BON ANNIVERSAIRE COLMAR
Bon anniversaire Colmar
Le souhait de l’organisateur ne s’est pas réalisé, cette année. Seulement 40 participants ont pris le départ à NEUILLY de la 25ème édition du PARIS – COLMAR à la marche. Hervé DELARRAS aurait tant voulu avoir 50 marcheurs sur la ligne, comme en 1926 pour célébrer les 80 ans de la création de l’épreuve.
Enfin, parmi les 40 participants, les 10 féminines et les 12 marcheurs de l’épreuve promotion ne partent que pour le prologue. En réalité, seuls 18 « élites » tentent cette grande aventure qui permet de rallier la capitale à la cité Alsacienne en moins de trois jours et trois nuits. Les équipes et les véhicules sont prêts, le médecin et le podologue ont donné leur feu vert, la seule inquiétude est donc la météo car pour une fois, en ce dernier jour du mois de mai il fait froid et on redoute la pluie.
Pour la 8ème année consécutive, le service des sports de NEUILLY SUR MARNE organise la marche des enfants pour occuper l’après-midi et pour promouvoir la marche comme un véritable sport. Des tee-shirts étaient remis au moment du goûter, ainsi qu’une brioche HARRYS et une boisson. Cette année « SAAB » le partenaire de l’association nous a permis de récompenser chaque enfant en lui donnant en plus une belle médaille. Ces 500 gamins venus des garderies, des associations et des nombreux clubs ont ainsi pu repartir avec de beaux souvenirs.
A 19h00, sous le regard admirateur de nombreux passionnés, le pistolet libère les concurrents. Ces premiers kilomètres sont importants car l’euphorie remplace le stress et l’énervement. Les applaudissements du public sur le bord de la route font oublier les longs préparatifs. Enfin, les marcheurs peuvent s’exprimer.
La banlieue s’éloigne, le château de CHAMPS SUR MARNE annonce la traversée de TORCY, un autre château à GUERMANTES, un moulin après JOSSIGNY, ce parcours est vraiment très agréable. Dire que l’on critique toujours de façon négative cette banlieue parisienne. Qu’importe également le match de foot à la télé, les fidèles spectateurs regardent passer ces sportifs qui « courent de façon bizarre ».
Surprise à VILLENEUVE LE COMTE , c’est un Suisse, Urbain GIROD qui remporte le prologue. Il a couvert les 28,100 km en 2h30. La vitesse est impressionnante (11,24 km/h) est-ce vraiment exceptionnel pour quelqu’un qui vient de participer à la coupe de monde de marche 3 semaines avant ?
Dominique BERT, lui fermera cette promotion 38 minutes après le Suisse. C’est énorme en seulement 28 km, et pourtant il vient d’effectuer ce prologue à 9 km/h et s’est appliqué à rester bien concentré. Ce marcheur de PESSAC va découvrir le rôle de participant après avoir emmené Roger BRUNET à COLMAR en 2005.
Les féminines ne sont pas en reste, puisqu’Anne-Marie MESMOUDI en 2 h 39 ne devance Kora BOUFFLERT que d’une seule minute et Irina POUTINTSEVA de deux minutes. La bataille s’annonce de toute beauté. L’ascendant psychologique jouera-t-il un rôle pour la suite de la compétition ? La supériorité lors d’un prologue va-t-elle se confirmer entre CHALONS et MIRECOURT, étape longue de 211 kilomètres ?
Pour l’élite, ce 28ème kilomètre ne devait être que le premier des postes contrôles. Mais la surprise vient de Christophe ERARD, le nouveau champion de France des 200km qui stoppe sa progression après seulement 2h32 de marche. Quel dommage d’arrêter si tôt !!!
Les favoris suivent de près, REGY, RODIONOV et URBANOWSKI passent dans cet ordre. La nuit sera froide et longue sur les routes de Seine-et-Marne.
Passage au PCS de VILLENEUVE LE COMTE – km 28.1 :
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1 – ERARD 21.32
2 – REGY 21.39
3 – RODIONOV 21.41
4 – DVORETSKI 21.44
5 – URBANOWSKI 21.45
6 – COSTILS 21.45
7 – BELLOIR 21.55
8 – PAYEN 21.57
9 – PELLERIN 21.57
10 - BIEBUYCK 22.01
11 - HARTMANN 22.03
12 – GILG 22.05
13 – MARECHAL 22.13
14 – BETZ 22.14
15 – DIEN 22.14
16 – GEORGELIN 22.15
17 – PHEULPIN 22.22
18 – FRECHENGUES 22.24
Classement du prologue féminin :
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1 – MESMOUDI 2h38
2 – BOUFFLERT 2H39
3 – POUTINTSEVA 2h40
4 – VARIN 2h49
5 – TARASSEVICH 2h57
6 – BARON 2h59
7 – MAISON 3h02
8 – QUINQUETON 3h23
9 – BERTHAULT 3h24
10 – DOUBLET 3h27
Classement du prologue promotion :
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1 – GIROD 2h29
2 – BUNEL 2h38
3 – LANGLOIS 2h40
4 – HEINRICH 2h40
5 – VARAIN 2h51
6 – ALBRECHT 2h56
7 – HARBULOT 2h56
8 – GIRAUDEAU 2h56
9 – DUFRIEN 2h56
10 – ELIEZER 2h58
11 – ANDRE 3h05
12 – BERT 3h07
La nuit fait ressortir le long défilé des véhicules suiveurs, feux de détresse et gyrophares allumés. Ils se suivent, se dépassent, au rythme des marcheurs et aux musiques des sonorisations. L’OFRASS est présente à chaque intersection et elles sont nombreuses et dangereuses en Seine-et-Marne.
D’importants travaux obligent le cortège à détourner sa route. 2 à 3 kilomètres supplémentaires sont imposés pour nous permettre de retrouver l’itinéraire avant JOUARRE. Aucune remarque n’est faite à l’organisation mais les tableaux de marche ont certainement pris une bonne vingtaine de minutes de retard.
Au km 59, à la FERTE-SOUS-JOUARRE, David REGY est en tête, 2mn devant DVORETSKI et 5mn devant URBANOWSKI, 6 devant RODIONOV. Alain COSTILS, vainqueur de la promotion 2005 a sérieusement levé le pied. Pointant dans le même temps qu’URBA à VILLENEUVE, il compte désormais 12 minutes de retard sur celui-ci à la FERTE. Qui veut aller loin doit ménager sa monture !
Passage au PCS de la FERTE-SOUS-JOUARRE – km 59 :
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1 - REGY 01.27
2 – DVORETSKI 01.29
3 – URBANOWSKI 01.32
4 – RODIONOV 01.33
5 – COSTILS 01.45
6 – BELLOIR 01.56
7 – PELLERIN 02.26
8 – HARTMANN 02.26
9 – GILG 02.27
10 - BIEBUYCK 02.35
11 – MARECHAL 02.46
12 – DIEN 02.48
13 – GEORGELIN 02.50
14 – BETZ 02.54
15 – PAYEN 02.58
16 – PHEULPIN 03.03
17 – FRECHENGUES 03.16
Un Français en tête de PARIS-COLMAR, cela fait plaisir. Et de quelle façon ; après 60 kilomètres de compétition, David marche encore à plus de 10 km/h. Mais le maître URBA va encore plus vite et lui reprend 1 petite minute au PCS de CHARLY. Louison PAYEN peine à 7,5 de moyenne et ne devance Bernard FRECHENGUES que de 60 secondes . Il fait froid et l’humidité va certainement laisser des traces dans les prochaines heures. La température doit rappeler à beaucoup les conditions météos difficiles dans lesquelles se sont déroulées les 8h00 en février dernier. Si l’on retire les lointains étrangers, la plupart des marcheurs étaient venus démarrer leur saison dans cette petite bourgade de l’Aisne.
Passage au PCS de CHARLY – km 76,1 :
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1 - REGY 03.02
2 – DVORETSKI 03.05
3 – URBANOWSKI 03.06
4 – RODIONOV 03.13
5 – COSTILS 03.25
6 – BELLOIR 03.44
7 – HARTMANN 04.17
8 – GILG 04.17
9 – BIEBUYCK 04.30
10 – PELLERIN 04.30
11 – GEORGELIN 04.40
12 – MARECHAL 04.42
13 – DIEN 04.44
14 – BETZ 04.46
15 – PHEULPIN 05.06
16 – PAYEN 05.10
17 – FRECHENGUES 05.11
A CHATEAU-THIERRY (km91) le Russe DVORETSKI a pris le commandement. Il précède REGY d’1 minute et URBANOWSKI de 4 minutes. C’est beau une lutte entre hommes. Pas un mot, pas un regard, mais des sportifs concentrés sur leur effort, les yeux fixés sur l’objectif : Colmar c’est droit devant. 100 kilomètres n’ont pas encore été parcourus et le dernier compte déjà presque 3 heures de retard. Je reconnais certains anciens participants parmi les spectateurs, des fidèles à CHATEAU. Un Colmarien reste attaché à son épreuve, même des années plus tard.
Passage au PCS de CHATEAU-THIERRY – km 91,2 :
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1 – DVORETSKI 04.38
2 – REGY 04.39
3 – URBANOWSKI 04.42
4 - RODIONOV 04.57
5 – COSTILS 05.14
6 – BELLOIR 05.32
7 – GILG 06.08
8 – HARTMANN 06.11
9 – BIEBUYCK 06.20
10 - PELLERIN 06.27
11 – GEORGELIN 06.32
12 – MARECHAL 06.38
13 – DIEN 06.39
14 – BETZ 06.52
15 – FRECHENGUES 07.03
16 – PAYEN 07.08
17 – PHEULPIN 07.19
Les Castels ont eu la politesse d’attendre la levée du jour pour franchir CHATEAU et quelques amis sont là pour les soutenir. La Champagne se profile. Les marcheurs ont passé leur première nuit sur le bitume et l’envie de dormir se fait sentir pour certains.
Très peu de brouillard cette année, c’est normal, il fait froid et le jour va nous faire du bien.
Les vitesses horaires ont baissé pour la plupart des concurrents et se stabilisent entre 7 et 8 km/h, sauf pour le trio de tête, eux sont chacun à plus de 9.
