochant d’Alexeï. Deux minutes seulement les séparent au PCS d’EPERNAY. La cité où réside Jean-Claude GOUVENAUX n’apporte aucune autre surprise. Daniel DIEN s’est ressaisi et il ne compte plus que deux minutes de retard sur Kévin MARSHALL. Tous deux ont dépassé Catherine FORGET, et c’est maintenant la lyonnaise qui ferme la marche.
Classement des élites à EPERNAY – 143,8 km :
DVORETSKI 10h48
GIROD 11h03
RODIONOV 11h17
OSIPOV 11h19
COSTILS 11h44
DUFRIEN 12h23
NAUMOWICZ 12h25
BUNEL 12h33
VARAIN 13h04
FRECHENGUES 13h08
BERT 13h13
BRUNET 13h43
ALBRECHT 14h02
MARSHALL 14h21
DIEN 14h23
Classement des féminines à EPERNAY – 143,8 km :
VARIN 13h14
ALVERNHE 13h32
ANXIONNAT 14h07
GUIZONNE 14h30
FORGET 14h46
En ce milieu du jeudi, pour chaque marcheur il ne faut pas réfléchir et il faut marcher, marcher encore, marcher toujours en attendant la fraîcheur du soir. La plupart connaissent la musique et même les paroles, mais celles et ceux qui découvrent cet interminable passage entre EPERNAY et CHÂLONS vont s’en souvenir. Lignes droites, chaleur, grands champs à perte de vue ne sont que quelques paramètres de ces 36 kilomètres. En habituée après son « grand » COLMAR l’an passé avec les élites, Sylviane s’en sort à merveille. Elle augmente son écart avec toutes ses rivales, 6 et 7 minutes par rapport à Claudine et Dominique, mais déjà 19 minutes sur Jacqueline et 32 minutes par rapport à Catherine. Sa bonne connaissance du parcours devrait lui permettre de se détacher progressivement pour être à l’abri de ses rivales dès son arrivée à VITRY. En élites, DVORETSKI est le seul à parcourir les 162 kilomètres à plus de 9 km/h. Encore le plus rapide sur ce tronçon, son allure ne lui permet pas d’assurer une marge suffisante sur ses poursuivants. GIROD a perdu 10 minutes, mais son compatriote OSIPOV a dépassé RODIONOV et n’est qu’à une demi-heure. Dominique BERT marche à 6 à l’heure et, en queue de peloton, Kévin MARSHALL ne compte plus que 45 minutes d’avance par rapport à l’horaire de fermeture du PCS. Il doit maintenant être très vigilent pour limiter les pertes de temps inutiles.
Classement des élites à CONDE-SUR-MARNE – 161,8 km :
DVORETSKI 12h55
GIROD 13h20
OSIPOV 13h27
RODIONOV 13h29
COSTILS 14h07
DUFRIEN 14h44
BUNEL 14h56
NAUMOWICZ 14h59
FRECHENGUES 15h21
VARAIN 15h39
BERT 16h10
BRUNET 16h20
ALBRECHT 16h33
DIEN 16h57
MARSHALL 17h15
Classement des féminines à CONDE-SUR-MARNE – 161,8 km :
VARIN 15h52
ALVERNHE 16h17
ANXIONNAT 16h51
GUIZONNE 17h27
FORGET 17h56
PARIS-COLMAR nous procure des renversements de situations incroyables. Alors que l’on imaginait la championne de France de marche de grand fond partie pour assommer ses adversaires, Sylviane coince avant l’entrée dans CHÂLONS EN CHAMPAGNE. Dominique ALVERNHE qui ne lâche rien en profite pour lui reprendre une minute. Une seule minute, ce n’est rien, mais pour le moral, cette minute peut compter. Claudine pour sa part est encore plus rapide et réduit l’écart de 10 minutes. Jacqueline GUIZONNE découvre le terrain et pourtant elle traverse cette plaine en réalisant le meilleur chrono. Elle revient à moins d’une demi-heure de Claudine et distance définitivement Catherine FORGET qui vit un véritable calvaire à l’arrière de l’épreuve. Catherine parvient à franchir le poste de contrôle avec 20 minutes d’avance sur l’horaire limite, mais dans une concertation raisonnable avec ses accompagnateurs, l’amie de Corinne DOLS « rend les armes » au 180ème kilomètre. Un courrier quelques jours plus tard m’informe qu’elle n’avait pas voulu refuser son invitation, mais elle n’avait pas récupéré d’une ancienne blessure. Catherine n’est pas du genre à baisser les bras et je souhaite qu’elle se soigne au plus vite pour revenir avec Corinne et pourquoi pas si le club de FEYZIN le permet, repartir toutes les deux en 2009. Les quatre marcheuses encore en lice ont parcouru les 180 kilomètres en 25h00, elles sont largement en avance par rapport à la distance sélective des 160 km en moins de 24h00.
Dans la catégorie élites, DVORETSKI retrouve un excellent tableau de marche et pointe à CHÂLONS avec une seule petite minute de retard sur l’horaire prévisionnel. Une fois encore il a été le plus rapide durant les 18 kilomètres depuis CONDE, mais il n’a pris que 2, 4 ou 6 minutes à ses trois poursuivants. Les quatre hommes de tête ne sont espacés que de 40 minutes au 180ème km et je sais que cet écart est insuffisant pour se sentir à l’abri d’une défaillance. D’autant que GIROD, OSIPOV et RODIONOV sont groupés en 11 minutes et vont donc se voir dans les grandes lignes droites à venir. Les deux premiers français COSTILS et NAUMOWICZ perdent régulièrement environ 1 mn au kilomètre et pointent respectivement à 1h31 et 2h23 du maillot jaune. Le trou est fait et il sera difficile de le combler avant SAINT-DIZIER, l’un et l’autre doivent penser que le podium est en train de leur échapper. DUFRIEN, BUNEL et BRUNET traversent un passage délicat, alors que Bernard FRECHENGUES continue sa remontée au classement. BERT est le 11ème et dernier marcheur à 180 kilomètres en moins de 24 heures. DIEN et MARSHALL ont stabilisé leur moyenne à un petit 7 à l’heure et l’anglais maintient sa marge de 40 minutes au PCS.
CHÂLONS EN CHAMPAGNE est bien plus qu’un simple poste de contrôle. Comme en 2005 et 2006, la Place du grand Jard est envahie dès le matin par les camping-cars suiveurs de la catégorie promotion. Les 11 concurrents invités vont prendre le départ à 17h00 pour se diriger sans interruption jusqu’à MIRECOURT. Il y a beaucoup de décontraction sous les arbres et les commentaires vont bon train sur les résultats du prologue effectué la veille jusqu’à VILLENEUVE LE COMTE.
Certains marcheurs retrouvent le reste de leurs équipiers car plusieurs d’entre eux n’étaient pas au départ de NEUILLY et rejoignent l’équipe au départ de CHÂLONS. Les derniers adhésifs sont posés sur les véhicules et cette grande allée en terre grouillant de personnes en survêtement, de superbes camping-cars flambants neufs, et de sonorisations en pleins réglages me fait penser à la place des bords de Marne. Dès 15h00, les abords du contrôle voient l’effectif des spectateurs augmenter au passage de chaque marcheur élite. Successivement Sergueï, Urbain, Dimitri et Alexeï sont ovationnés lors de leur passage. Ce coup de fouet salvateur est très éphémère pour ces marcheurs qui ont déjà 180kilomètres dans les jambes, mais les applaudissements et les encouragements sont toujours les bienvenus. Pour ma part et avec un grand plaisir, je fais le tour des popotes pour essayer de voir les marcheurs de la promo. En ce début d’après-midi, la sieste est quasiment la seule préoccupation de ces athlètes et chacun m’ouvre volontiers la porte pour discuter un instant. Ces banalités concernant le prologue, l’état des pieds, le déroulement de leur dernière nuit avant leur premier grand départ … Tous ces mots ont pour moi une grande importance car ils sont faits dans la plus grande intimité.
