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Marche de fond et de grand fond           Aujourd'hui 20 novembre nous souhaitons un joyeux anniversaire à Loic Knota et Laurence Bouchard !            
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L’ANALYSE DE JEAN CECILLON

L’Analyse du Paris-Colmar 2008 par Jean Cecillon

52 heures et 43 minutes, c’est le temps mis par Sergueï DVORETSKI pour rallier NEUILLY-SUR-MARNE à COLMAR en marchant. Mais un COLMAR ne se résume pas en une seule durée. De nombreuses anecdotes, des remarques et toute une structure encadrent cette compétition.

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Arrivée de Cédric Doublet sur la place Rapp à Colmar

Analysons donc les détails de cette marche légendaire avec quelques constats pour commencer :

· Pourquoi seulement cinq féminines ont honoré leur invitation ?

· Une certitude ensuite : la catégorie « élites » n’a jamais été aussi ouverte qu’en 2008.

· Qui était capable d’inscrire son nom sur la ligne du palmarès après les 6 victoires consécutives du polonais URBANOWSKI ?

· La catégorie promotion est composée de jeunes marcheurs ambitieux, ont-ils été à la hauteur de leurs prétentions ?

· Enfin, qu’est-ce que la nouvelle catégorie « par étapes » a apporté à l’épreuve et comment les organismes ont-ils encaissé ces tronçons au fil des répétitions ?

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Catherine Forget pendant la présentation à Neuilly sur Marne

Autant de questions qui alimentaient les discussions en suscitant des remarques et des critiques sur le grand parking de NEUILLY-SUR-MARNE ce mercredi 18 juin. Comme chaque année depuis 10 ans déjà, trois pôles d’intérêt monopolisent l’attention l’après-midi. Les concurrents s’affairent au 2ème étage de l’hôtel de Ville pour effectuer les démarches administratives et médicales, leurs accompagnateurs s’activent sur le grand parking pour fignoler les camping-cars suiveurs, et les enfants de la ville marchent en tournant sur un petit circuit afin d’effectuer leur Paris-Colmar. Durant plusieurs semaines, ils ont préparé leur dossard et des banderoles, et aujourd’hui c’est enfin le jour « J ».

Avec leurs centres de loisirs, leurs associations, leurs clubs, toutes les entités de la commune sont mobilisées pour faire marcher les enfants et leur faire reconnaître la marche en tant que sport à part entière. Dans une ambiance festive, les petits nocéens âgés de 3 à 15 ans vont marcher quelques hectomètres avant de repartir en arborant fièrement le tee-shirt et la médaille souvenir. Merci à la ville de Neuilly sur Marne de perpétuer cette tradition.

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Charles Chammartin dans le Col du Bonhomme

19h00 : le départ est donné et le peloton est fortement renforcé par les concurrents de l’épreuve par étapes ainsi que par quelques athlètes de l’équipe de France. Denis LANGLOIS, Sébastien BICHE et Patricia GARNIER pour ne citer qu’eux sont venus en voisins, mais tous sont impressionnés par l’ampleur de la caravane et l’engouement du public. Certains ne marcheront que quelques kilomètres, Sébastien ira jusqu’à VILLENEUVE LE COMTE et aura ainsi le plaisir d’ouvrir la marche devant, loin, très loin devant le peloton des concurrents. Cette excellente initiative doit être renouvelée et permettre ainsi aux marcheurs franciliens d’étoffer l’effectif sur la ligne de départ, sans prendre pour autant la place des Colmariens.

Sans surprise, un russe a gagné PARIS - COLMAR, mais il a fallu attendre les derniers kilomètres pour que Sergueï DVORETSKI soit acclamé sur la place RAPP. Sergueï a été le plus régulier et son expérience l’a aidé pour construire sa victoire. Avec une moyenne de 8,400 km/h, Sergueï n’a pas écrasé l’épreuve, mais il a dominé presque de bout en bout en contrôlant ses adversaires. Un nouveau tsar est sacré, mais son règne pourrait être éphémère tant l’aisance de son dauphin a surpris les fidèles spectateurs.

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Claudine Anxionnat au PCS de Château-Thierry

Quasiment personne ne connaissait Dimitri OSIPOV ; très peu l’avaient vu marcher, mais tous ont découvert un futur grand pour notre discipline. A 42 ans, Dimitri avait choisi de sauter la catégorie promotion pour se lancer d’emblée à l’assaut des 451 kilomètres. Nous connaissions sa valeur sur 28h00 puisqu’il avait déjà parcouru environ 240 kilomètres sur cette durée à ROUBAIX, mais comment allait-il gérer l’arrivée et le démarrage après Saint-Dizier. Dimitri n’a jamais douté, n’a jamais baissé les bras et OSIPOV termine à 20 minutes du vainqueur, un écart infime au regard de son manque d’expérience.