A TRELOU, 112 km ont été parcourus en moins de 12h00 par DVORETSKI, … Thomas BETZ ferme ce long peloton 3 h 44 plus tard. La première nuit a établie la hiérarchie.
Passage au PCS de TRELOU SUR MARNE – km 112.9 :
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1 – DVORETSKI 06.56
2 – REGY 07.00
3 – URBANOWSKI 07.02
4 - RODIONOV 07.29
5 – COSTILS 07.46
6 – BELLOIR 08.06
7 – GILG 08.45
8 – HARTMANN 08.57
9 – BIEBUYCK 09.13
10 - GEORGELIN 09.24
11 – DIEN 09.25
12 – PELLERIN 09.26
13 – MARECHAL 09.34
14 – FRECHENGUES 09.45
15 – PAYEN 10.00
16 – PHEULPIN 10.35
17 – BETZ 10.40
A REUIL, le rythme ne faiblit pas. Comme chaque année, les enfants en récréation toute la matinée sont accrochés au grillage de l’école. Pour les remercier, nous leur donnons une médaille et un jouet offerts par « SAAB » notre partenaire. Quel bonheur ! Du coup les scolaires s’époumonent en criant en coeur : « David…David…David…David… » en attendant le passage du premier français.
Quelle surprise de voir arriver de concert URBANOWSKI et REGY !
URBA dans un geste mécanique longuement rodé et répété tend sa feuille de route et continue sa progression. Ce n’est pas le cas de REGY qui est stoppé net. Pas de véhicule suiveur. Pas de feuille. David s’énerve et piétine sur place. Les enfants derrière la grille de l’école ne comprennent pas ce qui se passe. Plusieurs officiels sont présents et les avis sont partagés. Pas de feuille, c’est l’arrêt sur place disent certains. Le marcheur n’ y est pour rien répond spontanément Jean-Claude GOUVENAUX. Mais le règlement prévoit que le marcheur doit lui-même poser sa feuille précisent encore d’autres personnes. Jean-Claude se met à la place du concurrent qui a passé des jours, des nuits, à s’entraîner, à se préparer, et qui perd bêtement des secondes, d’interminables secondes à attendre son équipe. Il laisse repartir David qui est dans une furie incontrôlée. C’est dommage, URBANOWSKI est parti, David est décroché. 100, 200 mètres, je ne sais pas, mais le trou est fait.
3 minutes plus tard nous voyons se présenter au PCS le camping-car suiveur de David, ainsi que le 2ème camping-car et enfin le vélo. La feuille de route est donnée et remplie. Le problème est réglé mais ce genre d’incident ne devrait plus se reproduire.
BETZ a encore perdu de précieuses minutes puisqu’il augmente de 21 minutes son retard sur Adrien qui le précède. BETZ accuse presque 5 heures de retard sur DVORETSKI.
En milieu de peloton, 3 marcheurs pointent dans la même minute, DIEN, PELLERIN et GEORGELIN. Si l’on ajoute BIEBUYCK, FRECHENGUES et MARECHAL, ils sont 6 en moins de 20 minutes.
Passage au PCS de REUIL – km 128 :
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1 – DVORETSKI 08.37
2 – URBANOWSKI 08.45
3 – REGY 08.46
4 - RODIONOV 09.22
5 – COSTILS 09.41
6 – BELLOIR 10.16
7 – GILG 10.59
8 – HARTMANN 11.01
9 – BIEBUYCK 11.29
10 – DIEN 11.32
11 – PELLERIN 11.32
12 – GEORGELIN 11.32
13 – FRECHENGUES 11.46
14 – MARECHAL 11.49
15 – PAYEN 12.05
16 – PHEULPIN 13.00
17 – BETZ 13.26
La traversée des vignobles se termine comme chaque année par la longue montée vers VENTEUIL, la vue magnifique sur la vallée avant de descendre sur CUMIERES, DAMERY, et l’entrée difficile dans EPERNAY. Terrible passage redouté par beaucoup et constat immédiat sur le tableau de marche. La moyenne horaire des participants avoisine les 6 ou 7 km/h. Pourtant notre trio de leaders ne baisse pas. Ils sont toujours au dessus de 9 et Alexeï RODIONOV pointe désormais à près d’une heure. Cette épreuve est sans pitié pour les moins entraînés, les blessés et les néophytes. Passage très difficile également pour le Belge BIEBUYCK qui à 5,5 km/h perd 6 places depuis REUIL.
Derrière lui, Adrien PHEULPIN force l’admiration en continuant d’avancer dans la douleur.
Il a gagné en 1982, il participe pour la 25ème fois à ce monument, mais cette année, il n’a pas les armes, il est blessé et il souffre. Derrière lui, Thomas BETZ regarde la montre car il n’a plus que 23 minutes d’avance sur l’horaire de fermeture du PCS. A moins de 7 km/h, il va encore passer un, deux, peut-être trois contrôles, mais le couperet ne tient plus que par un fil.
143 km en 20 h 37, c’est une distance que l’on peut faire sur la promotion, mais pour l’élite, chaque minute compte et il ne faut pas partir trop lentement.
Passage au PCS d’EPERNAY - KM 143.8 :
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1 – DVORETSKI 10.13
2 – URBANOWSKI 10.22
3 – REGY 10.23
4 - RODIONOV 11.10
5 – COSTILS 11.46
6 – BELLOIR 12.09
7 – GILG 12.52
8 – HARTMANN 12.58
9 – PELLERIN 13.36
10 – DIEN 13.36
11 – GEORGELIN 13.48
12 – PAYEN 13.55
13 – FRECHENGUES 14.02
14 – MARECHAL 14.05
15 – BIEBUYCK 14.13
16 - PHEULPIN 15.08
17 – BETZ 15.37
Menaçante tout le mercredi, la pluie avait épargné les pieds des concurrents durant la nuit et le matin. Mais les menaces étaient de plus en plus précises et les premières gouttes apparaissent en tout début d’après-midi. Un crachin très fin mais très froid qui n’est agréable pour personne. Les accompagnateurs se couvrent, rentrent dans les véhicules suiveurs et laissent seuls les marcheurs sur ce ruban de bitume couvert de flaques d’eau. Les camions, nombreux sur cette départementale, nous doublent en projetant d’immenses gerbes d’eau.
Les marcheurs ferment les yeux, baissent la tête, et continuent d’avancer, encore et toujours devant. Les moyennes horaires ont fortement chuté variant entre 6 et 7 km/h pour la plupart.
Seul Sergueï ne faiblit pas. A 9 km/h tout rond, l’élève Russe tient la dragée haute au maître URBA qui ne désarme pas. A coups de secondes, les deux hommes rivalisent pas à pas mais l’écart reste stable. Restant en point de mire, David REGY compte presque une heure d’avance sur Alexeï RODIONOV.
A l’arrière, BETZ a accéléré et a dépassé PHEULPIN qui n’avance plus qu’à 5 à l’heure.
Hormis Adrien qui n’est pas à sa place, la hiérarchie est respectée et les marcheurs qui viennent de la promotion occupent au 160ème kilomètre les 7 dernières places. Ils commencent à réaliser l’ampleur de la tâche et les efforts qu’ils devront produire pour aller jusqu’au repos. Saint-Dizier est encore à 90 km.
Passage au PCS de CONDE SUR MARNE - KM 161.8 :
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1 – DVORETSKI 12.13
2 – URBANOWSKI 12.24
3 – REGY 12.31
4 - RODIONOV 13.29
5 – COSTILS 13.57
6 – BELLOIR 14.27
7 – GILG 15.18
8 – HARTMANN 15.32
9 – DIEN 16.04
10 – FRECHENGUES 16.20
11 – GEORGELIN 16.22
12 – PAYEN 16.28
13 – PELLERIN 16.30
14 – MARECHAL 16.56
15 – BIEBUYCK 17.03
16 – BETZ 18.18
17 – PHEULPIN 18.19
Sergueï DVORETSKI résiste toujours et son nom commence à faire jaser. Comment ce Russe avec sa petite équipe peut-il oser narguer le grand URBANOWSKI , Comment fait-il pour ne pas baisser les bras ? L’un et l’autre marchent très bien et sur le tronçon qui les mène à CHALONS, l’écart entre-eux ne varie pas. REGY perd 1 seule minute, Alexeï en perd 15. Il est maintenant à 1h13 de David. Juste derrière, les places ne bougent pas mais nous sommes surpris de voir COSTILS qui n’est pas au mieux, BELLOIR qui gère son allure, et Paul, l’Alsacien que toute une région attend. Paul GILG reflète l’image que nous avions vu à CHATEAU et à BAR LE DUC cette année lors des sélectives. Pour lui, ce n’est pas la bonne année.
A CHALONS les féminines et les marcheurs de la promotion attendent leur heure. Il pleut et l’ambiance sous les arbres du Grand JARD est beaucoup plus calme que la veille à NEUILLY. Beaucoup ont profité de ce jeudi pour finaliser leurs derniers préparatifs, les derniers achats et chacun attend le passage des élites. Dire qu’en 2005 tout le monde cherchait de l’ombre tellement il faisait chaud, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Les féminines ne sont pas nombreuses, et il n’y a pas de nouvelles.
A l’inverse, tous les marcheurs de la promotion découvrent (côté concurrents) ce stress et cette inconnue qui va se dévoiler devant eux : comment marcher au-delà de 170, 180, 200 kilomètres. Cette année, le parcours qui va les mener à MIRECOURT sera ininterrompu.
L’arrêt d’une heure imposé jusqu’en 2005 à BAR LE DUC est supprimé. Il était salvateur pour certains, récupérateur pour beaucoup, mais un dénommé Pascal BIEBUYCK y avait perdu toute illusion et tout espoir l’an passé.
Les positions sont assez figées pour l’avant de la course. Les espoirs de survie s’amenuisent pour l’arrière puisque BETZ et PHEULPIN qui ont retrouvé une marche normale ne pointent qu’avec 15 et 12 minutes d’avance sur la fermeture du PCS.
L’intérêt peut être porté sur les places centrales car une demi-heure seulement sépare le 9ème du 13ème. Avec la fatigue et les éventuelles blessures, les positions vont sûrement changer dans la deuxième nuit. Je croise le regard déterminé des marcheurs de la promo 2005 juste avant le contrôle et je leur rappelle ce que je disais la veille à NEUILLY. Que vous partiez vite ou lentement, un Colmar commence à CHALONS après déjà 180 km de fatigue. Maintenant, il reste 70 bornes pour aller au repos et il ne faut pas réfléchir. C’est dans cette deuxième nuit que se joue le classement final.
