EDITION 2006
Cédic Doublet par Francis Doublet
Le PARIS-CHALONS-COLMAR de Cédric DOUBLET : pour s’amuser un peu pendant l’été !
On peut presque dire que le Colmar de Cédric avait débuté en 2004 lorsqu’il s’était déjà sélectionné, puis de gros problèmes à un genou l’avaient privé de marche pendant 2 années. A force de consultations, de soins et de musculation, le forme revenait et il réalisait un bon 200 à Vallorbe : le genou avait tenu pendant toute l’épreuve. Il a déchanté à Bourges où le mal était revenu : on se posait beaucoup de questions jusqu’au départ de Neuilly, ce 18 Juin 2008.

Néanmoins toute l’équipe avait répondu à l’appel : c’est, entre nous, une histoire de famille. Il y a Francis DOUBLET, le père, Thibault DOUBLET, le jeune frère qui n’avait jamais marché (hormis un peu à Vallorbe), Guy DOUBLET, l’oncle (qui lui connaît bien la marche) et son épouse Evelyse à la popote, Marie-Claude GUILLOTEAUX, la tante et marraine à la popote aussi et son mari Jean-Paul (qui a déjà –bien- marché, mais qui pour l’occasion faisait le chauffeur du camping-car ou de la camionnette), Anne-Lise GUILLOTEAUX, la cousine, embauchée comme boute-en-train et ravitailleuse. Il y avait aussi (mais ne font-ils pas aussi partie de la famille ?) Bertrand LABARRE que l’on voit de plus en plus sur les 6 ou les 8 heures, Jean-Claude PALACIOS comme chauffeur et Christel LEDAIN, notre extraordinaire ostéopathe.
Cédric, Jean-Claude et moi-même arrivons donc à Neuilly et prenons notre mal en patience en attendant le départ à 19 heures. Tout est évidemment prêt et vérifié une dernière fois : le marcheur va bien, le vélo n’a qu’à bien tenir son rôle. Après l’appel des concurrents, nous n’attendons que le 5-4-3-2-1-GO (Edith et Pierre bien sûr) !

Je prends le vélo et suis Cédric. Il n’est pas facile, dès le début de l’épreuve, de connaître notre position : il y en a du monde sur la route ! Après un petit bout de chemin avec les marcheurs de l’équipe de France, il doublait (Cédric évidemment, ça c’est facile, mais pour les autres, je vais vous laisser les deviner ….) quelques concurrents et notamment quelques participantes de l’épreuve des dames ( … ). Celles-là, bien que ne s’arrêtant pas à Villeneuve le Comte, ne partaient tout de même pas pour le grand ( … ) Colmar !
21 h 48 : arrivée à Villeneuve le Comte à la deuxième place, après une petite bagarre sportive avec Franck Guillemant. A l’issue de ce prologue, il a pris quelques minutes à plusieurs autres concurrents et se forgeait ( … ) ainsi un moral d’acier pour la suite des évènements ! Je lui dis ‘’ là, Cédric, tu me plais ( … ) !

Petit dodo dans la maison du papa et départ pas trop tard pour Châlons jeudi matin et la grande étape : 215 kilomètres, c’est si long ( … ) ! Repas du midi de bonne heure pour avoir le temps de digérer et se reposer un peu. Notre ostéo Christel était déjà au boulot avec Cédric (massage et décontraction) quand Jean-Paul METEAU a eu besoin de quelqu’un pour lui débloquer le dos : il pense que sans Christel, il aurait eu beaucoup de mal à terminer l’épreuve.
Le départ est à nouveau donné à 16 heures : en les voyant repartir, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’ils sont tous de la race ( … ) des champions ! Le ravitaillement se fait grâce à nos deux cuisinières extras, le vélo roule, les accompagnateurs ne marchent pas encore : il faut y aller les amis ( … ).