Je dirige les podologues vers les véhicules de concurrents qui n’osent pas demander des conseils ou tout simplement montrer leurs pieds pour une ultime préparation avant de prendre la route. La plupart de ces jeunes marcheurs ont vu Alexandra et Alain lors du stage, mais est-ce par pudeur, par timidité ou peut-être par simple ignorance, ils n’osent pas les déranger. Le temps passe très vite et ma montre me rappelle que le départ est imminent. Franck arbore avec fierté son maillot « SPORT AKILEINE » de leader, d’autres osent se présenter avec de magnifiques chaussures neuves, mais tous ont un regard à la fois pétillant de bonheur et inquiet quant aux heures à venir.
Classement des élites à CHALONS EN CHAMPAGNE – 179,8 km :
DVORETSKI 15h06
GIROD 15h35
OSIPOV 15h40
RODIONOV 15h46
COSTILS 16h37
NAUMOWICZ 17h29
DUFRIEN 17h39
FRECHENGUES 17h46
BUNEL 18h04
VARAIN 18h29
BERT 18h59
ALBRECHT 19h09
BRUNET 19h27
DIEN 19h33
MARSHALL 19h50
Classement des féminines à CHALONS EN CHAMPAGNE – 179,8 km :
VARIN 18h49
ALVERNHE 19h13
ANXIONNAT 19h38
GUIZONNE 20h06
FORGET 21h40
15 petits kilomètres sont à parcourir pour rejoindre le contrôle de POGNY. Ils sont littéralement avalés par les promotions à plus de 9,15 de moyenne pour le meilleur alors que les féminines sont toutes à 5 et demi de moyenne. Entre les deux, les élites font de leur mieux pour rester dans un bon rythme. Le surprenant OSIPOV affiche une forme éclatante et à ma plus grande surprise, il a dépassé le suisse GIROD et a repris 5 minutes au leader de l’épreuve. 5 marcheurs seulement ont parcouru 195 kilomètres lors des 24 premières heures et ce chiffre correspond à ce que nous avions constaté durant les sélectives. Certains marcheurs ne sont pas à leur place. Ils ont sous-estimé leurs capacités et ils risquent de le regretter dans une centaine de kilomètres. Daniel DIEN est le grand bénéficiaire de cette portion à l’arrière du peloton, il a doublé Roger BRUNET qui n’est pas au mieux et a distancé sérieusement l’anglais MARSHALL qui flirte maintenant à 24 minutes de l’horaire limite. Les féminines accusent la fatigue à l’approche du 200ème kilomètre et au-delà des 24 heures de compétition. Elles marchent toutes les quatre à moins de 6 à l’heure et la tombée de la deuxième nuit ne devrait pas les arranger. Il va falloir gérer le temps pour effectuer les 20 derniers kilomètres avant l’arrivée au repos de VITRY. La catégorie promotion est passée depuis belle lurette. L’ordre de passage est conforme à la logique, Franck GUILLEMANT ouvre la route, mais il ne compte qu’une minute d’avance sur un trio composé de Charles CHAMMARTIN, David RUELLE et Philippe THIBAUX. Un autre trio, Pascal THEVENIN, Laurent BOVIN et Patrick ASSELOS ferme le peloton à plus d’un quart d’heure.
Classement des élites à POGNY – 194,6 km :
DVORETSKI 16h53
OSIPOV 17h22
GIROD 17h33
RODIONOV 17h47
COSTILS 18h47
NAUMOWICZ 19h51
DUFRIEN 20h06
FRECHENGUES 20h14
VARAIN 20h49
BUNEL 20h49
BERT 21h09
ALBRECHT 21h30
DIEN 21h44
BRUNET 21h49
MARSHALL 22h26
Classement des féminines à POGNY – 194,6 km :
VARIN 21h27
ALVERNHE 21h49
ANXIONNAT 22h09
GUIZONNE 22h47
Classement de la promotion à POGNY – 42,9 km :
GUILLEMANT 17h37
CHAMMARTIN 17h38
RUELLE 17h38
THIBAUX 17h38
DOUBLET 17h40
SCHAERLAECKENS 17h43
GENIN 17h44
CHATILLON 17h46
CYS 17h46
THEVENIN 17h53
BOVIN 17h54
ASSELOS 17h54
Quel plaisir pour les marcheurs de la promotion qui découvrent les petits villages entre POGNY et VITRY. A l’heure du dîner, les gens sont dehors et les brochettes au barbecue sont inscrites au menu de nombreux spectateurs. Les enfants sont aux anges et encouragent de leur mieux le défilé des marcheurs. En 20 kilomètres, l’ordre du classement a changé et c’est le guadeloupéen Charles CHAMMARTIN qui mène l’épreuve. A VITRY, il compte 1 minute d’avance sur David RUELLE, 3 sur Franck GUILLEMANT et 5 sur Philippe THIBAUX. Plus loin, Cédric DOUBLET a formé un trio avec Jérémy CYS et le belge Ludo SCHAERLAECKENS. Laurent BOVIN et Patrick ASSELOS sont toujours positionnés à l’arrière de la catégorie.
Rares sont les élites qui ont profité des applaudissements des spectateurs au bord de la route car seuls les cinq premiers franchissent le contrôle de VITRY de jour. OSIPOV est toujours le plus rapide et grappille encore 7 minutes à son compatriote DVORETSKI ; RODIONOV pour sa part reprend 7 minutes au suisse GIROD. Ces quatre là se tiennent en une heure et la route vers SAINT-DIZIER risque de sceller le podium si l’un d’eux vient à craquer. COSTILS qui marche pourtant à bonne allure compte 1h15 de retard sur Urbain, NAUMOWICZ est une heure derrière Alain. FRECHENGUES a gagné une place en dépassant son copain de club DUFRIEN. Le calvaire de Pascal BUNEL continue et il perd deux places et plus d’une heure sur ses rivaux directs. Kévin MARSHALL doit absolument tout tenter pour tenir encore deux contrôles jusqu’au repos. A VITRY il n’a plus que 12 minutes de marge et le moindre arrêt pieds ou toilette pourrait lui être fatal. Les féminines n’étaient pas concernées par l’horaire limite car elles avaient toutes une grande marge pour rallier leur repos dans le délai. La grande difficulté était de marcher sans se blesser, sans s’endormir, et en restant concentrées. A ce jeu, c’est Claudine ANXIONNAT qui a été la plus forte. En reprenant plus d’une minute au kilomètre à Sylviane, la vosgienne arrive à VITRY avec seulement 17 minutes de retard. Claudine a dépassé Dominique ALVERNHE toujours en délicatesse à ce moment de la compétition, et Jacqueline GUIZONNE arrive à VITRY à 2h17, fatiguée mais dans un état de fraîcheur assez surprenant. Les quatre marcheuses ne sont séparées que par 1h19 après 215 kilomètres et bien malin serait celui qui donnerait un pronostic du classement définitif à ce moment de l’épreuve. Il reste deux étapes décisives pour ces féminines et chacune peut s’écrouler ou se reprendre. L’épreuve est loin d’être terminée mais je déplore à nouveau qu’elles ne soient pas plus nombreuses.