Passage au PCS de CHALONS EN CHAMPAGNE – 179,8 :
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1 – DVORETSKI 14.15
2 – URBANOWSKI 14.26
3 – REGY 14.34
4 - RODIONOV 15.47
5 – COSTILS 16.15
6 – BELLOIR 16.41
7 – GILG 17.44
8 – HARTMANN 18.07
9 – DIEN 18.30
10 – FRECHENGUES 18.44
11 – PAYEN 18.51
12 – GEORGELIN 19.00
13 – PELLERIN 19.00
14 – MARECHAL 19.30
15 – BIEBUYCK 19.48
16 – BETZ 20.45
17 – PHEULPIN 20.48
Pour le 3ème contrôle consécutif, l’écart entre les deux premiers est stabilisé à 11 minutes.
Sergueï est bien plus fort que l’on pensait et cette audace va-t-elle faire douter le champion Grégor Adam ?
Des trombes d’eau arrosent la tête de l’épreuve entre CHALONS et POGNY. Mais le trio majeur est encore au dessus de 9 km/h de moyenne depuis le départ. Pourtant une inquiétude rode autour de David REGY, il vient de perdre 13 minutes en seulement 15 kilomètres.
S’est-il changé ? A-t-il baissé de rythme ? S’est-il usé à vouloir suivre URBA ?
Cette sortie de CHALONS n’est facile pour personne et la pluie froide n’augure rien de bon pour les heures à venir. Loin derrière, les deux derniers seront arrêtés. Blessé et malade, Adrien PHEULPIN est classé au 188ème kilomètre, lui qui a gagné cette épreuve, lui qui a tant donné pour la marche, lui qui voulait tant arriver à COLMAR encore une fois.
Le Franc-Comtois qui marche sans chaussettes restera un personnage clé de ces 25 participations. Vainqueur, plusieurs fois deuxième, ou simple participant le nom de PHEULPIN restera gravé dans la mémoire de tous les passionnés.
Thomas BETZ n’a pas la même expérience du grand fond, mais son aventure sur le Colmar 2006 est stoppée bizarrement au passage à POGNY. Il ne reste désormais que 15 élites sur le grand COLMAR.
Entre temps le départ a été donné aux 10 féminines ainsi qu’aux 12 marcheurs de la promotion. La pluie battante ne ralenti pas la cadence. A 10 km/h, Kora et Irina mènent la danse. Au 15ème kilomètre, elles devancent Anne-Marie et Sylviane de 4 minutes.
En catégorie promotion, 2 hommes ont tenté crânement leur chance, Thierry HEINRICH et Patrick LANGLOIS pointent ensemble au contrôle.
Passage au PCS de POGNY – km 194,6 :
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1 – DVORETSKI 15.59
2 – URBANOWSKI 16.10
3 – REGY 16.31
4 - RODIONOV 17.40
5 – COSTILS 18.23
6 – BELLOIR 19.02
7 – GILG 19.52
8 – HARTMANN 20.28
9 – DIEN 20.37
10 – PAYEN 20.51
11 – FRECHENGUES 20.57
12 – PELLERIN 21.11
13 – GEORGELIN 21.34
14 – MARECHAL 21.44
15 – BIEBUYCK 21.52
16 – BETZ 23.01 (arrêt)
Passage au PCS de POGNY (Féminines) – km – 42.9 :
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1 – BOUFFLERT 18.28
2 – POUTINTSEVA 18.28
3 – MESMOUDI 18.32
4 – VARIN 18.32
5 – TARASSEVICH 18.38
6 - BARON 18.41
7 – MAISON 18.48
8 – BERTHAULT 18.51
9 – DOUBLET 18.54
10 – QUINQUETON 18.55
Passage au PCS de POGNY (Promotion) – km 42.9 :
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1 – HEINRICH 18.31
2 – LANGLOIS 18.31
3 – VARAIN 18.37
4 – BUNEL 18.39
5 – HARBULOT 18.40
6 – GIROD 18.44
7 – ALBRECHT 18.44
8 – DUFRIEN 18.44
9 – GIRAUDEAU 18.45
10 – ELIEZER 18.46
11 – BERT 18.45
12 – ANDRE 18.46
En élites, URBANOWSKI s’emploie comme il peut pour grappiller des secondes, mais Sergueï lui tient toujours tête et le rythme ne baisse pas. Ces deux marcheurs approchent les 220 kilomètres en 24 h 00. DVORETSKI est devenu un grand champion et URBA se demande si il sera capable de tenir jusqu’à COLMAR.
David REGY a encore perdu 22 minutes et pourtant il a augmenté d’un quart d’heure son avance sur RODIONOV. Alain COSTILS, en 5ème position a lui aussi lâché du lest et pointe désormais à 3 h 00 du leader. J’ai l’impression que la pluie a fait mal et que le peloton s’étire lentement. Ce n’est peut-être qu’une impression car MARECHAL qui ferme la marche est à sa place et ne compte que 6h39 de retard (30 h 00 pour 215 km) il est largement dans son tableau de marche. Il rattrape le Belge BIEBUYCK et les deux hommes donnent leur feuille dans la même minute.
VITRY, c’est la fête et malgré le froid et la pluie, les spectateurs respectent la tradition et sont présents pour applaudir nos marcheurs. Les enfants de l’école d’athlétisme accompagnent jusqu’au contrôle l’entrée de chaque concurrent. C’est un moment fort et réconfortant après les 2 ou 3 kilomètres de Nationale 4 ou les semi-remorques nous arrosent à chaque dépassement. Chaque année, les marcheurs attendent ce PCS, ou les guirlandes du 14 juillet illuminent le couloir d’accès au contrôle. Je vois des sourires fiers et heureux sur chaque visage.
Les féminines elles aussi sont radieuses, mais l’effort consenti n’est pas le même. Kora est toujours aussi déterminée, et c’est Sylviane VARIN qui est en seconde position. Bernadette est déjà à près d’une heure. En promotion, Thierry HEINRICH précède Patrick LANGLOIS de 4 minutes. La route est encore longue et c’est la joie qui rayonne sur tous les visages.
Urbain GIROD, le vainqueur incontesté du prologue a changé complètement son style et en bon marcheur de fond, il a adopté la position et le pas pour aller loin. Dans cette attitude, je vois quelqu’un de raisonné, qui apprend vite, et sur qui nous allons compter très rapidement.
L’organisateur de VALLORBE est prévenu !!! Il gagnera des circuits rapidement, car avec l’expérience, il sera capable de faire 22h00 aux 200 km.
Passage au PCS de VITRY LE FRANCOIS – km 215.1 :
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1 – DVORETSKI 18.22
2 – URBANOWSKI 18.31
3 – REGY 19.16
4 - RODIONOV 20.19
5 – COSTILS 21.20
6 – BELLOIR 21.48
7 – GILG 23.15
8 – HARTMANN 23.29
9 – DIEN 23.37
10 – FRECHENGUES 23.56
11 – PAYEN 00.02
12 – PELLERIN 00.27
13 – GEORGELIN 00.44
14 – BIEBUYCK 01.01
15 – MARECHAL 01.01
Passage au PCS de VITRY LE FRANCOIS (féminines) – km 63.4 :
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1 – BOUFFLERT 20.43
2 – VARIN 20.47
3 – POUTINTSEVA 20.49
4 – MESMOUDI 20.50
5 – TARASSEVICH 21.01
6 - BARON 21.11
7 – MAISON 21.19
8 – DOUBLET 21.22
9 – BERTHAULT 21.30
10 – QUINQUETON 21.39
Passage au PCS de VITRY LE FRANCOIS (promotion) – km 63.4 :
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1 – HEINRICH 20.40
2 – LANGLOIS 20.44
3 – BUNEL 20.57
4 – VARAIN 21.00
5 – HARBULOT 21.04
6 – DUFRIEN 21.05
7 – GIROD 21.08
8 – ALBRECHT 21.13
9 – BERT 21.14
10 – GIRAUDEAU 21.16
11 – ELIEZER 21.17
12 – ANDRE 21.26
Quels contrastes entre l’avant et l’arrière de l’épreuve élites. Les premiers marchent à la lumière orangée du crépuscule, les derniers avancent dans un brouillard à couper au couteau.
Les deux premiers marchent encore à 8 et demi, les derniers essaient péniblement d’accrocher un 5 et demi. Devant le geste est mécanique, automatique, le regard lucide, derrière, la marche est désordonnée et les yeux sont dans le vague. La promotion prend conscience de la difficulté de marcher une deuxième nuit consécutive. Ce n’est plus un 24 h 00 en circuit, c’est une longue ligne droite, que dis-je, d’interminables longues lignes droites pour atteindre ce repos de SAINT-DIZIER qui devient une obsession. Bientôt 2 heures de repos.
Chez les féminines, la compétition prend la forme que l’on prévoyait.
Trois groupes se forment, avec à l’avant Kora qui emmène les ex-marcheuses de vitesse, Au milieu, Marina TARASSEVICH précède Marie-Claude BARON et Sylvie MAISON, et derrière à deux heures déjà, Annie, Evelyne et Bernadette ferment la marche.
A l’inverse, il est encore prématuré de dessiner l’épreuve promotion. Beaucoup ont misé sur la victoire de Thierry HEINRICH, et il fait honneur à la confiance des spectateurs. Mais il reste tant de kilomètres que nous allons attendre avant de nous prononcer. Pascal BUNEL était à l’aise dans sa ville de NEUILLY, mais il confirme ses prétentions en tenant une 3ème place provisoire. Il devance un autre Pascal, DUFRIEN, l’un des trois sociétaires du Sénart Combs Brie Athlétisme avec Jocelyn ELIEZER et Bernard FRECHENGUES.
