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Marche de fond et de grand fond           Aujourd'hui 07 octobre nous souhaitons un joyeux anniversaire à Olivier Aignan !            
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Bernard Thanron

Bon anniversaire Bernard

Aujourd’hui c’est l’anniversaire d’un taureau. Vous le connaissez tous, vous le voyez souvent depuis une bonne douzaine d’années sur les circuits sélectifs, les Paris-Colmar, les épreuves de 6 heures, de 8 heures, etc ...

En ce jour nous souhaitons un Joyeux Anniversaire à Bernard THANRON.

Bernard est un matinal puisqu’il a vu le jour à 3 h 20 le samedi 21 avril 1951 à Paris (15ème).

Dès son plus jeune âge Bernard THANRON a été bercé dans le monde sportif.

Son père Georges, passionné par la Petite Reine de la piste à la route, lui a distillé les récits de ses courses cyclistes dont le célèbre Paris-Brest-Paris en 1951, épreuve de longue haleine de 1200 km. Georges a aussi pratiqué l’athlétisme, la natation et le tir.

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Georges Thanron sur le vélo et Bernard - Bourges 2007

A l’école du Fort d’Issy les Moulineaux (Hauts de Seine) Bernard enfile la tenue de kimono pour côtoyer les tatamis en pratiquant le judo. Georges, que j’ai vu récemment, ne se souvient pas de la couleur de la ceinture obtenue par Bernard.

Agé de 14 ans, Bernard THANRON - après sa réussite au certificat d’études primaires - reçoit un superbe vélo de course rouge muni d’une bonne selle en cuir sur laquelle selon lui son postérieur devait se faire. Mais, contrairement à ce qu’il pensait, cette selle ne se fera jamais à son anatomie postérieure. Les ampoules et les durillons vont apparaître.

D’après les dires de son père Georges THANRON, Bernard n’aimait pas trop s’entraîner car il fallait se lever très tôt pour se rendre dans la Vallée de Chevreuse pour parcourir les belles côtes rendues célèbres dans les différents Tours de France cyclistes.

Fini le vélo, Bernard se dirige vers un autre véhicule à deux roues mais cette fois-ci motorisé. Il acquiert tout d’abord un Solex, puis un peu plus tard une vieille belle moto anglaise.

En 1970 Bernard assiste aux courses de moto et au Bol d’Or motocycliste de Monthléry, puis les 24 heures du Mans moto. Il baignait déjà dans les 24 heures ! ! Les nuits blanches magiques des stands n’ont pas de secrets pour lui, ni les petits matins glaciaux et brumeux.

Avec sa première moto Bernard participe à des « concentrations de motards » en direction de la Belgique et des Pays-Bas. Sa maman Sylviane était contente d’entendre le ronronnement du moteur de la moto de Bernard de retour à la maison le dimanche tard dans la soirée, car elle avait toujours peur qu’il tombe en panne en rase campagne.

Après sa première moto d’occasion, Bernard passera à une moto neuve italienne. Cette passion pour la moto durera pendant 13 années en parcourant les routes, les pistes et les chemins de terre. « Et cela marque un homme » comme le dit Bernard.

En juin 1980 un collègue de travail de Bernard THANRON lui propose un « deal » : arrêter de fumer et de participer avec lui aux 20 km de Paris qui ont lieu le 19 octobre de la même année. Cela laisse à peine 4 mois pour réaliser ce défi et de s’adapter à ce nouveau sport.

Bernard se prépare artisanalement, comme il dit, par un entraînement dominical de 4 ou 5 tours autour de l’Hippodrome de Longchamp. Le 19 octobre arrive, Bernard participe aux 20 km de Paris où il parvient au bout de sa bravade. Résultat : 8 jours d’arrêt pour sciatique, affaissement des voûtes plantaires, etc ....

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Bernard sur Paris-Versailles 1984

Mais Bernard au lieu d’abdiquer va se lancer dans ce nouveau sport pour lui : la marche. Il est vrai que son grand père Armand THANRON décédé l’année de la naissance de Bernard avait créé la Société Sportive d’Issy - Plaine, club indépendant. Armand était un athlète avec des performances de 11s au 100 m et de 11,263 km/h en marche athlétique. Il pratiquait aussi le poids, le disque, le saut en hauteur sans élan et le saut en longueur sans élan. Plusieurs années après il s’était mis au vélo.