Classement des élites à VITRY LE FRANCOIS – 215,1 km :
DVORETSKI 19h20
OSIPOV 19h42
GIROD 20h13
RODIONOV 20h20
COSTILS 21h35
NAUMOWICZ 22h35
FRECHENGUES 22h55
DUFRIEN 23h02
VARAIN 23h39
BERT 00h17
ALBRECHT 00h25
BUNEL 00h42
DIEN 00h51
BRUNET 01h05
MARSHALL 01h48
Classement des féminines à VITRY LE FRANCOIS – 215,1 km :
VARIN 00h58
ANXIONNAT 01h15
ALVERNHE 01h39
GUIZONNE 02h17
Classement de la promotion à VITRY LE FRANCOIS – 63,4 km :
CHAMMARTIN 19h46
RUELLE 19h47
GUILLEMANT 19h49
THIBAUX 19h51
DOUBLET 19h59
CYS 19h59
SCHAERLAECKENS 19h59
CHATILLON 20h05
GENIN 20h13
THEVENIN 20h20
BOVIN 20h28
ASSELOS 20h29
En 2008 comme les années précédentes, VITRY-LE-FRANCOIS, sa municipalité, ses commerçants, ses associations et divers clubs sportifs avaient depuis longtemps préparé le passage de PARIS-COLMAR et de surcroit l’arrivée de nos féminines. Mais l’actualité se vit au quotidien et les évènements de la vie peuvent bousculer à tout moment les plans les mieux étudiés.
Depuis quelques jours, cette ville de la Marne est citée à chaque journal télévisé et dans la presse nationale dans la rubrique faits divers. Plusieurs véhicules ont été incendiés et les forces de l’ordre sillonnent les rues afin d’éviter tout débordement.
A 18h00, une heure seulement avant le passage du premier concurrent, le directeur de l’épreuve est convoqué par le Préfet pour une réunion de crise.
Doit-on laisser la compétition se dérouler normalement ?
Doit-on maintenir le passage de PARIS-COLMAR ?
Doit-on maintenir les animations ?
Peut-on prendre le risque de mettre en danger les concurrents et leurs accompagnateurs ?
Les réponses et les suggestions existent, mais le temps presse et la décision doit être prise dans les meilleurs délais afin que chacun puisse être prévenu à temps.
L’épreuve féminine arrivera normalement, les animations seront réduites et la vigilance sera de mise quant à tout mouvement anormal ; enfin les épreuves catégorie élites et promotion seront neutralisées dès le franchissement du poste de contrôle. La feuille de route sera prise par un officiel. Les marcheurs et leurs suiveurs seront dirigés vers NORROIS où les concurrents reprendront la route en direction de LARZICOURT par un itinéraire bis.
Le tronçon entre VITRY et LARZICOURT ne mesurant plus que 7,7 km n’apporte guère de changement dans les écarts. Cependant, la durée de neutralisation variant d’un concurrent à l’autre, les heures de passage jusqu’à l’arrivée ne correspondront plus forcément aux classements cumulés pour ces deux catégories.
Classement des élites à LARZICOURT – 222,8 km :
DVORETSKI 20h39
OSIPOV 21h02
GIROD 21h32
RODIONOV 21h42
COSTILS 23h16
NAUMOWICZ 00h00
DUFRIEN 00h42
FRECHENGUES 00h54
VARAIN 01h16
BERT 01h54
ALBRECHT 01h57
BUNEL 02h16
DIEN 02h19
BRUNET 02h40
MARSHALL 03h13
Classement de la promotion à LARZICOURT – 71,1 km :
RUELLE 20h56
GUILLEMANT 20h58
THIBAUX 20h58
DOUBLET 21h10
CHAMMARTIN 21h10
SCHAERLAECKENS 21h18
CHATILLON 21h20
CYS 21h21
GENIN 21h33
THEVENIN 21h43
ASSELOS 22h03
BOVIN 22h26
Bien que critiquée (car c’est toujours perturbant de s’arrêter, de monter dans le véhicule, de repartir, …) la neutralisation a sauvé d’une mise hors délai l’anglais Kévin MARSHALL et peut-être le suisse Roger BRUNET. L’un et l’autre rejoignent le chef lieu de la Haute-Marne avant 7h00 et quinze marcheurs élites pourront repartir du repos. C’est à cet endroit stratégique que je me positionne durant cette deuxième nuit. J’aime les voir arriver, les accompagner durant quelques mètres pour les placer dans le boxe improvisé par les services municipaux, et enfin être avec eux les quelques minutes qui précèdent leur redémarrage. Le poste contrôle est tenu depuis des années par Maurice CHAMPMARTIN, l’ex marcheur bragard puis barisien. Maurice assume son rôle avec le plus grand des sérieux et il tient en mains « le chronomètre » seul juge des deux heures d’arrêt. Durant cette longue nuit nous évoquons des tas de souvenirs communs, du temps où nous marchions ensembles, lui pour ces dernières années, et moi pour mes débuts. Nous sommes régulièrement interrompus par le passage des marcheurs et c’est sans surprise que nous voyons arriver Sergueï DVORETSKI à 23h25. Avec la neutralisation, il compte 50 minutes d’avance sur l’horaire estimé. Une minute après, nous saluons le passage de Franck GUILLEMANT, en tête de la catégorie promotion. Yakoo et Philippe THIBAUX le suivent à une minute et l’écart s’est creusé avec Nicolas CHATILLON et Ludo SCHAERLAECKENS. Patrick ASSELOS a dégringolé au classement et contient l’avant dernière position pour 6 minutes. Il paie sans doute un départ assez rapide après CHÂLONS ; la longue nuit et toute la journée du vendredi risquent de se transformer en cauchemar pour rejoindre MIRECOURT. Entre temps, les quatre premiers élites sont arrivés au repos. Aucun d’eux n’a vraiment craqué depuis POGNY et sauf blessure, le podium se situe parmi eux. Alain COSTILS, le premier français compte 1h39 de retard sur RODIONOV et NAUMOWICZ et FRECHENGUES sont encore 50 mn derrière. Alors que les arrivants successifs écrasent du sommeil du juste, Sergueï et Dimitri ont fait preuve d’une récupération impressionnante et après une véritable séance d’étirements et d’assouplissements, ils sont repartis comme si de rien était pour une nouvelle journée de marche. Urbain GIROD était plus difficile à réveiller et le départ a été moins rapide ; à l’inverse, Alexeï va profiter du point de mire suisse pour tenter de récupérer une place sur le podium et pourquoi pas, se rapprocher de la tête de l’épreuve. Comme chaque année, le brouillard et la pluie ont perturbé la nuit du jeudi au vendredi, augmentant encore la difficulté endurée par les concurrents. Les lignes droites qui caractérisent le tronçon LARZICOURT – SAINT-DIZIER ont une fois de plus été interminables, et la nuit noire a permis à quelques concurrents de voir des objets imaginaires et totalement non identifiés. Quelle satisfaction pour moi de voir encore quinze marcheurs arriver dans les délais à mi-parcours. Quel plaisir de les sentir fatigués mais encore prêts et motivés pour continuer.