Passage au PCS de LARZICOURT – km 229,8 :
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1 – DVORETSKI 20.06
2 – URBANOWSKI 20.15
3 – REGY 21.08
4 - RODIONOV 22.10
5 – COSTILS 23.33
6 – BELLOIR 00.03
7 – GILG 01.28
8 – HARTMANN 01.55
9 – DIEN 01.56
10 – FRECHENGUES 02.07
11 – PAYEN 02.28
12 – PELLERIN 02.57
13 – GEORGELIN 03.02
14 – MARECHAL 03.36
15 – BIEBUYCK 03.46
Passage au PCS de LARZICOURT (féminines) – km 78,1 :
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1 – BOUFFLERT 22.26
2 – VARIN 22.30
3 – POUTINTSEVA 22.34
4 – MESMOUDI 22.36
5 – TARASSEVICH 22.51
6 - BARON 23.02
7 – MAISON 23.14
8 – BERTHAULT 23.30
9 – DOUBLET 23.34
10 – QUINQUETON 23.52
Passage au PCS de LARZICOURT (promotion) – km 78,1 :
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1 – HEINRICH 22.15
2 – LANGLOIS 22.24
3 – BUNEL 22.48
4 – DUFRIEN 22.50
5 – VARAIN 22.51
6 – GIROD 22.57
7 – HARBULOT 22.59
8 – ALBRECHT 23.03
9 – ELIEZER 23.09
10 – GIRAUDEAU 23.09
11 – BERT 23.11
12 – ANDRE 23.26
Le brouillard s’est encore épaissi et les marcheurs ne sont que des ombres dans les phares des véhicules suiveurs. Ce tronçon est l’un des plus difficiles car il n’y a aucun repère. Des kilomètres avant de voir des maisons. Rien, on ne voit rien si ce n’est la nuit noire qui nous entoure. Quelques rares voitures nous dépassent, et les feux rouges s’enfoncent dans la nuit.
Je les vois s’éloigner, je les vois encore, et je me demande si la route restera rectiligne jusqu’à COLMAR ?
DVORETSKI et URBANOWSKI vont arriver au repos avec une moyenne générale supérieure à 9 km/h. C’est incroyable !!! pourtant la fatigue se fait sentir, leur vitesse sur ce tronçon est descendue en dessous de 9. Que dire des derniers qui rament pour ne pas s’endormir et qui peinent à marcher à 5,5 ou 5,6… Huit heures et trente minutes séparent l’homme de tête des trois derniers. Mais c’est certainement parce qu’ils sont 3 ensemble qu’ils vont s’accrocher et parvenir au repos dans les délais. Ils voient le gyrophare de celui qui les précède et cette fixation devient l’obsession qui les fait avancer.
Passage au PCS de SAINT-DIZIER – km 253,1 :
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1 – DVORETSKI 22.48
2 – URBANOWSKI 22.54
3 – REGY 00.07
4 - RODIONOV 01.10
5 – COSTILS 03.20
6 – BELLOIR 03.29
7 – GILG 04.50
8 – FRECHENGUES 05.28
9 – HARTMANN 05.40
10 – DIEN 05.45
11 – PAYEN 06.28
12 – PELLERIN 06.47
13 – BIEBUYCK 07.11
14 – GEORGELIN 07.13
15 – MARECHAL 07.22
Passage au PCS de SAINT-DIZIER (féminines) – km 101,4 :
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1 – BOUFFLERT 01.07
2 – VARIN 01.11
3 – MESMOUDI 01.12
4 – POUTINTSEVA 01.15
5 – TARASSEVICH 01.43
6 - BARON 01.50
7 – MAISON 02.20
8 – DOUBLET 02.41
9 – BERTHAULT 02.48
10 – QUINQUETON 03.12
Passage au PCS de SAINT-DIZIER (promotion) – km 101,4 :
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1 – HEINRICH 00.44
2 – LANGLOIS 00.57
3 – DUFRIEN 01.32
4 – BUNEL 01.40
5 – HARBULOT 01.41
6 – VARAIN 01.42
7 – ALBRECHT 01.49
8 – GIROD 01.57
9 – GIRAUDEAU 02.03
10 – BERT 02.11
11 – ELIEZER 02.20
12 – ANDRE 02.32
Pour les féminines et la promotion, SAINT-DIZIER n’était qu’un simple contrôle, rien de plus, mais comme les élites se sont arrêtés 2 h 00 pour le repos obligatoire, la compétition s’est resserrée et les 3 épreuves se retrouvent mélangées dès la sortie de la ville.
La pluie s’est arrêtée mais le brouillard aura persisté toute la nuit, une nuit très froide. Les concurrents étaient bien pour marcher, mais les accompagnateurs sont transis, l’humidité a transpercé les vêtements, et la levée du jour annonce encore une baisse de la température.
Les élites ont géré leur repos de façons diverses. Les mieux organisés, ne sont restés que 2 h 00 et se sont échauffés, étirés, nourris avant de repartir. Alexeï, avec son expérience de l’épreuve est pourtant arrivé tout seul au repos, perdant quelques précieuses minutes de sommeil et de détente. Son équipe n’avait pas préparé ses affaires.
Comment narrer cette fabuleuse histoire sans citer le nom de « SPORTS AKILEINE » fidèle partenaire depuis 1949, dont la qualité des produits va bien au delà des soins apportés durant l’épreuve et dont l’efficacité des podologues est unanimement reconnue.
Ce moment privilégié de l’arrêt obligatoire est pour moi un instant magique. Partagé entre la confidence, l’intimité, le calme et la souffrance, la vision de visages crispés pendant les soins et l’opposition d’un visage détendu pendant les minutes de sommeil. Je reste toute la nuit en alternant tantôt à accompagner les uns vers leur lit, tantôt à aller voir le chronomètre du contrôleur pour connaître le temps restant avant le réveil ou le départ, …. Ces secondes, ces minutes, ces deux heures qui sont toujours trop courtes pour les marcheurs fatigués, et bien trop longues pour le multi-vainqueur URBANOWSKI qui attend 00 h 48 pour passer enfin à l’attaque. Il est venu pour gagner une 9ème fois, et c’est maintenant que tout va se jouer. Une deuxième place ne l’intéresse pas et il va réaliser un tronçon extraordinaire jusqu’à BAR LE DUC, sa ville fétiche. Il dépasse un Sergueï DVORETSKI hésitant, dès la sortie de la ville repos. Il est vrai que le Russe a pris 5 minutes de repos supplémentaires et les deux hommes sont repartis presque ensemble.
D’autres hommes ont eu recours à des minutes de repos complémentaires, mais il faut savoir prendre le temps de se soigner pour mieux repartir. Annie BERTHAULT a elle aussi profité de la présence des podologues pour se faire soigner les pieds, mais pour elle aussi, ce n’était pas du temps perdu. Elle laisse passer Bernadette QUINQUETON qui découvre cette compétition dans sa décontraction habituelle. Elle manque toujours de confiance en elle, mais chaque kilomètre qui passe nous donne raison de l’avoir invité.
Un qui a perdu gros pendant cet arrêt, c’est Alain COSTILS. Nous ne savons pas exactement les causes (j’écris « les » car elles sont multiples) de ses problèmes. Mauvaise gestion du repos, manque d’alimentation avant l’arrivée ou au réveil, problème dans la concertation des équipes, …. Toujours est-il qu’Alain n’avance qu’à 3,5 km/h et la descente vers BAR LE DUC se transforme pour lui en une descente aux enfers. Il passe le PCS de BAR et s’arrête 50 m après. En remettant de l’essence dans son moteur, il aurait pu repartir, il était encore en 7ème position. Mais la tête n’y est plus… Alain, il faut te reposer, réfléchir, retrouver la sérénité autour de toi et tu reviendras très fort en 2007.
Pascal BIEBUYCK avait repris 2 places avant le repos, mais lui non plus n’a pas bien géré et ses blessures aux pieds l’empêchent de profiter de cette motivation. Il repart très difficilement du repos et galère pour la deuxième année consécutive aux alentours de BAR.
Jamais 2 sans 3, il faudra conjurer le sort.
Passage au PCS de BAR LE DUC – km 273 :
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1 – URBANOWSKI 04.11
2 – DVORETSKI 04.43
3 – REGY 05.54
4 - RODIONOV 06.49
5 – BELLOIR 09.23
6 – GILG 10.39
7 – COSTILS 10.55 (arrêt 50m après le PCS)
8 – FRECHENGUES 11.29
9 – HARTMANN 11.32
10 – DIEN 11.50
11 – PAYEN 11.52
12 – PELLERIN 12.36
13 – GEORGELIN 12.53
14 – MARECHAL 13.02
15 – BIEBUYCK 13.03
Passage au PCS de BAR LE DUC (féminines) – km 121,3 :
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1 – BOUFFLERT 04.14
2 – MESMOUDI 04.26
3 – VARIN 04.37
4 – POUTINTSEVA 04.43
5 – TARASSEVICH 05.23
6 - BARON 05.29
7 – MAISON 05.56
8 – DOUBLET 06.41
9 – QUINQUETON 07.20
10 – BERTHAULT 07.49
Passage au PCS de BAR LE DUC (promotion) – km 121,3 :
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1 – HEINRICH 03.50
2 – LANGLOIS 04.07
3 – VARAIN 05.01
4 – DUFRIEN 05.02
5 – HARBULOT 05.06
6 – BUNEL 05.11
7 – ALBRECHT 05.22
8 – GIROD 05.38
9 – BERT 05.50
10 – GIRAUDEAU 05.53
11 – ELIEZER 06.10
12 – ANDRE 06.42
Les Barisiens, et autres Meusiens se font plaisir et cette petite route entre BAR et LIGNY est un pur bonheur pour Thierry HEINRICH qui est maintenant en tête, toutes catégories confondues. La route lui appartient et la vue de la ville dans laquelle il réside lui donne des ailes. Il met un point d’honneur à passer LIGNY en première position. J’ai moi-même connu ce plaisir en 1990 mais à l’époque j’étais passé de jour et les riverains étaient réveillés. Ce n’est pas le cas pour Thierry, avant 4 h 00 du matin les gens dorment et la fusée HEINRICH traverse les portes de LIGNY sans les spectateurs espérés.
Cédric VARAIN dont je n’ai pas encore parlé me surprend. Ce jeune au style impeccable, au sourire facile, est en 3ème position d’une promotion relevée, et dans l’ensemble assez homogène. Ses 25 ans ne me font pas peur. Il n’est pas trop jeune. Il doit simplement écouter son corps, prendre le temps de bien récupérer entre chaque marche, et nous reparlerons de Cédric dans peu de temps.