L’on constate que les gènes de son grand-père Armand et de son père Georges sont bien ancrés en Bernard, pour que ce dernier poursuive sa reconversion dans le sport et plus particulièrement dans le monde de la marche.

Je fais pour ma part la connaissance de Bernard THANRON lors des brevets de marche de 10, 20, 30 et 40 km, organisés en 1983 par l’Union Athlétique de Versailles au départ de la Place d’Armes du Château de Versailles durant 4 dimanches matins de suite. Nous sympathisons et nous participons au Paris-Mantes fin février 1983. Notre amitié dure maintenant depuis plus de 25 ans.

Le virus de la marche est complètement incubé. Bernard participe aux 100 km de Migennes 1984, 1985, 1986, au Marathon de Paris, Paris-Mantes, Paris-Versailles, et bien d’autres épreuves, etc ...

En 1994 Bernard fait la connaissance au travers de la marche d’une randonneuse nommée Elisabeth Lescure et lui fait découvrir d’autres facettes du monde de la marche différente de celle qu’elle pratique sur les sentiers de grande randonnée et dans les grands espaces montagnards alpestres ou pyrénéens. Bernard amène progressivement Elisabeth sur la marche sportive puis sur celle de grand fond.

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De la randonnée au Marathon de Paris - Elisabeth et Bernard

En 1995, Bernard - accompagné d’Elisabeth - franchira avec elle la ligne d’arrivée de Paris-Versailles. Après Bernard et Elisabeth se lancent dans l’accompagnement de marcheurs ou marcheuses sur les circuits sélectifs à Paris-Colmar ou Châlons en Champagne-Colmar ainsi que sur ces 2 épreuves reines elles mêmes : ils vont ainsi aider l’anglaise Jill GREEN en 1996 à Bazancourt, puis Annie CHERY en 1996 sur Châlons-Colmar et Jean Pierre GRANGE en 1997 sur Paris-Colmar, etc ...

C’est en 1997, après ce Paris-Colmar que Bernard THANRON et Jean Pierre GRANGE décident de créer un club de marche de grand fond. Après avoir énuméré plusieurs noms pouvant désigner ce nouveau club ils optent finalement pour l’Astragale. Les couleurs du club seront « Orange et Vert ».

En 1998, Bernard me téléphone en me proposant de faire partie de l’Equipe accompagnatrice de Jean Pierre Grange pour l’aider sur le Paris-Colmar cette année là. Après quelques hésitations j’accepte et ne le regrette pas, car nous avons vécu des moments fabuleux durant toute l’épreuve comme le dit si bien Jean Pierre.

Le marcheur de l’Astragale nous a amené jusque sur la Place Rapp à Colmar avec sa formidable arrivée à 1 h 26 du matin entouré de toute son « Equipe orange » et sa huitième place au classement général. Michel HERSE commentait son arrivée et était impressionné par tout le soutien de l’Equipe jusque sur la ligne d’arrivée. Que de bons souvenirs et de belles anecdotes restent gravés dans les mémoires des accompagnateurs et supporters.

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Jean Pierre Grange - Bernard Thanron et Guy Destré - Epinal 1999

En 1999, Bernard et Jean Pierre sont à Epinal pour participer au Championnat de France de 200 km sur le circuit du regretté Gérard LHOTE et qui verra une nouvelle fois Eric DONZE Champion de France. A cette occasion Jean Pierre GRANGE en son nom et celui de KM520 remettra à Eric un maillot tricolore qu’il se fera une joie de porter au départ du Paris-Colmar de la même année.

C’est peut-être le fait d’être né un samedi de bonne heure qui permet à Bernard de tourner le week-end pendant 24 heures ou un peu plus sur les circuits sélectifs en tant que compétiteur. Je serai souvent dans son équipe d’accompagnateurs durant ses marches de sélection à Paris-Colmar. Sa meilleure marque restant à 187 km en 24 heures. Bernard est facilement reconnaissable même de loin sur les épreuves de marche : Son souffle du grand fond rythme ses enjambées et le balancement très énergique de ses bras.