Classement des élites à SAINT-DIZIER – 246,1 km :
DVORETSKI 23h25
OSIPOV 23h52
GIROD 00h35
RODIONOV 00h52
COSTILS 02h31
NAUMOWICZ 03h20
FRECHENGUES 03h20
DUFRIEN 04h28
VARAIN 04h38
ALBRECHT 05h26
BERT 05h32
BUNEL 06h03
DIEN 06h08
BRUNET 06h20
MARSHALL 06h44
Classement de la promotion à SAINT-DIZIER– 94,4 km :
GUILLEMANT 23h26
RUELLE 23h27
THIBAUX 23h27
CHATILLON 00h00
SCHAERLAECKENS 00h00
DOUBLET 00h06
CHAMMARTIN 00h09
CYS 00h11
GENIN 00h25
THEVENIN 00h49
ASSELOS 01h28
BOVIN 01h29
Il est un peu plus de minuit et nous constatons avec évidence que la promo va trop vite et que les PCS ne seront pas ouverts si nous nous basons sur les horaires de passage estimés. Franck GUILLEMANT est passé à SAINT-DIZIER avec 2h00 d’avance et devrait arriver à BAR LE DUC avant 3h00 du matin. Il faut donc trouver des solutions d’appoint pour que tous les PCS soient ouverts trois heures plus tôt que prévu. BAR LE DUC est contacté, LIGNY ne devrait pas poser de problème, puis DEMANGE et GONDRECOURT. C’est vrai que la catégorie promotion va vite. Philippe THIBAUX a pris la tête et avance à plus de 8,5 de moyenne devant un surprenant Yakoo à 4 minutes. Le pauvre Franck GUILLEMANT a été informé de la surchauffe de son camping-car suiveur et a pris un sérieux coup au moral. Il occupe la 3ème place, mais sent déjà la menace de ses poursuivants. Le classement prend forme et les écarts se stabilisent. Ce n’est pas le cas des élites. Pour le 3ème secteur consécutif, c’est Dimitri OSIPOV le plus rapide et son retard sur Sergueï n’est plus que de 18 minutes en traversant le boulevard de la Rochelle. Des quatre concurrents luttant pour le podium, Urbain a eu le plus de mal à se réveiller et son départ a été le plus laborieux. L’aubaine était trop bonne pour le connaisseur RODIONOV. Alexeï a marché une minute plus rapidement à chaque kilomètre et lui a ravi la 3ème place. Jacky ALBRECHT humant l’air barisien a retrouvé des couleurs et réalise le 4ème temps intermédiaire. Il traverse BAR LE DUC devant famille et amis en 10ème position au classement. A l’arrière, c’est chacun pour soi. Il faut gérer cette très longue journée du vendredi pour éviter les coups de barre, et franchir les contrôles les uns après les autres en surveillant l’heure fatidique de fermeture. C’est gagné une fois encore pour l’anglais qui compte maintenant 22 minutes de marge.
Classement des élites à BAR LE DUC – 272 km :
DVORETSKI 04h49
OSIPOV 05h07
RODIONOV 06h18
GIROD 06h25
COSTILS 07h58
NAUMOWICZ 09h05
FRECHENGUES 09h20
DUFRIEN 10h23
VARAIN 10h34
ALBRECHT 10h59
BERT 11h30
BUNEL 11h43
BRUNET 12h06
DIEN 12h13
MARSHALL 12h38
Classement de la promotion à BAR LE DUC – 122,3 km :
THIBAUX 02h28
RUELLE 02h32
GUILLEMANT 03h05
CHAMMARTIN 03h10
CHATILLON 03h12
SCHAERLAECKENS 03h12
DOUBLET 03h24
CYS 04h00
GENIN 04h06
THEVENIN 04h30
ASSELOS 05h20
BOVIN 05h24
L’écart ne cesse de diminuer entre Dimitri et Sergueï. 13 minutes seulement les séparent à LIGNY EN BARROIS. RODIONOV ne faiblit pas et Urbain s’est relancé. Alain COSTILS a commencé son travail de sape. Son peu d’expérience sur l’épreuve lui a déjà montré qu’un Colmar n’est jamais finit tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie. Il s’est fixé deux objectifs, finir premier français à COLMAR et aller chercher le podium. Le nordiste Dominique NAUMOWICZ ne lui opposera guère de résistance. Il le suit à plus d’une heure trente et sent le souffle de Bernard FRECHENGUES derrière lui. Jacky ALBRECHT, toujours dans l’euphorie de la traversée barisienne réalise une excellente portion après avoir dépassé Cédric VARAIN. Cédric suit son bonhomme de chemin et en précédant BERT, BUNEL et BRUNET, il est en train de réaliser une grande performance. L’anglais MARSHALL a retrouvé des forces à l’approche des Vosges et a réussi à passer DIEN qui occupe maintenant la dernière position. Dans cette épreuve ou plusieurs compétitions sont mêlées, Daniel DIEN passe le contrôle de LIGNY dans les délais, les féminines s’apprêtent à prendre le départ de leur deuxième étape à NEUFCHATEAU et Philippe THIBAUX a déjà passé CHATENOIS depuis une heure. Philippe était le premier à traverser LIGNY, mais c’était très tôt ce matin. Il a donné sa feuille de route à 4h35, en marchant sur un nuage à plus de 9,5 km/h. Il colle une minute au kilomètre à David RUELLE son dauphin et 3 minutes par km à Pascal THEVENIN en difficulté à la 10ème place. Nicolas CHATILLON a passé une nuit très régulière et pointe à la 3ème place au PCS. Il vient de doubler Charles CHAMMARTIN et commence à faire des calculs quant au déroulement de sa traversée des Vosges. Franck rétrograde à la 6ème place, et notre duo ASSELOS – BOVIN cumule un retard de près de 4h00 après seulement 140 kilomètres.
Classement des élites à LIGNY EN BARROIS – 292,3 km :
DVORETSKI 07h10
OSIPOV 07h23
RODIONOV 08h45
GIROD 09h00
COSTILS 10h15
NAUMOWICZ 11h40
FRECHENGUES 11h52
DUFRIEN 13h04
ALBRECHT 13h26
VARAIN 13h40
BERT 14h35
BUNEL 14h45
BRUNET 15h00
MARSHALL 15h27
DIEN 15h29
Classement de la promotion à LIGNY EN BARROIS – 140,6 km :
THIBAUX 04h35
RUELLE 04h58
CHATILLON 05h30
CHAMMARTIN 05h32
SCHAERLAECKENS 05h46
GUILLEMANT 05h47
DOUBLET 05h52
CYS 06h34
GENIN 06h43
THEVENIN 07h38
ASSELOS 08h02
BOVIN 08h03
Après LIGNY, le parcours retrouve un profil plus vallonné. Philippe THIBAUX est impérial dans sa catégorie et assomme ses poursuivants. Ludo SCHAERLAECKENS est le seul à ne perdre que 8 minutes, mais les autres accusent un écart de 15, 20, 30 minutes et d’autres plus encore puisque Calou perd une heure en 20 km et Patrick ASSELOS seul à l’arrière marche à 4,5 km/h. Le pauvre Franck continue de perdre du terrain et « le ch’ti-bis » occupe maintenant la 7ème place, son moral est au plus bas. Dans la catégorie élites, le classement a pris forme depuis longtemps et chaque contrôle permet de vérifier l’état de forme des adversaires. Dimitri OSIPOV est maintenant à quatre minutes de Sergueï DVORETSKI et rien ne peut visiblement l’empêcher de prendre la tête tant son aisance et son style sont impressionnants après 300 km de marche. Il maintient un rythme proche de 9 km/h malgré le relief du parcours. COSTILS grappille encore de précieuses minutes sur Urbain alors que Pascal DUFRIEN est scotché au bitume. Il a laissé sa 8ème place à Jacky ALBRECHT et ne compte que 8 minutes d’avance sur Cédric VARAIN. A l’arrière, Kévin MARSHALL n’abdique toujours pas et résiste avec une demi- heure de marge sur l’horaire de fermeture. Daniel DIEN n’aura pas cette chance, il donne sa feuille au contrôle avec une minute de retard et se voit contraint d’arrêter là pour cette année. Grosse déception dans le clan des « Colmardiens » ; mais Daniel n’est pas un homme à rester sur sa faim. Souhaitons-lui une bonne récupération et il nous prouvera dès le mois de septembre qu’il peut encore aller à COLMAR au moins une fois.