Quelques mots pour présenter Jacky ALBRECHT, un Barisien qui vient de passer devant le Président de l’A.S.M. BAR LE DUC. Certainement l’un des moins connus sur la promotion, Jacky fait honneur à son invitation et progresse de PCS en PCS. Il nous prouve lui aussi que cette formule de la promotion est une excellente vitrine pour notre sport, et qu’il ne faut pas obligatoirement avoir participé aux Jeux Olympiques sur 50km pour réussir dans le grand fond. La tête et les bras compensent le manque d’entraînement.
Rien à dire concernant les féminines. Kora est imperturbable et se trouve maintenant devant URBANOWSKI. La distance effectuée pour arriver là n’est pas la même.
Pourtant Grégor Adam ne ménage pas ses chaussures. Sa moyenne sur le tronçon est de 8,76 km/h. Il écarte DVORETSKI de 11 minutes supplémentaires, et compte désormais presque une heure d’avance sur son poursuivant. RODIONOV n’est pas en reste et se reprend à espérer un podium. Et si REGY craquait ce vendredi. La route est encore longue jusqu’à MIRECOURT. La route est trop longue pour BIEBUYCK qui rejoint très difficilement le PCS et stoppe juste après. Je lui laisse le temps d’analyser ses 2 expériences sur la promo et sur son premier Colmar. Lui aussi, nous le reverrons.
Passage au PCS de LIGNY EN BARROIS – km 293,3 :
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1 – URBANOWSKI 06.30
2 – DVORETSKI 07.23
3 – REGY 08.25
4 - RODIONOV 09.10
5 – BELLOIR 12.04
6 – GILG 13.08
7 – HARTMANN 14.00
8 – FRECHENGUES 14.12
9 - PAYEN 14.13
10 – DIEN 14.20
11 – PELLERIN 15.08
12 – GEORGELIN 15.16
13 – MARECHAL 15.43
14 – BIEBUYCK 16.30
Passage au PCS de LIGNY EN BARROIS (féminines) – km 141,6 :
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1 – BOUFFLERT 06.17
2 – MESMOUDI 06.37
3 – VARIN 06.53
4 – POUTINTSEVA 07.02
5 – TARASSEVICH 07.43
6 - BARON 07.54
7 – MAISON 08.37
8 – DOUBLET 09.18
9 – QUINQUETON 10.12
10 – BERTHAULT 10.27
Passage au PCS de LIGNY EN BARROIS (promotion) – km 141,6 :
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1 – HEINRICH 05.47
2 – LANGLOIS 06.15
3 – VARAIN 07.18
4 – ALBRECHT 07.35
5 – BUNEL 07.37
6 – HARBULOT 07.40
7 – GIROD 08.05
8 – DUFRIEN 08.26
9 – BERT 08.28
10 – GIRAUDEAU 08.31
11 – ELIEZER 08.53
12 – ANDRE 09.36
En élites, il ne reste plus que 13 marcheurs en lice, les 10 femmes et nos 12 promotion.
Les écarts sont très importants pour la sécurité, les podologues et le médecin.
Thierry HEINRICH ouvre la route des concurrents qui s’étirent sur plus de 10 heures.
Quelques problèmes sont rencontrés par ceux qui attendent des soins, mais les podos font ce qu’ils peuvent et remonter 80 kilomètres en voiture demande plusieurs heures. La chaleur a fait son apparition, et ce soleil espéré hier durant toute la journée de jeudi fait souffrir les corps meurtris et pas encore habitués à ses premiers rayons. L’année 2006 est étonnante pour la météo, rarement un Colmar n’a connu de telles variations.
La journée du vendredi est cruciale et pour les derniers, il reste encore 24 h 00 à marcher pour rejoindre l’arrivée provisoire. Grégor n’est pas gêné par ces considérations. Il marche et continue d’augmenter son avance.
Gilles BELLOIR accuse un passage délicat. Cette édition est plus dure que la précédente, car en 2005, chaque kilomètre parcouru augmentait son record. Cette année, il connaît et après son expérience douloureuse de GRAIDE en septembre 2005, il réagit et calcule autrement.
Mais il est très fort physiquement et son moral est blindé.
Emmanuel HARTMANN vient de passer près de la maison et je ne l’ai jamais vu si concentré, si bien préparé et si motivé.
Bernard FRECHENGUES à l’inverse n’est pas au mieux. Il penche et chaque spectateur lui demande de se redresser. Il ne peut pas et naturellement, reprend sa progression de travers.
Il souffre, mais ne le dis pas. Seul son physique tordu nous le montre.
Passage à vide confirmé pour le club du S.C.B.A. puisque Jocelyn « Bisous bey » ELIEZER et Pascal DUFRIEN descendent tous deux à 5 à l’heure. En féminines, la baisse de rythme concerne Marie-Claude BARON et Bernadette QUINQUETON qui ne marchent qu’à 5 à l’heure et qui perdent chacune une place.
Bernadette est déjà à 5 h 34 de Kora.
Passage au PCS de DEMANGE AUX EAUX – km 313,2 :
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1 – URBANOWSKI 09.15
2 – DVORETSKI 10.15
3 – REGY 11.10
4 - RODIONOV 11.55
5 – BELLOIR 15.10
6 – GILG 16.08
7 – HARTMANN 17.05
8 - PAYEN 17.12
9 – DIEN 17.22
10 – GEORGELIN 18.13
11 – PELLERIN 18.25
12 – FRECHENGUES 18.28
13 – MARECHAL 19.07
14 – BIEBUYCK 16.30 (arrêt après le PCS de LIGNY)
Passage au PCS de DEMANDE AUX EAUX (féminines) – km 161,5 :
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1 – BOUFFLERT 08.52
2 – MESMOUDI 09.16
3 – VARIN 09.35
4 – POUTINTSEVA 09.50
5 – TARASSEVICH 10.25
6 - MAISON 11.23
7 – BARON 11.51
8 – DOUBLET 12.32
9 – BERTHAULT 13.38
10 – QUINQUETON 13.43
Passage au PCS de DEMANGE AUX EAUX (promotion) – km 161,5 :
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1 – HEINRICH 08.26
2 – LANGLOIS 08.58
3 – VARAIN 09.55
4 – HARBULOT 10.17
5 – BUNEL 10.25
6 – ALBRECHT 10.28
7 – GIROD 11.05
8 – BERT 11.24
9 – GIRAUDEAU 11.40
10 – ELIEZER 12.17
11 – DUFRIEN 12.17
12 – ANDRE 12.38
Tout petit tronçon entre DEMANGE et GONDRECOURT, seulement 9,5 km.
La chaleur est pesante à l’arrière et les baisses de cadence se font sentir. Je prends donc le temps de vous présenter la championne de France 2006 de marche de grand fond féminin. C’est peut-être la plus discrète des féminines, celle que l’on surnomme « PITCHOUNE », ou Sylvie tout simplement. Elle inaugure son titre de championne sur cette grande épreuve et pourtant elle n’est pas à l’honneur. Elle marche entre deux pelotons, à son allure, dans un style de fond, mais son écart avec l’avant se chiffre déjà à près de 3 h 00 au bout d’une journée de compétition.
En promotion, c’est un Belge qui ferme la marche. Il est déjà 5 h 00 derrière Thierry, mais cela importe peu. Hugues ANDRE, l’organisateur des 200km de GRAIDE est venu sur la promo pour prouver à ses équipiers qu’il a les capacités de faire du fond. Pour l’instant les circuits ne lui ont pas été favorables, soit il est juge et partie dans son fief, soit il s’endort dans la nuit, soit … et pourtant il veut se montrer à la hauteur et relever le défi de cette invitation. Il est parti prudemment, et la route est longue, il va remonter au classement.
Passage au PCS de GONDRECOURT LE CHATEAU km – 322,7 :
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1 – URBANOWSKI 10.32
2 – DVORETSKI 11.52
3 – REGY 12.33
4 - RODIONOV 13.15
5 – BELLOIR 16.39
6 – GILG 17.55
7 – PAYEN 18.42
8 - HARTMANN 18.45
9 – DIEN 18.51
10 – GEORGELIN 19.40
11 – PELLERIN 19.54
12 – FRECHENGUES 19.54
13 – MARECHAL 20.35
Passage au PCS de GONDRECOURT LE CHATEAU (féminines) – km 171 :
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1 – BOUFFLERT 10.09
2 – MESMOUDI 10.33
3 – VARIN 10.55
4 – POUTINTSEVA 11.05
5 – TARASSEVICH 11.43
6 - MAISON 12.44
7 – BARON 13.15
8 – DOUBLET 14.04
9 – BERTHAULT 15.13
10 – QUINQUETON 15.36
Passage au PCS de GONDRECOURT LE CHATEAU (promotion) – km 171 :
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1 – HEINRICH 09.36
2 – LANGLOIS 10.06
3 – VARAIN 11.06
4 – HARBULOT 11.37
5 – ALBRECHT 11.47
6 – BUNEL 12.03
7– GIROD 12.38
8 – BERT 13.09
9 - GIRAUDEAU 13.10
10 – ELIEZER 13.48
11 – DUFRIEN 13.58
12 – ANDRE 14.05
Tronçon intermédiaire très long et difficile entre GONDRECOURT et NEUFCHATEAU. Cette entrée dans les Vosges, (entrée que l’on attend depuis Neuilly) me rappelle tant de souvenirs. J’ai rêvé durant des nuits entières de cette borne blanche et jaune qui sépare la Meuse et les Vosges. Depuis l’abandon du passage par VOUTHON BAS et VOUTHON HAUT, j’apprécie chaque année cette superbe route bordée de ses dégradés de verts. Cette départementale et ses grands prés au milieu desquels coule juste un petit ruisseau. Ce sont des paysages que l’on ne peut apprécier que lorsque tout va bien, et c’est le cas pour Alexeï RODIONOV qui réduit son écart avec David REGY. La 3ème place du podium est encore prenable. C’est également le cas pour toutes les marcheuses ainsi que les marcheurs de la promotion qui auront tous la chance de passer de jour et d’apprécier les coins d’ombre. Pour les derniers élites en revanche, l’arrivée de la 3ème nuit augmente la difficulté du relief et les visages sont marqués par la fatigue, le sommeil et la peur de se faire stopper. Il faut marcher, encore et encore, et surtout regarder devant, loin devant, pour éviter de pencher en avant. Je conseille plusieurs concurrents de relever la tête, de respirer, d’utiliser leurs bras. A ce moment de l’épreuve, ce sont les bras et uniquement les bras qui font avancer nos marcheurs.