En 2000, Bernard accompagne Elisabeth THANRON-LESCURE sur le Châlons en Champagne – Colmar 360 km. A Kaysersberg, Elisabeth penchant à droite depuis bien avant Epinal sera rattrapée par Jean Cécillon qui penchait à gauche. Ils se saluèrent en se souhaitant mutuellement bonne route jusqu’à Colmar distant de 12 km. Cette image reste gravée dans les mémoires. Elisabeth termine son périple alsacien à 4 h 20 du matin en se classant quatrième.

En 2001, c’est au tour de Bernard de s’aligner sur le Paris-Colmar de 535 km. Je fais partie de son Equipe. Nous verrons arriver au devant de nous dans la nuit Roland Maury, mais quand on le voit c’est mauvais signe, cela veut dire qu’il va arrêter Bernard. En parlementant avec Roland nous le persuadons d’aller jusqu’au PCS de Demange aux Eaux et non de le stopper en pleine campagne complètement noire, soit 326 km après le départ.

En 2002, Bernard est de nouveau au départ de Paris-Colmar de 535 km. Elisabeth THANRON-LESCURE part une nouvelle fois cette année-là de Châlons en Champagne et je fais partie de son équipe. Malheureusement Elisabeth s’arrêtera à Mattaincourt, 4 km après Mirecourt, ne pouvant plus avancer à cause de douleurs vertébrales intenses l’empêchant d’accélérer et de poser correctement les pieds sur le sol. Les douleurs lui résonnent tout le long de son ossature et c’est avec regrets qu’elle est obligée d’abdiquer. Bernard - dont ses équipiers ne l’avaient pas averti de l’arrêt d’Elisabeth - passe Mirecourt avec 2 minutes d’avance sur l’horaire de fermeture du PCS. Toute l’Equipe de Bernard et Alain AUBERTIN - venu en renfort - s’arrachent autour de lui pour lui donner l’impulsion et lui permettre de passer le PCS de Dompaire dans les délais. Jean Claude GOUVENAUX est présent et encourage de toute sa voix Bernard pour qu’il passe très vite ce PCS. Les cloches de l’église sonnent les 10 heures et malheureusement le glas pour Bernard qui arrive sur la ligne de contrôle de Dompaire 3 minutes trop tard. Iil doit terminer son périple ici au km 426. C’est tout de même un gain de 100 km par rapport à 2001. Bernard se fredonne un air de la môme PIAF : « Non rien de rien, non je ne regrette rien ».

En 2003, pour sa troisième tentative, Bernard THANRON muni du dossard 9 repart à nouveau sur Paris-Colmar qui mesure cette fois-ci 515 km. Nous ne passons plus par Sermaize les Bains et Bar le Duc, mais directement par Bar le Duc après le repos de Saint Dizier. C’est un gain de 20 km et 3 heures de marche. Je suis persuadé depuis sa sélection à Bourges que Bernard parviendra cette fois-ci à rallier « pédibus » Colmar.

En calculant bien je lui dis cette fois-ci c’est Colmar et plus si affinité. Bernard arrive à Colmar à 1 h 26 du matin. Il sera classé septième et sera le 68e Colmarien à avoir franchi la ligne d’arrivée depuis 1981. Par la même occasion Bernard rejoint Elisabeth au Palmarès de Colmar et tous les deux deviennent le deuxième couple à avoir franchi la ligne magique colmarienne après les Anglais Sandra et Richard Brown en 1990 et 1992.

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Présentation au public de Bernard - Neuilly sur Marne 2003
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Arrivée de Bernard à Colmar en 2003

En octobre 2006, Bernard revient en tant que compétiteur sur le sélectif de Dijon, pour son retour il accomplira un peu plus de 174 km en 24 heures et Guy LEGRAND le commentateur de l’épreuve le félicite en lui disant : « je ne sais pas si j’aurai été capable de parcourir la même distance que toi si j’avais interrompu les circuits pendant 2 ans ».