Classement des élites à DEMANGE AUX EAUX – 312,2 km :
DVORETSKI 09h36
OSIPOV 09h40
RODIONOV 11h33
GIROD 11h51
COSTILS 12h52
FRECHENGUES 14h32
NAUMOWICZ 14h36
ALBRECHT 16h22
DUFRIEN 16h54
VARAIN 17h02
BERT 18h03
BUNEL 18h07
BRUNET 18h19
MARSHALL 18h29
DIEN 19h01
Classement de la promotion à DEMANGE AUX EAUX – 160,5 km :
THIBAUX 07h05
RUELLE 07h42
CHATILLON 08h12
SCHAERLAECKENS 08h24
CHAMMARTIN 08h44
DOUBLET 08h52
GUILLEMANT 09h17
CYS 09h36
GENIN 10h07
BOVIN 10h52
THEVENIN 11h09
ASSELOS 12h26
Le tout petit secteur entre DEMANGE et GONDRECOURT est rarement propice à des bouleversements importants pour le classement final de PARIS-COLMAR. En moins de 10 kilomètres, rares sont les marcheurs qui sont victimes d’une baisse de régime. Pourtant que ce soit en fin de matinée pour les marcheurs de la catégorie promotion ou en fin de journée pour la catégorie élites, deux d’entre eux ont été les victimes de ces 9,5 kilomètres. Le premier est suisse et je n’ai pas encore parlé de lui. Sébastien GENIN marche à moins de 5 km/h, il traverse une mauvaise passe à l’approche de la ligne bleue des Vosges. Rien ne va et il gamberge comme chaque marcheur qui n’y croit plus et qui se pose des milliers de questions sur les kilomètres restant à parcourir et sur ses capacités à les faire. Il est décroché de Jérémy CYS son prédécesseur et très loin de Philippe THIBAUX. Nicolas CHATILLON a pour sa part été le plus rapide des promos durant ce tronçon et Patrick ASSELOS à l’arrière semble avoir retrouvé des forces. Parmi les élites, c’est Pascal DUFRIEN qui paye l’addition en arrivant à GONDRECOURT LE CHATEAU. Avec dix minutes d’avance sur l’horaire limite, il aurait pu franchir le contrôle et être arrêté plus loin, mais quoi qu’il en soit il ne serait jamais allé à NEUFCHATEAU et encore moins à MIRECOURT. Le Seine et Marnais quitte donc la compétition avec plus de 320 kilomètres dans les jambes et pour moi qui l’avais un peu suivi depuis les 28h00 de BOUILLANTE, je lui tire un grand coup de chapeau pour avoir été aussi loin ; car son manque évident de kilomètres a sérieusement perturbé sa préparation. Sur la route vers GONDRECOURT, Sergueï DVORETSKI a brillamment réagit face à son compatriote OSIPOV. A raison d’une minute au kilomètre, DVORETSKI a recreusé un petit écart qu’il compte agrandir d’ici l’arrivée à MIRECOURT.
Classement des élites à GONDRECOURT LE CHATEAU – 321,7 km :
DVORETSKI 10h44
OSIPOV 10h58
RODIONOV 12h55
GIROD 13h15
COSTILS 14h12
FRECHENGUES 15h51
NAUMOWICZ 16h08
ALBRECHT 17h45
VARAIN 18h47
BUNEL 19h34
BERT 19h40
BRUNET 19h46
MARSHALL 20h07
DUFRIEN 20h20
Classement de la promotion à GONDRECOURT LE CHATEAU – 170 km :
THIBAUX 08h13
RUELLE 08h57
CHATILLON 09h18
SCHAERLAECKENS 09h45
CHAMMARTIN 10h06
DOUBLET 10h09
GUILLEMANT 10h36
CYS 10h56
GENIN 12h02
BOVIN 12h14
THEVENIN 12h37
ASSELOS 13h54
Les 31,7 kilomètres entre GONDRECOURT et NEUFCHATEAU matérialisent le secteur intermédiaire le plus long entre deux postes de contrôle. A l’évidence, cette portion très accidentée quant à son profil est sujette à des difficultés diverses. La chaleur pour les uns, la fatigue pour les autres, et presque rien pour les leaders. A titre de comparaison, entre les élites et les promotions, c’est Sergueï qui effectue la distance le plus rapidement. Malgré ses 350 kilomètres au compteur, il colle 8 minutes d’écart à Philippe THIBAUX. Dimitri OSIPOV est lui aussi plus rapide que Philippe, mais sa référence c’est DVORETSKI et malheureusement, sur cet intermédiaire, Sergueï lui a repris du temps. RODIONOV et GIROD subissent les effets de la fatigue et Alain COSTILS en profite pour revenir au contact. Bernard FRECHENGUES continue sa marche en avant, Dominique BERT et Roger BRUNET marchent de concert et Pascal BUNEL se positionne en lanterne rouge de ce maigre peloton avec seulement 5 minutes de marge en passant au PCS. Kévin MARSHALL vient de lâcher prise à 5 kilomètres de la préfecture des Vosges. L’anglais m’a impressionné par son sérieux et son endurance. Il a toutes les facultés pour réaliser régulièrement 185 km lors des sélectives et je suis sûr que dès l’an prochain il marchera jusqu’à la Place RAPP à COLMAR. En promotion, le profil du parcours marque les corps et les esprits. Les muscles sont douloureux et l’alimentation commence à ne plus passer chez certains concurrents. Les 200 kilomètres approchent et aucun des participants n’a franchi ce cap psychologique. Philippe THIBAUX caracole en tête. Il donne sa feuille au contrôle de NEUFCHATEAU avec plus de trois heures trente d’avance sur l’horaire estimé. Il compte une heure d’avance sur David RUELLE pourtant très décidé. Le belge Ludo SCHAERLAECKENS complète le podium provisoire après avoir dépassé Nicolas CHATILLON. Nicolas est en perdition, après Ludo, il a vu Charles CHAMMARTIN le passer aussi. Sébastien GENIN rétrograde à la dernière place et le pauvre guadeloupéen Patrick ASSELOS est arrêté sur une chaise au kilomètre 192,4. Averti par téléphone je remonte l’épreuve à contresens pour le retrouver. Avec l’accord du directeur de l’épreuve j’ai la responsabilité de l’arrêter et de le classer. Patrick est à la fois extrêmement déçu de ne pas pouvoir rallier l’arrivée, mais au fond de lui, il est heureux de mettre un terme à ce calvaire qui ne pouvait plus durer. Le marcheur de l’A.C. BOUILLANTE a pulvérisé son record de distance et a mis un pied dans cette épreuve incomparable. Il repart aux Antilles avec la tête pleine de souvenirs et aura un an pour se préparer à revenir.