Arrivé à NEUFCHATEAU, je discute avec plusieurs personnes qui me demandent pourquoi les femmes ne partent pas de NEUILLY, pourquoi une ou deux parmi elles, ne pourraient pas se mêler aux élites, … ? Pourquoi ?… La réponse se lit aisément dans les classements.
Au passage à NEUFCHATEAU, les féminines ont parcouru 202 km (prologue inclus).
La meilleure d’entre-elles, Kora BOUFFLERT a mis 24 h 12 pour couvrir cette distance. Elle serait 5ème ou 6ème chez les hommes car il est difficile de comparer les parcours (topographie, météo, etc...)
A titre de comparaison, Sergueï DVORETSKI a mis 25 h 06 pour faire les 230 premiers km. Par ailleurs, si peut-être deux ou trois femmes sont susceptibles de participer avec les élites, que deviendrait l’épreuve féminine avec seulement 6 ou 7 concurrentes au départ ?
Nous en reparlerons au stage, mais à ce jour, je reste campé sur ma position.
Dans ce CHALONS-COLMAR féminin, la 3ème place vient d’être occupée par Irina POUTINTSEVA qui était restée discrète et Marina TARASSEVICH a elle aussi profité de la baisse de rythme de Sylviane VARIN. En queue de peloton, Bernadette a réussi a passer Annie dont la moyenne de 4 à l’heure sur ce très long tronçon la positionne 1h 08 derrière QUINQUETON au contrôle.
Passage au PCS de NEUFCHATEAU km – 354,4 :
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1 – URBANOWSKI 15.07
2 – DVORETSKI 16.21
3 – REGY 17.01
4 - RODIONOV 17.52
5 – BELLOIR 21.43
6 – GILG 22.51
7 – HARTMANN 23.37
8 - PAYEN 23.53
9 – DIEN 00.14
10 – GEORGELIN 00.45
11 – FRECHENGUES 01.22
12 – PELLERIN 01.23
13 – MARECHAL 01.42
Passage au PCS de NEUFCHATEAU (féminines) – km 202,7 :
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1 – BOUFFLERT 14.32
2 – MESMOUDI 15.10
3 – POUTINTSEVA 15.39
4 – TARASSEVICH 16.06
5 – VARIN 16.08
6 - BARON 17.39
7 – MAISON 17.53
8 – DOUBLET 19.43
9 – QUINQUETON 21.19
10 – BERTHAULT 22.26
Passage au PCS de NEUFCHATEAU (promotion) – km 202,7 :
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1 – HEINRICH 13.35
2 – LANGLOIS 14.33
3 – VARAIN 15.23
4 – HARBULOT 16.31
5 – ALBRECHT 16.42
6 – BUNEL 17.07
7– GIROD 18.21
8 – BERT 18.31
9 – ELIEZER 18.45
10 – ANDRE 18.49
11 – GIRAUDEAU 19.28
12 – DUFRIEN 19.51
Encore 37 kilomètres pour rallier ce repos de MIRECOURT, 37 km qui débutent par la longue montée après NEUFCHATEAU. 37 km de jour ou de nuit, suivant la place des concurrents, 37 km sous la chaleur ou dans le froid et le brouillard qui semble revenir.
Oui, le parcours est le même pour tout le monde, mais les conditions météos peuvent varier rapidement suivant l’heure de passage.
URBANOWSKI gère son avance et souffre de ce manque d’air lié à la chaleur.
RODIONOV souffre lui aussi, mais il croit encore au podium et donne ce qu’il peut pour grappiller des minutes.
A l’arrière, Bernard FRECHENGUES force l’admiration de ses accompagnateurs et souffre en marchant. Il faut tenir et la route est longue…
Sylviane VARIN réalise le meilleur parcours intermédiaire, repasse TARASSEVICH et se rapproche d’Irina à 4 minutes. Annie gère péniblement sa lente progression, mais elle a promis d’arriver à COLMAR et plus elle se rapproche de MIRECOURT, plus elle voit son rêve se réaliser.
En promotion, Cédric VARAIN est plus qu’impressionnant, il se rapproche à 8 minutes de LANGLOIS et se met lui aussi à rêver. Loin derrière Denis GIRAUDEAU lutte contre le sommeil. Heureusement que son équipe est composée de marcheurs compétents et aguerris (Gilles LETESSIER, Bernard GICQUEL ou Dominique CLOVEL entre autres). Il les usent, il les épuisent mais ne les écoute pas. A 4 à l’heure, l’arrivée sera interminable.
Pascal DUFRIEN s’est refait une petite santé et est revenu à 11 minutes.
Passage au PCS de CHATENOIS km – 368,4 :
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1 – URBANOWSKI 17.12
2 – DVORETSKI 18.20
3 – REGY 19.05
4 - RODIONOV 19.49
5 – BELLOIR 00.01
6 – GILG 00.59
7 – HARTMANN 02.11
8 - PAYEN 02.15
9 – DIEN 02.48
10 – GEORGELIN 02.58
11 – PELLERIN 03.49
12 – MARECHAL 03.50
13 – FRECHENGUES 04.12 (arrêté et classé)
Passage au PCS de CHATENOIS (féminines) – km 216,7 :
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1 – BOUFFLERT 16.33
2 – MESMOUDI 17.11
3 – POUTINTSEVA 18.01
4 – VARIN 18.05
5 – TARASSEVICH 18.14
6 - BARON 20.00
7 – MAISON 20.07
8 – DOUBLET 22.24
9 – QUINQUETON 23.59
10 – BERTHAULT 01.37
Passage au PCS de CHATENOIS (promotion) – km 216,7 :
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1 – HEINRICH 15.30
2 – LANGLOIS 17.02
3 – VARAIN 17.10
4 – HARBULOT 18.39
5 – ALBRECHT 18.52
6 – BUNEL 19.50
7 – ELIEZER 20.49
8 – GIROD 21.04
9 – BERT 21.13
10 – ANDRE 21.19
11 – GIRAUDEAU 22.25
12 – DUFRIEN 22.36
L’an passé, URBANOWSKI avait tout donné dans ces 23 derniers kilomètres et avait conforté en un seul secteur son avance sur RODIONOV. Alexeï s’était fait surprendre, mais cette erreur lui a servi de leçon et à son tour il va réaliser une arrivée sans relâche pour revenir à 12 minutes de David REGY. Le Russe a réussi à reprendre 32 minutes en moins de 23 km. Cela sera-t-il suffisant ? Personne ne le sait mais David devra s’employer durant la dernière journée pour conserver sa place sur le podium. A 19 h 00, les enfants sont venus nombreux pour accueillir les champions, mais aussi pour chercher un tee-shirt qui leur a été promis à l’école. En attendant les concurrents, c’est Denis LANGLOIS, Eddy RIVA et le jeune Benjamin SCHMITT qui assurent le spectacle en dédicaçant les brevets de marche et en félicitant les scolaires. Nous leur remettons par la même occasion une médaille en souvenir de l’association.
Thierry HEINRICH qui a survolé cette journée de vendredi arrive avec une heure d’avance sur l’horaire prévu. Cette épreuve promotion aura permis d’animer la compétition et permet aux organisateurs d’envisager un avenir proche avec de beaux marcheurs. Cédric VARAIN en est le meilleur exemple, il entre dans les rues de MIRECOURT dans un style impeccable, et avec un visage radieux. Suivent dans l’ordre Patrick LANGLOIS, puis Francis HARBULOT lui aussi dans une forme et une lucidité impressionnante, qui ne précède Jacky ALBRECHT que de 15 minutes.
En féminines, Kora respecte son tableau et pense au lendemain. Anne-Marie s’est rapprochée à 28 minutes, mais cela devrait être insuffisant pour les 53 derniers kilomètres.
Irina et Sylviane ne sont plus séparées que de 15 minutes elles aussi, la 3ème place peut changer demain la encore . Sylvie MAISON est arrivée peu après minuit, et devance Marie- Claude BARON de 50 minutes.
En élites, hormis les 4 premiers, les poursuivants sont loin, très loin derrière.
Hugues ANDRE a terminé en fanfare, reprenant 4 places en 70 km. Il est 8ème et Urbain GIROD n’est arrivé que depuis 11 minutes. Dominique BERT franchira la ligne lui aussi en pleine nuit, mais le calme de notre banquier lui a permis de gérer son capital.
Comme à SAINT-DIZIER, je décide de passer la nuit à MIRECOURT pour accueillir les marcheurs, les accompagner voir le médecin, le podologue, et comme le brouillard et le froid sont revenus, je vais régulièrement sur la route pour connaître l’évolution des derniers rescapés. Les 3 catégories sont confondues et je vois les souffrances d’Evelyne DOUBLET, le mutisme de Bernadette, la sérénité d’Annie. En promo, j’observe la détermination des équipiers de Denis GIRAUDEAU à emmener ce marcheur qui refuse de les écouter, et qui n’en fait qu’à sa tête.
Derrière, loin derrière, je remonte jusqu’aux derniers qui se battent à coups de secondes pour échapper aux horaires de fermeture. MARECHAL n’avait qu’un quart d’heure à CHATENOIS et il ne faut pas se laisser aller. Il réussit à doubler PELLERIN.
En retournant à MIRECOURT je dépasse dans l’ordre Daniel DIEN, fatigué, mais qui avance, Serge GEORGELIN confiant, il marche, Louison PAYEN , lui, il dort sur la route, mais il réussit à suivre Emmanuel HARTMANN qui souffre depuis des heures et qui est plié en deux. Ses équipiers le maintiennent. Ce n’est pas le cas de Paul GILG qui est bien entouré mais qui marche tout seul. Il retournera encore en Alsace, mais 2006 ne sera pas un bon cru pour lui. C’est également le cas de Gilles BELLOIR, qui assure une très honorable 5ème place, mais qui par moments a dû subir l’épreuve plutôt que de la vivre pleinement.