Je ne vais pas vous en faire un roman ( … ), mais simplement vous dire que la nuit s’est très bien passée (en partie sous la pluie) et que vers 5 heures du matin, Cédric a eu beaucoup de mal à avaler ce qu’on lui donnait à manger. Plus rien ne passait. Nos deux cuisinières, pourtant très expérimentées avec Evelyne lors de ses différents Colmar, ne connaissaient pas suffisamment Cédric. Elles ont tout essayé : de sucres lents, on est passé à sucres rapides, puis boissons et compotes énergétiques. Dans l’après midi, Marie-Claude qui ne savait plus quoi lui préparer a eu un éclair et lui dit ‘’ tiens, prends ça le filleul ( … )’’ , ce à quoi il a répondu ‘’ il faut que je mange ça aussi, bof ( … ) ‘’ mais c’est reparti petit à petit.
Nous cheminions par les routes, les avenues et les boulevards, mais de ruelles ( … ) point, quelques granges ( … ) par-ci, par-là ! La traversée de la Champagne puis de la Lorraine nous a vu accumuler du retard sur l’horaire que nous avions prévu. De 3 minutes de retard sur le troisième, nous en comptions maintenant presque 60 : ce n’est pas une paille ( … ) ! Cédric m’avait demandé de lui faire un tableau de marche ambitieux : il a voulu que je mette haut (…. ) la barre ( … ).

Nous pensons que sans ce problème de digestion (qu’il n’avait jamais connu sur un 24 heures), nous aurions été près de nos prévisions. Physiquement, tout s’est bien passé : pas d’ongles noirs ( … ), pas mal aux mollets ( … ), Christel le masse ( … ) peu, pas de petit ( … ) bobo : ça c’est costaud, c’est du chêne ( … ) !
L’arrivée à Mirecourt a paru longue : nous avions l’impression de ne jamais en voir le bout ! Mais quelle joie et quelle émotion sur la ligne d’arrivée : nous y étions enfin, que de monde, nous réclamions de l’air ( … ). Visite chez les podologues (que nous remercions encore ici) et en route pour Corcieux (où il faut remercier aussi tous les bénévoles) et il est temps d’aller récupérer. Lever de bonne heure pour petit-déjeuner et s’échauffer, je prends mon panier ( … ) pour faire quelques courses et le départ est donné à 10 h 00. Si mon ( … ) souvenir est exact, c’était un beau départ : toutes les catégories partaient ensemble à l’assaut du col du Bonhomme ( … ). Le ravitaillement se passait cette fois sans problème (bananes, kiwis, Fraize). La traversée de Kaysersberg nous a permis de constater que cette ville est très catho ( … ) : les payens ( … ) autant que les croyants sortaient de l’église !

Cédric, bien que très en jambes durant toute la journée, se fit passer par Franck GUILLEMANT : de la place deux de Mercredi soir, nous nous retrouvions à la place six ( … ) à l’arrivée à Colmar. Nous étions heureux de constater que Franck n’avait pas cassé la ‘’macanique’’ ( … ) aujourd’hui ! Arrivée Place Rapp : que du bonheur, mais certainement moins d’émotion que pour l’arrivée à Mirecourt. Le temps de rencontrer et de discuter avec les autres concurrents, de voir des très ( …. ) belles photos exposées, se faire un petit resto sympa le soir (il s’en est dit des choses, il y en a eu de l’émotion) et il était l’heure d’aller se reposer.
La matinée du dimanche fut bien vite passée : remise des récompenses, félicitations. Si mon ( … ) emploi du temps me l’avait permis, je serais bien resté encore un peu , mais il faut bien rentrer à la maison ( … ) !

Je vous remercie d’excuser la liberté que j’ai prise avec le Français et l’orthographe : pour me faire pardonner, je vous donne ci-dessous les prénoms qu’il vous suffira de remettre à leur place !
Jérémy – Guy – Joseph – Stéphane – Georges – André – Louison – Sylvie – Jean – Joëlle – Maryline – Hervé – Josy – Bertrand – Bernard – Zdenek – Georges – Lubos – Catherine – Dimitri – Anne Marie - Alain – Guy – Isabelle – Jean Paul – Jean Pierre – David – Jean – Christophe – Josiane – Ernest.
Bonne fin de vacances à tous et à toutes et bonne reprise au travail ou à l’entraînement.

Texte de Francis DOUBLET, photos de Guy Destré
Pour visionner la vidéo du Paris-Châlons-Colmar de Cédric cliquez ici