Classement des élites à NEUFCHATEAU – 353,4 km :
DVORETSKI 14h44
OSIPOV 15h03
RODIONOV 17h34
GIROD 18h04
COSTILS 18h30
FRECHENGUES 20h42
NAUMOWICZ 21h36
ALBRECHT 22h43
VARAIN 00h02
BERT 01h02
BRUNET 01h02
BUNEL 01h25
Classement de la promotion à NEUFCHATEAU – 201,7 km :
THIBAUX 12h21
RUELLE 13h26
SCHAERLAECKENS 14h02
CHAMMARTIN 14h43
CHATILLON 14h50
DOUBLET 15h12
GUILLEMANT 15h30
CYS 16h13
BOVIN 17h04
THEVENIN 17h48
GENIN 18h06
Pour la deuxième année consécutive, la ville de NEUFCHATEAU a donné son accord pour permettre aux féminines de prendre le départ de leur deuxième étape. Sur la grande place qui jouxte l’arrière du PCS, il est juste demandé aux véhicules suiveurs et au commentateur de réduire le son des musiques et des animations en raison du passage des épreuves du bac dans le lycée voisin. Les quatre féminines et les concurrents du Colmar par étapes n’ont pas la tête aux examens et sont tous concentrés sur la longue montée qu’ils devront affronter dès la sortie de NEUFCHATEAU. La logique est respectée durant les 14 kilomètres qui mènent ces dames vers CHATENOIS. Sylviane a bien récupéré et distance Claudine de 4 minutes, Dominique ALVERNHE suit à 9 minutes et Jacqueline qui joue la prudence perd plus d’un quart d’heure. Pour le deuxième secteur consécutif, un marcheur élite est plus rapide que les promotions, mais à la grande surprise, c’est Alain COSTILS qui domine cette portion en reprenant deux minutes à DVORETSKI, trois à OSIPOV et surtout douze minutes à RODIONOV. A 23 km du repos à MIRECOURT, Alexeï ne compte que 44 minutes d’avance sur le marcheur de VERNON et la 3ème place du podium ne semble pas encore acquise. Urbain GIROD marque le pas et Bernard FRECHENGUES lui reprend 20 minutes. Dominique BERT a légèrement distancé Roger BRUNET qui passe dans les délais au contrôle. Pascal BUNEL n’a pas eu cette chance. Pascal s’est arrêté quelques hectomètres après NEUFCHATEAU. Après sa non sélection l’an passé, le marcheur de NEUILLY SUR MARNE avait tout misé pour aller à COLMAR dès cette année. Il avait réussi à surmonter son appréhension de rallier SAINT-DIZIER d’une seule traite et d’en repartir avec une marge suffisante... Rendez-vous est pris pour 2009. La catégorie promotion file à toute allure vers l’arrivée à MIRECOURT. Sébastien GENIN perd encore de précieuses minutes et ses suiveurs regardent avec attention l’heure de passage au contrôle. Le petit suisse est dans les délais pour 22 minutes, mais il ne doit pas s’endormir avant l’arrivée.
Classement des élites à CHATENOIS – 367,4 km :
DVORETSKI 16h31
OSIPOV 16h51
RODIONOV 19h31
COSTILS 20h15
GIROD 20h17
FRECHENGUES 22h37
NAUMOWICZ 00h04
ALBRECHT 01h14
VARAIN 02h42
BERT 03h09
BRUNET 03h11
Classement des féminines à CHATENOIS – 229,1 km :
VARIN 17h39
ANXIONNAT 17h43
ALVERNHE 17h48
GUIZONNE 17h55
Classement de la promotion à CHATENOIS – 215,7 km :
THIBAUX 14h07
RUELLE 15h19
SCHAERLAECKENS 16h04
CHAMMARTIN 16h44
CHATILLON 17h00
DOUBLET 17h12
GUILLEMANT 17h46
CYS 18h19
BOVIN 19h07
THEVENIN 20h01
GENIN 20h38
C’est seulement la quatrième année que la cité du luth accueille l’arrivée des marcheurs et j’ai l’impression que c’est une tradition. Les derniers mètres ont été rendus piétons en plaçant une arche avant l’accès à la rue et seuls les marcheurs et leurs suiveurs ont le droit de franchir la ligne. Malgré l’avance inimaginable des marcheurs, le public a répondu présent et en ce vendredi 20 juin, la fête de la musique s’offre la meilleure des répétitions. Au grand bonheur des restaurants et bars alentours, les terrasses sont bondées et les spectateurs s’avèrent être de bons consommateurs. Attendu vers 21h00, Philippe THIBAUX franchi l’arrivée à 17h32. Sa performance est exceptionnelle car il a parcouru 240 km en 28h30 (prologue compris) ce qui lui aurait permis de remporter de nombreux circuits sélectifs ces dernières années. David RUELLE arrive 1h23 plus tard, ouvrant la route à Sergueï DVORETSKI qui ne demandait pas meilleur lièvre pour s’éloigner d’OSIPOV. Ludo SCHAERLAECKENS et Charles CHAMMARTIN devancent Dimitri sur la ligne, puis se succèdent dans l’ordre la plupart des promotions : Cédric DOUBLET, Franck GUILLEMANT, Nicolas CHATILLON et Jérémy CYS arrivent heureux de leur parcours et contents de pouvoir profiter d’une bonne nuit avant la dernière étape. Entre temps les quatre féminines sont arrivées dans l’ordre du classement de VITRY. Cette deuxième étape n’a pas apporté de modifications, mais elle a confirmé l’homogénéité de ces quatre marcheuses. Après 250 kilomètres parcourus, elles n’ont comme moyenne horaire que 0,4 km/h d’écart entre Sylviane la première et Jacqueline la quatrième. Alexeï arrive à 23h20. Il n’a pas réussi à creuser l’écart sur son poursuivant, au contraire, Alain COSTILS lui a encore repris 6 minutes. Laurent BOVIN a géré son épreuve et Pascal THEVENIN touche au but en ayant effectué le plus gros du travail. Urbain GIROD arrive à 1h00 du matin. Il a mis une heure de plus que COSTILS pour faire ces 23 derniers km et sans le savoir, il précède son ami Sébastien GENIN de 19 mn. Il reste encore cinq heures trente pour que les six élites encore sur la route parviennent sous l’arche de l’arrivée. Je sais que Bernard FRECHENGUES n’aura pas de problème, et en effet, il arrive à 2h22. Mais où sont les autres, comment vont-ils ? Vers 4h00, je prends mon véhicule pour remonter le parcours à l’envers et pouvoir ainsi renseigner Jacques VINCENT, le responsable du contrôle. Je croise Dominique NAUMOWICZ presque à l’entrée de la ville. Jacky est un peu plus loin, mais il marche bien et n’aura pas de problème. Les kilomètres défilent sur mon compteur et le temps presse. Je croise Cédric VARAIN, puis Dominique BERT et beaucoup plus loin Roger BRUNET. Mes calculs sont assez rapides, à une allure de 4 ou 5 km/h, ils ne peuvent pas arriver dans les délais. Je les bouscule en jouant franc jeu avec eux. Ils doivent tout donner et surtout ne pas s’arrêter car pour chacun les minutes sont précieuses et elles se perdront plus rapidement qu’elles ne se gagneront. Je retourne à l’arrivée pour accueillir Dominique, puis Jacky et enfin Cédric. Les cours instants passés auprès d’eux avec le podologue me permettent de partager leur bonheur à chaud et de revivre intérieurement cette joie mêlée à la fatigue et à la douleur. Le clocher égrène les « ding » de sept heures lorsque Dominique BERT franchit la ligne. Jacques n’y croyait plus et Yves TALAGRAND le responsable des fermetures de PCS prend en main la feuille de pointage. Je sais à ce moment que Roger n’arrivera pas dans les délais. Pour seulement deux petits kilomètres, mon ami Roger est arrêté et classé au km 388 ! C’est le sport, c’est le règlement diront certains, mais je sais mieux que quiconque les sacrifices qu’il faut endurer pour participer à cette compétition qui n’a lieu qu’une fois pas an et j’imagine la détresse et la déception dans le camping-car du marcheur de JOUGNE.