Leurs arrivées sont espacées et laissent le temps au médecin et aux podologues de faire leur travail. Les marcheurs sont en forme et les pieds ne sont pas trop abîmés. La pluie n’a pas fait trop de dégâts. Le médecin procède à des étirements et des assouplissements toujours difficiles après tant d’efforts. Mais les heureux bénéficiaires en tireront les bénéfices demain matin.
Le jour s’est levé et il reste encore 6 marcheurs susceptibles d’arriver dans les temps. Je retourne faire le point et mes calculs correspondent. Ce sera sans problème pour MARECHAL, DIEN et GEORGELIN. Louison PAYEN dort sur la route et il est dans les temps, mais chaque minute perdue correspond à du repos en moins.
Alain PELLERIN doit tout donner pour entrer dans la capitale du luth dans les délais.
Il arrive à 8h01 et est autorisé à repartir de CORCIEUX si son équipe l’emmène.
Pas de problème aux pieds, feu vert du médecin, il faut partir tout de suite pour se rendre au départ de CORCIEUX.
Arrivée à MIRECOURT - km – 391,3 :
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1 – URBANOWSKI 20.45
2 – DVORETSKI 22.02
3 – REGY 23.01
4 - RODIONOV 23.13
5 – BELLOIR 04.08
6 – GILG 05.06
7 – HARTMANN 06.41
8 - PAYEN 06.55
9 – GEORGELIN 07.06
10 – DIEN 07.17
11 – MARECHAL 07.51
12 – PELLERIN 08.01
Arrivée à MIRECOURT (féminines) – km 239,6 :
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1 – BOUFFLERT 20.32
2 – MESMOUDI 21.01
3 – POUTINTSEVA 21.55
4 – VARIN 22.01
5 – TARASSEVICH 22.17
6 - MAISON 00.19
7 – BARON 01.11
8 – DOUBLET 03.31
9 – QUINQUETON 05.19
10 – BERTHAULT 06.46
Arrivée à MIRECOURT (promotion) – km 239,6 :
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1 – HEINRICH 19.08
2 – VARAIN 20.29
3 – LANGLOIS 21.34
4 – HARBULOT 22.41
5 – ALBRECHT 22.57
6 – BUNEL 00.42
7 – GIROD 01.16
8 – ANDRE 01.27
9 – ELIEZER 02.11
10 – BERT 02.27
11 – DUFRIEN 03.00
12 – GIRAUDEAU 03.36
CORCIEUX est en fête, la fête de la marche.
La rue principale du village, la place, la salle des fêtes, les scolaires, les associations les employés de la mairie, des bénévoles qui ne savent plus quoi faire pour aider, en attendant 10 h 00 ce samedi 3 juin 2006. Oui, c’est l’effervescence dans ce petit village ou chaque habitant a apporté sa pierre à la construction de cet édifice. Des gîtes grand luxe ont été mis à la disposition des marcheurs et accompagnateurs au domaine des Bans. Une station de lavage a été spécialement construite pour que les camping-cars suiveurs puissent vider leurs eaux usées dans les normes et le respect de l’environnement.
Des repas ont été servis toute la nuit avant la mise en place du petit déjeuner. Rien n’a été oublié et l’on doit remercier le maire et l’adjoint aux sports qui se sont démenés pour assurer cet accueil impeccable.
Les champions ont dormi longtemps, se sont fait masser, se sont décontractés, et ont profité des infrastructures pour l’hébergement. Certains sont arrivés en pleine nuit et se sont simplement reposés trois ou quatre heures. Alain PELLERIN et Pascal Marechal n’auront pas cette chance, à peine arrivés, ils devront repartir pour cette dernière ligne droite toute en virages, cette succession des 2 cols pour terminer l’ascension de leur Everest.
Un tout petit tour en ville pour remercier le public et les riverains et déjà le parcours prend de la hauteur sur la pente douce du Plafond. La route est large et agréable, le soleil est déjà chaud pour ce jour de fête.
En élites et en promotion, la victoire ne peut échapper à URBANOWSKI et HEINRICH. En revanche, l’écart de 28 minutes entre Kora BOUFFLERT et Anne-Marie MESMOUDI laisse espérer un final de toute beauté.
Malheureusement, la Parisienne ne prend pas le départ de cette dernière étape. Sa blessure l’ empêche de poser le pied au sol, et la mort dans l’âme, la gagnante de l’édition 2005 se voit obligée de stopper son rêve. Elle ne rééditera pas son exploit de l’an passé et accorde une journée paisible et sereine à la Normande BOUFFLERT.
Que ce sport est dur et ingrat !!!
Anne-Marie était prête après des jours, des semaines, des mois de sacrifices et de préparation. Etre obligée d’arrêter si loin de NEUILLY, si près du but, … Le sport d’endurance réserve des mésaventures imprévues. Souhaitons un prompt rétablissement à celle qui avait gagné le titre de championne de France et CHALONSCOLMAR en 2005. Elle reviendra pour tenter de récupérer ses biens en 2007.
9 femmes, 12 promotions et 12 élites devraient donc arriver dans l’après-midi à COLMAR.
Départ lent et très difficile pour Pascal Marechal et Daniel DIEN. Reprise délicate pour Alain PELLERIN dont les deux heures d’interruption lui ont paru trop courtes. Le peloton est très étiré au passage du Col du PLAFOND et la descente vers ANOULD et FRAIZE accentue les écarts. A FRAIZE, Paul GILG ouvre la route, bien entouré par plusieurs accompagnateurs cyclistes et pédestres. Le représentant Alsacien est fier de sa région et l’expose, cigogne accrochée au rétroviseur, drapeau Français étalé à l‘ arrière du mobile-home, ce spectacle montre une belle image pour le public.
La circulation est très difficile et les véhicules avançant à l’allure des marcheurs créent un embouteillage. Le passage au contrôle de FRAIZE n’est pas évident lorsque plusieurs concurrents arrivent ensembles.
Classement au PCS de FRAIZE - km – 402,8 :
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1 – GILG 11.23
2 – URBANOWSKI 11.27
3 – DVORETSKI 11.27
4 – REGY 11.27
5 - RODIONOV 11.27
6 – BELLOIR 11.30
7 – GEORGELIN 11.39
8 - PAYEN 11.41
9 – PELLERIN 12.01
10 – DIEN 12.02
11 – MARECHAL 12.04
12 – HARTMANN 12.11
Classement au PCS de FRAIZE (féminines) – km 251,1 :
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1 – BOUFFLERT 11.28
2 – VARIN 11.29
3 – POUTINTSEVA 11.30
4 – MAISON 11.39
5 - BARON 11.40
6 – TARASSEVICH 11.49
7 – QUINQUETON 11.53
8 – DOUBLET 11.56
9 – BERTHAULT 11.58
Classement au PCS de FRAIZE (promotion) – km 251,1 :
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1 – HEINRICH 11.27
2 – BUNEL 11.27
3 – VARAIN 11.28
4 – HARBULOT 11.29
5 – LANGLOIS 11.31
6 – DUFRIEN 11.32
7 – ALBRECHT 11.37
8 – GIROD 11.46
9 – GIRAUDEAU 11.49
10 – ELIEZER 11.50
11 – BERT 11.51
12 – ANDRE 11.56
Le repos de la nuit a été bénéfique et les marcheurs observent des vitesses assez soutenues.
A l’inverse, pour Emmanuel HARTMANN, c’est lui qui est soutenu par ses équipiers. Le regard dans le vide, la douleur l’empêchant de marcher correctement, ce sont ses accompagnateurs qui le font avancer. Sans hésiter et pour abréger son calvaire, nous demandons au médecin de redescendre le col et de revenir à FRAIZE pour l’examiner.
Décision délicate mais diagnostic sans appel, Manu est arrêté et classé au pied du BONHOMME. Oui Manu, je sais ce que c’est que d’aller si loin, … plus de 400 kilomètres, mais je sais aussi et je n’ai pas oublié les 10 jours d’hôpital qui ont suivi mon Colmar 1995. Le docteur a un rôle, des droits, et un devoir. Celui d’assurer la santé des sportifs. Manu, tu m’as impressionné par ta volonté, par ta préparation et ta détermination. Ta famille et tes amis t’attendront à COLMAR dès l’an prochain j’en suis sûr.
Pendant ce temps, Sergueï DVORETSKI s’adjuge sans contestation le trophée de la montagne entre FRAIZE et le Col du BONHOMME. 10 kilomètres de montée en 1h 02.
Il est vraiment étonnant et nous voyons en lui un potentiel vainqueur, un finisseur et un marcheur qui sera capable d’être classé aux places d’honneur des différents circuits et sur Colmar.
Dans cette montée du col, certains assurent, d’autres limitent les dégâts.
Comme chaque année, on remarque que plusieurs accompagnateurs sont venus et ont attendu pour effectuer cette montée. Cet incontournable col du Bonhomme situé à 32 km de l’arrivée. Marchant 50 mètres devant le concurrent ou essayant tout simplement se suivre le véhicule, les équipiers ne savent pas ce que peut réellement ressentir le marcheur. Trop loin devant, ils ne servent à rien, et derrière, … pire. Pour être utiles, vous devez être proches du marcheur, vous devez le regarder, l’aider et changer souvent. Pour vous faire plaisir, vous disposez de 364 jours dans l’année pour monter le col. Mais pas pendant le Colmar. Vous vous êtes engagés pour soutenir et encadrer une femme ou un homme, vous devez rester à sa disposition et ne pas vous faire un petit plaisir personnel.
En ce samedi de Pentecôte, il y a du monde en haut de ces 969 mètres d’altitude. Le fond de l’air est frais mais il fait beau.