En 2007, Bernard participe à plusieurs circuits sélectifs dont Bourges où il lui manque 1,700 km environ pour obtenir sa sélection sur le Paris-Colmar et notre Bernard met tout le paquet sur le circuit de Dijon, mais victimes de nombreuses ampoules Bernard très déçu est obligé de rendre son dossard au bout de 100 km se rendant compte qu’il ne pourrait pas réaliser les minimas pour obtenir son sésame vers l’Alsace.

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Elisabeth et Bernard - Bourges 2007

Bernard participe quand même à Paris-Colmar, mais cette fois-ci en accompagnant « l’Audax et Aigle d’Or » Jean Claude Courcy sur la Promotion 2007 qui est bien sûr ravi d’avoir un tel conseiller de luxe auprès de lui. Jean Claude parvient à réaliser son rêve en marchant sur la Place Rapp à Colmar. Il se classera 5ème de l’épreuve. Ce n’est que du Bonheur comme il le répète souvent.

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Jean Claude Courcy sous la haute protection de Bernard Thanron Promotion Colmar 2007

Pour 2008, Bernard se prépare activement avec tout l’entêtement que nous lui connaissons pour participer cette fois-ci au Paris-Colmar par étapes. Allez Bernard la ligne magique cette fois-ci au sommet du Col du Bonhomme t’attend de « bitume ferme ».

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Dominique Chatillon - Elisabeth - Michèle Ponimballon et Bernard aprés le Colmar 2003

Dès 1983, Bernard est passionné par le don de la plume. Il écrit un article sur les 20 km de Paris qu’il envoie à Jogging International. Son article sera publié dans cette revue spécialisée pour la course à pied.

A partir de 1998, Bernard THANRON se consacre aussi à écrire l’Edito de KM520, le journal de la marche de Pierre et Jean Pierre GRANGE. Depuis plusieurs années Bernard écrit des articles sur les différentes marches auxquelles il participe, KM520 les publie dans chacun de ses numéros mensuels.

Plusieurs années passent et Bernard THANRON façonne un nouvel article sur le Paris-Colmar agrémenté de photos. Il le propose à Jogging International qui, cette fois-ci, n’intéresse pas cette revue.

Je conseille à Bernard d’envoyer son article à VO2 Magazine, à Randonnée et la Marche. Les deux premiers magazines sont intéressés, mais le deuxième ne peut publier qu’une page. Bernard retravaillera en conséquence son article pour le compresser et le faire paraître dans cette revue consacrée plus spécialement à la randonnée pédestre. Gilles BERTRAND rédacteur de VO2 magazine répondra favorablement à Bernard et publiera son article en son entier et l’illustrera avec les photos.

En 2004, Bernard poursuit son don de la plume en remplissant des pages et des pages d’écriture toujours sur la marche, ces pages là lui servent de manuscrit pour la publication de son premier livre paru en mars 2005 sous le titre de «  COLMARCHES ET RÊVES ». Mais ce n’est pas fini. Bernard envisage d’écrire un deuxième livre, il a déjà commandé un numéro d’ISBN.

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Couverture du livre de Bernard "Colmarches et Rêves"

Bernard a le sens de la communication qu’il veut faire partager à tous les amoureux de la grande famille de la marche. Ce qui le navre le plus c’est le peu d’intérêt que portent les médias nationaux à notre humble sport. Mais heureusement quelques médias régionaux passent de temps en temps quelques articles sur notre discipline. Il est vrai que depuis l’effet Yohann DINIZ, certains médias viennent vers ce dernier comme récemment le grand quotidien sportif national qui lui a consacré une demi-page.

Pour terminer ma page anniversaire j’ajoute que Bernard adore le cinéma, le théâtre, les livres, l’histoire, écrire, et la marche bien entendu, etc, etc ... ... ... C’est aussi un « gouteur fin gourmet » et son vin préféré est le Gewurztraminer qui lui rappelle à ses papilles de bons souvenirs alsaciens, n’est ce pas Bernard ! ! !

Bernard je te souhaite à nouveau un Joyeux Anniversaire et longue vie à tes passions et à ta communication.

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La maman de Bernard peut être fière de son fils (Bourges 2007 avec Guy Destré en arrière plan)

Texte de Guy Destré, avec la complicité de Georges et Sylviane Thanron

Daniel DUBOSCQ