Classement des élites à MIRECOURT – 390,3 km :
DVORETSKI 19h56
OSIPOV 20h22
RODIONOV 23h20
COSTILS 23h58
GIROD 00h59
FRECHENGUES 02h22
NAUMOWICZ 05h06
ALBRECHT 05h54
VARAIN 06h48
BERT 07h00
Classement des féminines à MIRECOURT – 252 km :
VARIN 21h00
ANXIONNAT 21h16
ALVERNHE 21h20
GUIZONNE 21h42
Classement de la promotion à MIRECOURT – 238,6 km :
THIBAUX 17h32
RUELLE 18h55
SCHAERLAECKENS 20h00
CHAMMARTIN 20h10
DOUBLET 21h14
CHATILLON 21h41
GUILLEMANT 21h50
CYS 22h18
BOVIN 23h35
THEVENIN 00h45
GENIN 01h18
Contrairement à 2007, je me rends au départ à CORCIEUX. Le soleil est au rendez-vous et l’ambiance est très conviviale. Nous sommes samedi, il est 10h00 et 25 marcheuses et marcheurs encore en lice prennent le départ pour leur dernière étape. Les véhicules suiveurs sont détournés afin de ne pas gêner la compétition ; ils sont dirigés vers la sortie de FRAIZE et déjà, les marcheurs franchissent le col du Plafond. Dimitri OSIPOV tente crânement sa chance et marche à plus de 9 km/h durant les 11 premiers kilomètres de l’étape. Malheureusement, Sergueï est lui aussi en grande forme et il ne le laisse pas partir. Les deux hommes comptent 2 minutes d’avance sur Alain COSTILS, bien décidé à s’emparer de la 3ème place du podium. Alain est suivit par Philippe THIBAUX. Les quatre féminines ne sont espacées que par 14 minutes, et Claudine est la plus rapide depuis CORCIEUX. En promotion, Sébastien GENIN est reparti plus rapidement que Pascal THEVENIN et pourrait combler les 20 minutes de retard au classement général d’ici l’arrivée. En élites, Dominique BERT et surtout Dominique NAUMOWICZ ont eu énormément de mal à repartir ce matin et sont les deux seuls concurrents à traverser FRAIZE aux environs de midi. Afin d’éviter une marche irrégulière et un rythme certainement trop rapide, plusieurs avertissements ont été donnés dans la descente du Col du Plafond et certains concurrents ont même écopé d’un arrêt-pénalité de cinq minutes sur place. La sanction sera identique pour un marcheur dont le véhicule accompagnateur avait anticipé sa prise de fonction. Ces pénalités de cinq minutes ne changeront rien au classement général final, mais le bouche à oreille a vite fait circuler l’information pour que ces incidents ne se reproduisent de sitôt.
Classement au passage des élites à FRAIZE – km 401,8 :
DVORETSKI 11h16
OSIPOV 11h16
COSTILS 11h18
RODIONOV 11h21
FRECHENGUES 11h32
GIROD 11h39
VARAIN 11h45
ALBRECHT 11h48
BERT 11h59
NAUMOWICZ 12h08
Classement au passage des féminines à FRAIZE – km 263,5 :
ANXIONNAT 11h27
VARIN 11h31
ALVERNHE 11h37
GUIZONNE 11h41
Classement au passage de la promotion à FRAIZE – km 250,1 :
THIBAUX 11h18
GUILLEMANT 11h23
RUELLE 11h24
BOVIN 11h27
SCHAERLAECKENS 11h28
CHATILLON 11h34
DOUBLET 11h42
CHAMMARTIN 11h48
CYS 11h49
GENIN 11h50
THEVENIN 11h55
L’ascension et le passage au sommet du Col du BONHOMME n’attireront jamais autant de spectateurs que la montée de l’Alpes-d’Huez dans le tour de France. Pourtant, cette année, j’ai l’impression que le public a répondu présent et chaque concurrent est encouragé au cours de ces 10 kilomètres de montée. Sergueï DVORETSKI se sent des ailes et il ne lui faut qu’une heure et neuf minutes pour effectuer la montée depuis son passage à FRAIZE. Il est bien évidemment le plus rapide. Il a collé 8 minutes à Dimitri OSIPOV et quinze minutes à COSTILS. Une minute plus tard, c’est Sylviane qui tend sa feuille en compagnie d’Alexeï RODIONOV. Les féminines sont toujours aussi groupées et elles franchissent toutes les quatre le sommet en l’espace de dix huit minutes. Il faudra beaucoup plus de temps pour voir passer toute la catégorie promotion puisque 58 minutes séparent le passage de Philippe THIBAUX et celui de Sébastien GENIN. Le peloton des élites est encore plus étiré entre la fusée DVORETSKI et le pauvre NAUMOWICZ, l’écart atteint déjà 1h28. Le « ch’ti » a pourtant retrouvé quelques ardeurs mais que le démarrage de CORCIEUX a été difficile !!! Il ne reste que 32 kilomètres avant de franchir l’arrivée, mais cette descente vers la plaine d’Alsace ne sera pas vécue de la même manière entre la tête de la compétition et l’arrière du peloton.
Classement des élites au COL DU BONHOMME – km 411,8 :
DVORETSKI 12h25
OSIPOV 12h33
COSTILS 12h42
RODIONOV 12h46
FRECHENGUES 13h00
GIROD 13h09
VARAIN 13h29
ALBRECHT 13h31
BERT 13h53
NAUMOWICZ 13h55
Classement des féminines au COL DU BONHOMME – km 273,5 :
ANXIONNAT 12h55
VARIN 12h56
ALVERNHE 13h09
GUIZONNE 13h14
Classement de la promotion COL DU BONHOMME – km 260,1 :
THIBAUX 11h18
GUILLEMANT 11h23
RUELLE 11h24
BOVIN 11h27
SCHAERLAECKENS 11h28
CHATILLON 11h34
DOUBLET 11h42
CHAMMARTIN 11h48
CYS 11h49
GENIN 11h50
THEVENIN 11h55
La longue descente vers les villages du Bonhomme et de Lapoutroie scelle définitivement la victoire de DVORETSKI. Il réussit à augmenter son avance sur OSIPOV et compte 41 minutes au classement général provisoire dans les rues piétonnes de KAYSERSBERG. Quoi qu’il arrive, plus personne ne pourra contester sa victoire à COLMAR. Ce n’est pas le cas de RODIONOV dont la 3ème marche du podium n’est pas encore complètement acquise. Alain COSTILS qui a effectué une descente parfaite lui a encore grappillé 7 minutes et l’écart entre les deux marcheurs n’est plus que de 27 minutes. Dominique NAUMOWICZ marche plus régulièrement et reprend un peu de temps à Jacky ALBRECHT et à Cédric VARAIN. L’élite qui a le plus de mal à descendre est Dominique BERT. Le bordelais ne décolle pas du 5 à l’heure et la fin de son Colmar n’est pas une partie de plaisir. A KAYSERSBERG, en ce samedi après-midi, les touristes qui flânent parmi les rues piétonnes s’écartent pour former une véritable haie d’honneur à nos marcheurs et nos marcheuses. Sans surprise, les féminines sont emmenées par Sylviane qui marche encore à 8 km/h. Claudine et Dominique ne sont séparées que par deux minutes et Jacqueline a hâte de terminer son périple. Philippe THIBAUX flirte avec le 9 km/h dans cette descente et ne se soucie pas de ses poursuivants. Parmi eux, Franck GUILLEMANT est encore plus rapide et tente le tout pour le tout en essayant de rentrer le premier dans les rues de COLMAR. A 12 kilomètres de l’arrivée, le nordiste ne compte plus que deux minutes de retard sur le champenois. Cependant, le russe DVORETSKI est passé depuis 13 minutes et il sera très difficile d’aller lui titiller la victoire d’étape. Pascal THEVENIN, le marcheur de SAINT-THIBAULT LES VIGNES a toutes les peines du monde à terminer cette journée. Il résiste tant bien que mal au retour du petit suisse, et lui cède son avant dernière position au bas de la descente.