Classement au PCS du Col du BONHOMME- km – 412,8 :
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1 – DVORETSKI 12.29
2 – GILG 12.38
3 – URBANOWSKI 12.40
4 – REGY 12.40
5 - RODIONOV 12.44
6 – BELLOIR 12.49
7 – GEORGELIN 13.03
8 - PAYEN 13.26
9 – PELLERIN 13.33
10 – MARECHAL 13.49
11 – DIEN 13.50
Classement au PCS du Col du BONHOMME (féminines) – km 261,1 :
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1 – VARIN 12.48
2 – POUTINTSEVA 12.49
3 – BOUFFLERT 12.50
4 – MAISON 13.06
5 - BARON 13.12
6 – TARASSEVICH 13.19
7 – BERTHAULT 13.34
8 – QUINQUETON 13.43
9 – DOUBLET 13.44
Classement au PCS du Col du BONHOMME (promotion) – km 261,1 :
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1 – BUNEL 12.38
2 – HEINRICH 12.43
3 – VARAIN 12.47
4 – DUFRIEN 12.52
5 – HARBULOT 12.53
6 – LANGLOIS 13.00
7 – ALBRECHT 13.02
8 – GIROD 13.11
9 – ANDRE 13.25
10 – GIRAUDEAU 13.26
11 – ELIEZER 13.31
12 – BERT 13.34
La descente sur la plaine d’Alsace est longue et David REGY en profite pour allonger ses grandes jambes. Il marche à 9 km/h dans cette interminable descente avec ses passages à 12, 13% . Ca fait mal aux muscles, aux pieds et les chocs résonnent dans tout le corps.
L’équipe d’accompagnateurs ne doit pas faire d’erreur, ne doit pas relâcher l’attention, le marcheur doit continuer de manger, de se changer et ne doit pas s’endormir. Les nombreux klaxons des véhicules qui nous croisent ou nous dépassent font l’effet de stimulants pour ne pas dormir. Un dame offre des fleurs au passage de chaque concurrent.
D’autres personnes, assises à l’ombre du parasol sur une aire de repos se contentent d’applaudir et de dire un mot d’encouragement. Mais que cette descente est longue !!!
La traversée de KAYSERSBERG est attendue et en ce long week-end, les rues piétonnes n’ont jamais si bien portées leur nom. Les nombreux touristes sont ébahis de voir passer une grande cigogne en tête de cette épreuve. Oui, un Français, en tête à 12 kilomètres de l’arrivée. Puis un autre Français, le surprenant Pascal BUNEL qui vient de réaliser un tronçon irréprochable et qui nous montre ses dernières ressources. Puis c’est au tour de Paul GILG d’honorer l’Alsace, entouré d’une multitude de tee-shirts rouges, rouge comme les géraniums installés sur chaque rebord de fenêtre. Je voudrais m’arrêter pour prendre le temps de regarder, je voudrais que l’épreuve fasse une pause, mais la marche n’est pas finie et nous devons nous précipiter vers Colmar pour accueillir tous nos héros.
Classement au PCS de KAYSERSBERG - km – 432,8 :
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1 – REGY 14.52
2 – GILG 14.55
3 – URBANOWSKI 14.57
4 - RODIONOV 15.02
5 – DVORETSKI 15.08
6 – BELLOIR 15.27
7 – GEORGELIN 16.06
8 – PELLERIN 16.30
9 – PAYEN 16.32
10 – DIEN 17.10
11 – MARECHAL 17.26
Classement au PCS de KAYSERSBERG (féminines) – km 281,1 :
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1 – POUTINTSEVA 15.03
2 – VARIN 15.06
3 – BOUFFLERT 15.19
4 – TARASSEVICH 15.50
5 - MAISON 15.51
6 – BARON 16.21
7 – BERTHAULT 16.52
8 – QUINQUETON 17.11
9 – DOUBLET 17.29
Classement au PCS de KAYSERSBERG (promotion) – km 281,1 :
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1 – BUNEL 14.54
2 – DUFRIEN 15.10
3 – VARAIN 15.12
4 – HEINRICH 15.15
5 – HARBULOT 15.26
6 – LANGLOIS 15.35
7 – ALBRECHT 15.45
8 – GIROD 15.46
9 – ANDRE 16.16
10 – GIRAUDEAU 16.24
11 – BERT 16.34
12 – ELIEZER 17.03
Impérial David REGY qui trace sa route entre les vignobles Alsacien. Il voulait arriver à COLMAR en marchant et il réalise son rêve après 7 tentatives. Il résiste aux assauts de tous ses poursuivants.
Je suis surpris par la fraîcheur de la promotion qui nous assure un final de toute beauté. Pascal BUNEL est sur un nuage, Cédric VARAIN termine en apothéose devant un Pascal DUFRIEN très appliqué.
En féminines, Kora prend le temps d’un petit arrêt à l’entrée de COLMAR. C’est Irina qui assure le tempo et les efforts de Sylviane ne seront pas suffisants pour rattraper la Russe.
Je suis ému lorsque Hugues ANDRE arrive avec son fils dans les bras et en tenant la main de son épouse. Ces images sont belles et se méritent.
Quel superbe final sur cette place RAPP entièrement mise à la disposition des marcheurs et qui se prête parfaitement à la grandeur de cette épreuve. Jocelyn nous fera attendre 19 h 05 pour apporter le rayon de soleil de la Guadeloupe. Il précède les 2 derniers Colmariens Daniel DIEN et son équipe tout en jaune, et Pascal Marechal et son équipe tout en blanc.
Une dernière concurrente, Evelyne DOUBLET va elle aussi mettre un terme à ses souffrances à 19 h 43, allant jusqu’au bout avec son équipe. L’association leur a délivré le prix du fair-play et je les félicite pour leur état d’esprit.
Classement à l’arrivée à COLMAR - km – 445 :
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1 – REGY 16.16
2 – URBANOWSKI 16.28
3 – RODIONOV 16.36
4 – GILG 16.41
5 – DVORETSKI 16.46
6 – BELLOIR 17.12
7 – GEORGELIN 18.02
8 – PELLERIN 18.23
9 – PAYEN 18.48
10 – DIEN 19.17
11 – MARECHAL 19.29
Classement à l’arrivée à COLMAR (féminines) – km 293,3 :
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1 – POUTINTSEVA 16.36
2 – VARIN 16.50
3 – BOUFFLERT 16.57
4 – TARASSEVICH 17.26
5 - MAISON 17.36
6 – BARON 18.21
7 – BERTHAULT 18.56
8 – QUINQUETON 19.25
9 – DOUBLET 19.43
Classement à l’arrivée à COLMAR (promotion) – km 293,3 :
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1 – BUNEL 16.21
2 – DUFRIEN 16.43
3 – VARAIN 16.48
4 – HEINRICH 16.56
5 – HARBULOT 17.08
6 – LANGLOIS 17.20
7 – GIROD 17.15
8 – ALBRECHT 17.36
9 – ANDRE 18.05
10 – BERT 18.26
11 – GIRAUDEAU 18.28
12 – ELIEZER 19.05
Par addition des temps du prologue, de l’étape CHALONS-COLMAR et du dernier tronçon, CORCIEUX-COLMAR, vous trouverez ci-après le classement final des 3 catégories.
Cette édition prouve que des sportifs sont encore capables de vivre une passion, d’emmener avec eux des équipiers qui partagent une expérience inoubliable, et en ces temps de Roland GARROS, de coupe du Monde de foot, et bientôt de Tour de France, de nous rappeler que la définition d’un véritable athlète est : « un esprit sain dans un corps sain ».
Rendez-vous du 6 au 9 juin 2007 pour la 60ème édition de PARIS-NEUILLY-COLMAR à la marche.
Classement final ELITES – 445 km :
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1 – URBANOWSKI Grégor POL 445 km 54H13 8.21km/h
2 – DVORETSKI Sergueï RUS 445 km 55H48 7.97 km/h
3 – REGY David FRA 445 km 56H17 7.91 km/h
4 - RODIONOV Alexeï RUS 445 km 56H49 7.83 km/h
5 – BELLOIR Gilles FRA 445 km 62H20 7.14 km/h
6 – GILG Paul FRA 445 km 62H47 7.09 km/h
7 – GEORGELIN Serge FRA 445 km 66H08 6.73 km/h
8 – PAYEN Louison FRA 445 km 66H43 6.67 km/h
9 – PELLERIN Alain FRA 445 km 67H24 6.60 km/h
10 – DIEN Daniel FRA 445 km 67H34 6.59 km/h
11 – MARECHAL Pascal FRA 445 km 68H20 6.51 km/h
12 – HARTMANN Emmanuel FRA 402.8 Arrêt
13 – FRECHENGUES Bernard FRA 368.4 Arrêt
14 – BIEBUYCK Pascal BEL 293.3 Arrêt
15 – COSTILS Alain FRA 273.0 Arrêt
16 – BETZ Thomas GER 194.6 Arrêt
17 – PHEULPIN Adrien FRA 188.0 Arrêt
18 – ERARD Christophe FRA 28.1 Arrêt
Classement Final FEMININ – 293.3 km :
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1 – BOUFFLERT Kora FRA 293.3 km 37H09 7.90 km/h
2 – POUTINTSEVA Irina RUS 293.3 km 38H12 7.68 km/h
3 – VARIN Sylviane FRA 293.3 km 38H41 7.58 km/h
4 – TARASSEVICH Marina BLR 293.3 km 39H41 7.39 km/h
5 – MAISON Sylvie FRA 293.3 km 41H58 6.99 km/h
6 – BARON Marie-Claude FRA 293.3 km 43H33 6.73 km/h
7 – DOUBLET Evelyne FRA 293.3 km 47H41 6.15 km/h
8 – QUINQUETON Bernadette FRA 293.3 km 49H07 5.97 km/h
9 – BERTHAULT Annie FRA 293.3 km 50H06 5.85 km/h
10 – MESMOUDI Anne-Marie FRA 239.6 km Arrêt
Classement Final PROMOTION - 293.3 km :
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1 – HEINRICH Thierry FRA 293.3 km 35H44 8.21 km/h
2 – VARAIN Cédric FRA 293.3 km 37H09 7.90 km/h
3 – LANGLOIS Patrick FRA 293.3 km 38H34 7.61 km/h
4 – HARBULOT Francis FRA 293.3 km 39H47 7.37 km/h
5 – ALBRECHT Jacky FRA 293.3 km 40H30 7.24 km/h
6 – BUNEL Pascal FRA 293.3 km 40H42 7.21 km/h
7 – GIROD Urbain SUI 293.3 km 42H01 6.98 km/h
8 – ANDRE Hugues BEL 293.3 km 43H37 6.72 km/h
9 – DUFRIEN Pascal FRA 293.3 km 43H42 6.71 km/h
10 – BERT Dominique FRA 293.3 km 45H01 6.52 km/h
11 – ELIEZER Jocelyn FRA 293.3 km 45H15 6.48 km/h
12 – GIRAUDEAU Denis FRA 293.3 km 46H03 6.37 km/h