La présence d’Alexeï RODIONOV sur le podium n’est pas une surprise, mais sa victoire en 2000 et ses six deuxièmes places le désignaient comme un probable vainqueur. Alex n’a pas su convertir son potentiel, et à aucun moment il n’a pu accélérer pour faire douter ses adversaires. Il a certainement manqué un mois à la préparation du nocéen pour qu’il soit au top de sa forme. J’espère pour lui que 2008 n’était pas son dernier Colmar, car il mérite de revenir en pleine possession de ses moyens pour pouvoir lutter à armes égales avec ses compatriotes.

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David Ruelle à Villeneuve le Comte

L’analyse est différente pour Alain COSTILS. Il était prêt physiquement et mentalement, mais son manque d’expérience et sa sagesse l’ont empêché d’accéder au podium. Mal informé au départ de CORCIEUX, il n’a pas cherché cette troisième place et termine premier français. Alain ne doit pas être déçu, il met un terme à une saison exceptionnelle pour lui avec cette 4ème place à COLMAR et un titre de champion de France des 200 km. L’avenir se dessine et il ne lui manque pas grand-chose pour progresser encore et diminuer son temps final de deux ou trois heures.

A un degré moindre, je pourrai réécrire les mêmes propos pour Urbain GIROD. Très beau Colmar, mais pourra mieux faire dans les prochaines années. Le suisse a réalisé son objectif de franchir la ligne d’arrivée en affichant un état de fraîcheur physique impressionnant le samedi après-midi. Mais Urbain doit encore cumuler de l’expérience sur les 200 afin de travailler son endurance et éviter une baisse de régime au-delà d’un certain kilométrage.

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Dimitri Osipov

Bernard FRECHENGUES confirme sa régularité en franchissant l’arrivée en sixième position, à seulement 39 minutes du suisse. Bernard prouve que la régularité est la véritable solution pour terminer un Colmar. A 59 ans, le marcheur seine et marnais obtient son meilleur classement sur la distance.

Dominique NAUMOWICZ n’a pas profité de la catégorie promotion et s’est lancé à juste titre avec les élites. Dominique a un énorme potentiel et son équipe a su gérer le tempo dès le départ de CORCIEUX pour rallier l’arrivée dans les meilleures conditions. Le ch’ti manque cependant de maturité sur les circuits sélectifs, et « Dom » devra se préparer mentalement à marcher 3 jours et 3 nuits. Le club des marcheurs roubaisiens a retrouvé un athlète local de grande valeur.

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Dominique Bert

Le vétéran de l’épreuve avait une petite revanche à prendre et sa déception de ne pas être allé jusqu’à Colmar l’an passé avait été difficile à digérer. Cette année, en restant dans son tableau de marche, Jacky ALBRECHT a franchi l’arrivée pour le plus grand bonheur de son équipe. La marche est une discipline que l’on peut pratiquer quel que soit l’âge et nous reverrons Jacky qui n’a pas encore puisé au fond de ses réserves.

A l’opposé, Cédric VARAIN et ses 28 ans était le plus jeune concurrent. Sa participation dans la catégorie promotion 2006 et son année sabbatique en 2007 l’ont renforcé mentalement et physiquement. Cédric a une fois de plus permis au club de CHATEAU-THIERRY de placer un marcheur au classement final. Bien conseillé et fort de cette expérience, Cédric devrait dès l’an prochain grappiller de nombreuses heures pour se classer près des 5 premiers.

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Franck Guillemant dans le Col du Bonhomme

Pour Dominique BERT, son Colmar aurait pu virer au cauchemar, mais le banquier bordelais a géré durant trois jours et trois nuits les différents horaires de fermeture des postes de contrôle. Arrivée à la minute près sous le regard amusé d’Yves TALAGRAND à MIRECOURT, Dominique a pu reprendre la route à CORCIEUX samedi matin et terminer son périple dans la cité alsacienne samedi soir.