Classement au passage des élites à KAYSERSBERG – km 431,8 :
DVORETSKI 14h40
OSIPOV 14h55
COSTILS 14h56
RODIONOV 15h07
FRECHENGUES 15h40
GIROD 15h47
VARAIN 16h47
ALBRECHT 16h50
NAUMOWICZ 17h12
BERT 17h38
Classement des féminines au passage à KAYSERSBERG – km 293,5 :
VARIN 15h25
ANXIONNAT 15h49
ALVERNHE 15h51
GUIZONNE 16h17
Classement de la promotion au passage à KAYSERSBERG – km 280,1 :
THIBAUX 14h51
GUILLEMANT 14h53
RUELLE 15h15
BOVIN 15h25
SCHAERLAECKENS 15h32
CHATILLON 16h01
DOUBLET 16h03
CHAMMARTIN 16h15
CYS 16h24
GENIN 16h29
THEVENIN 16h49
En janvier dernier lors du stage à NEUILLY-SUR-MARNE, j’avais insisté auprès des marcheurs pour qu’ils arrivent avec le maillot de leur club et surtout des dossards propres et une tenue impeccable. Je m’étais rendu compte l’an passé du nombre de photos prises lors des arrivées et lors des podiums. De nos jours, ces photos sont aussitôt mises en ligne et sont vues par des milliers de personnes. La qualité de celles-ci importe peu, mais l’image de notre sport au travers de ces photos est véhiculée partout dans le monde et nous devons faire des efforts pour que la marche de fond soit vue sous ses meilleurs angles. C’est pour cela que je choisi de ne pas me positionner sur la ligne d’arrivée mais au panneau d’entrée dans la ville de COLMAR, à cinq kilomètres de la ligne d’arrivée. Cet emplacement me permet de voir passer tous les concurrents un par un et je rappelle les dernières consignes lors des différents passages. Successivement, je félicite ces marcheuses et ces marcheurs d’exception qui viennent de nous faire vivre une fois de plus quatre journées inoubliables. Ces douze derniers kilomètres devaient être une formalité pour ces athlètes si fatigués. Mais Franck avait une promesse à tenir et il lui fallait cravacher jusque sur la ligne pour rejoindre et dépasser Sergueï DVORETSKI. Le marcheur roubaisien a fourni l’effort nécessaire pour rejoindre le russe dans l’ultime kilomètre, mais il a su intelligemment rester derrière à quelques mètres seulement pour que le « tsar »franchisse en grand vainqueur la ligne d’arrivée. Franck, heureux et fier de son exploit du jour a terminé dans un relatif anonymat, mais qu’importe, il avait eu la sagesse d’un grand champion. Il avait pris sa revanche sur un Colmar plein d’embûches et de déceptions. Après son arrêt surprenant à l’entrée de LARZICOURT en 2007, Sergueï DVORETSKI devenait le troisième russe à gagner la grande épreuve après IOUCHKOFF en 1934 et RODIONOV en 2000. Une victoire construite de bout en bout en menant la compétition. Sergueï DVORETSKI remporte la 27ème édition de PARIS-COLMAR devant deux de ses compatriotes Dimitri OSIPOV et Alexeï RODIONOV. Et dire que nous avions imaginé la fin des marcheurs de l’est en grand fond ; ce n’est pas encore cette année qu’un français succèdera à Noël DUFAY. Les arrivées se succèdent derrière Sergueï et Franck. Le troisième concurrent à franchir la ligne est Philippe THIBAUX, le vainqueur de la catégorie promotion. Dimitri OSIPOV le suit 3 minutes derrière, puis 3 minutes encore et arrive Alain COSTILS, le champion de France 2008 des 200 km. Alain a tout tenté pour monter sur le podium, mais il échoue pour 9 minutes après de 444 km. Cela ne représente que 50 mètres à l’heure. Très peu ou beaucoup trop, cet écart restera gravé profondément dans leurs mémoires… Mais l’histoire ne retiendra que le podium. La marcheuse du SPN VERNON, Sylviane VARIN retrouve la place RAPP qu’elle avait foulé l’an passé. Elle remporte la plus belle de ses victoires après son titre de championne de France à BAR LE DUC en avril dernier. Le podium féminin est complété par la vosgienne Claudine ANXIONNAT et par Dominique ALVERNHE. Ces trois marcheuses expérimentées ont devancé la guadeloupéenne Jacqueline GUIZONNE, venue en repérage pour sa première participation. Attention à l’avenir, il faudra compter sur cette force tranquille qui n’est pas sans rappeler une certaine Delcina PAJOUL. Les concurrents de la catégorie promotion ont fait honneur à leur invitation et chacun a participé avec la plus grande préparation. Derrière le champenois THIBAUX, David RUELLE a tenu bon. Le seine et marnais devance une grande révélation, le marcheur belge Ludo SCHAERLAECKENS. Ce grand gabarit s’est découvert durant cette compétition et je pense qu’il a toutes les compétences pour monter d’un cran très rapidement. Dans une ambiance agréable et familiale, les arrivées se sont succédées durant près de trois heures. Pascal THEVENIN a profité jusqu’au bout de son rêve de gosse et Dominique BERT terminant cette longue procession une minute avant 20h00.
Classement des élites à l’arrivée à COLMAR – km 444 :
DVORETSKI 16h15
OSIPOV 16h29
COSTILS 16h32
RODIONOV 16h49
FRECHENGUES 17h20
GIROD 17h31
VARAIN 18h57
ALBRECHT 19h08
NAUMOWICZ 19h20
BERT 19h59
Classement des féminines à l’arrivée à COLMAR – km 305,7 :
VARIN 16h58
ALVERNHE 17h21
ANXIONNAT 17h33
GUIZONNE 18h10
Classement de la promotion à l’arrivée à COLMAR – km 292,3 :
GUILLEMANT 16h15
THIBAUX 16h26
RUELLE 16h54
BOVIN 17h12
SCHAERLAECKENS 17h16
DOUBLET 17h36
CHATILLON 17h45
CHAMMARTIN 17h50
CYS 18h06
GENIN 18h16
THEVENIN 18h53
Merci à tous les concurrents pour votre abnégation et votre courage, merci à toutes les personnes qui se sont investies dans l’organisation et merci aux sponsors et aux collectivités quelles qu’elles soient pour leur soutien et leurs aides. L’édition 2008 de PARIS – NEUILLY-SUR-MARNE - COLMAR est classée dans nos archives, vivement 2009.