Malheureusement, Roger BRUNET n’aura pas réussi ce même exploit. L’œil rivé sur les horaires de fermeture dès le vendredi matin au redémarrage de SAINT-DIZIER, le suisse avait fait le plus gros du travail en retrouvant une certaine marge. Roger a payé ses efforts dans l’après-midi et le couperet est tombé à seulement 4 kilomètres de MIRECOURT. Ce sera partie remise et sûrement avec Madame, car Paola et Roger ont encore leur place parmi les Colmariens.

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Gros plan sur le futur Vainqueur Sergueï Dvoretski

Parmi les autres arrêtés, coup de chapeau particulier à Kévin MARSHALL, cet anglais qui avait décidé de partir directement avec les élites. Avec 355 kilomètres au compteur il a confirmé ses aptitudes et sa détermination. Il sera au départ en 2009 pour terminer son si beau parcours.

Pascal BUNEL a franchi un grand cap après la catégorie promotion. Le laborantin doit encore travailler son mental et sa gestion de l’endurance. Pascal doit réussir à marcher longtemps à vitesse constante pour éviter les coups de barre. Il a la volonté, il verra la ligne à COLMAR.

Pascal DUFRIEN a tout donné pour honorer son invitation. A peine remis de sa maladie, il couvre près de 330 kilomètres ; grand respect Pascal car après les 200 de DIJON je ne te pensais pas capable d’aller si loin et avec un tel état de bien-être.

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Jacky Albrecht

La contre performance de Daniel DIEN peut trouver plusieurs origines. Je pense simplement que son année creuse de 2007 a été une trop grosse coupure. Soit nous le reverrons au mieux de sa forme l’an prochain, soit il pourrait tout arrêter, mais ce serait vraiment dommage.

16ème participant en élites, Nicolaï LUKASHEVICH avait annoncé son intention de prendre le départ avec son compatriote OSIPOV tant que ses jambes lui permettaient de l’accompagner. Avec un seul véhicule suiveur pour deux concurrents, Nicolaï s’est arrêté peu après la tombée de la première nuit.

Comment expliquer l’absence de nombreuses marcheuses dans la catégorie féminine ? Sur les circuits, nous avions déjà ressenti un affaiblissement de la part des concurrentes, mais je gardais espoir pour la grande épreuve. Avec seulement 5 femmes au départ de NEUILLY SUR MARNE, et surtout en tenant compte de l’absence des 3 premières de l’édition 2007, on pouvait se poser plusieurs questions quant à la crédibilité d’une telle compétition.

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Jérémy Cys à Villeneuve le Comte

Sylviane VARIN n’a pas douté. Sans hésiter elle a pris les choses en main, elle a mené de bout en bout son Colmar sans tenir compte de ses adversaires. Elle conclut sa meilleure saison sportive avec un titre de championne de France de grand fond et un vase de Sèvres.

En janvier dernier lors du stage à NEUILLY-SUR-MARNE, Claudine ANXIONNAT ne pensait pas terminer à la deuxième place à COLMAR. En revenant en mai dernier pour participer aux 6h00, elle était épuisée après une saison trop chargée pour décrocher le challenge. Mais Claudine a pris le temps de récupérer, elle a calqué sa marche par rapport à ses rivales et elle a su conserver un rythme efficace avant VITRY pour creuser un écart suffisant. La vosgienne termine en apothéose, ce qui restera certainement sa plus belle saison, elle qui avait juré d’arrêter l’an passé.

Dominique ALVERNHE est sur le papier la marcheuse la plus rapide des participantes. Mais suivant la fable du lièvre et de la tortue, Dominique doit encore travailler son mental pour franchir le cap entre CHALONS et VITRY afin d’éviter cette baisse si importante dans sa moyenne horaire. La montpelliéraine a retrouvé des forces dans les deux dernières étapes, mais elle échoue pour quelques 20 minutes, perdues le jeudi soir.

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Laurent Bovin dans le sas d’arrivée à Colmar, que d’émotions

Avant le départ, la Guadeloupéenne Jacqueline GUIZONNE ne connaissait que les marcheurs du stage et les rares participants aux 28h00 de BOUILLANTE. Jacqueline a profité de tous les instants sur les routes champenoises et vosgiennes pour prendre du plaisir en marchant régulièrement. Elle rallie l’arrivée dans un état de fraîcheur qui en dit long sur ses capacités. Je pense qu’elle reviendra encore mieux préparée l’an prochain pour se mêler à la lutte pour le podium.

Je n’étais pas là lorsque Catherine FORGET a quitté le parcours pour rentrer dans sa région lyonnaise. Je l’avais vu le jeudi midi entre REUIL et EPERNAY. Catherine a découvert le COLMAR par la souffrance et la galère. Je souhaite sincèrement que cette marcheuse souriante revienne en 2009 pour montrer réellement l’étendue de ses capacités. Sous la houlette du même coach et avec son amie Corinne, elles pourraient toutes les deux rivaliser l’an prochain à quelques hectomètres d’écart.

La promotion est une catégorie à part entière et maintenant, le Colmar peut compter sur ce vivier pour animer la compétition. Les douze marcheurs au départ n’étaient pas tous des novices dans la marche de fond. Beaucoup baignent dedans depuis leur plus jeune âge en ayant déjà accompagné leur père ou un membre de leur famille. Cette promotion 2008 m’a fait vibrer et m’a donné de belles sensations en proposant un plateau de qualité et de réels espoirs quant au renouveau de la marche de grand fond. A tous, je le dis, n’attendez pas pour monter en élites. Oui la marche est haute, mais Colmar a besoin de jeunes, Colmar a besoin de concurrents au départ. Je faisais mon premier Colmar à 25 ans et je n’ai jamais regretté d’avoir fait ce choix.

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Nicolas Chatillon dans la montée du Col du Bonhomme

Philippe THIBAUX a dominé ses adversaires dans un style parfait et en conservant une concentration jusqu’aux derniers mètres. Ce marcheur champenois aurait déjà pu participer en 2007, mais il avait décliné l’invitation car il n’était pas prêt. Il s’est brillamment qualifié à CHATEAU-THIERRY où il décrochait une superbe 3ème place en réalisant les 200 km. Philippe est très discret et très réservé, mais son potentiel doit lui assurer de belles performances en élites d’ici quelques années.

Je ne suis pas surpris de la deuxième place de David RUELLE tant la catégorie était incertaine et ouverte. Ce qui m’étonne, c’est la moyenne horaire réalisée par David. Cette vitesse prouve la qualité de cette promotion et je ne peux que la comparer avec les 8,422 réalisés par le vainqueur en élites. Yakoo voulait frapper fort, il a réussit. Le marcheur de MELUN – VAL DE SEINE doit aussitôt rebondir et se préparer à affronter les grands dès l’an prochain.

Ludo SCHAERLAECKENS avait beaucoup marché durant sa préparation et je ne doutais pas de sa résistance. Le belge a assuré un prologue tranquille jusqu’à VILLENEUVE LE COMTE, puis il est reparti sans se poser de question pour la grande étape. Avec une super équipe d’accompagnateurs, Ludo entre en promotion par la grande porte. Charles CHAMMARTIN a profité des aléas de la compétition pour assurer une superbe quatrième place. Le Guadeloupéen n’avait jamais dépassé les 181 km. Il confirme les possibilités que nous avions entrevues lors des 28h00 de BOUILLANTE. A 45 ans, il est dans la force de l’âge pour le grand fond.

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Patrick Asselos

Les marcheurs roubaisiens voyaient en Franck GUILLEMANT un vainqueur potentiel, mais Franck a joué de malchance durant cette saison. Après un arrêt prématuré lors des championnats de France des 200 km, « le deuxième ch’ti » a connu de gros déboires avec son véhicule suiveur et s’en est suivi des problèmes de ravitaillement et de sécurité. Franck n’a pas abandonné ce qui démontre une grande volonté de sa part et il a même pris un malin plaisir à assurer une dernière étape de qualité. Il y aura des jours meilleurs et on reparlera de Franck GUILLEMANT.

Cédric DOUBLET n’était pas mieux dans la sérénité au départ de cette promotion. Il avait eu des problèmes physiques dans sa préparation, il terminait de très gros examens professionnels, et il ne s’était presque pas entraîné. J’étais un peu inquiet de le voir partir aussi vite. Mais le futur lieutenant sapeur-pompier a rapidement trouvé un rythme de croisière. Quel dommage d’avoir un peu craqué sur la fin.

Dans la famille CHATILLON, Dominique a fait parler de lui l’an dernier en effectuant un périple assez original pour ses 50 ans ; mais sur Colmar, c’est Nicolas qui était à l’honneur cette année. Nicolas bénéficie d’une grande taille et par conséquent d’une foulée très adaptée au grand fond. Benjamin de cette marche en 2008, Nico a tout l’avenir devant lui pour travailler son mental et revenir très fort dans deux ou trois ans. Ce travail passera par des participations sur 24h00, afin de cumuler un maximum de kilomètres et de nuits blanches.

La préparation de son mariage prévu le 12 juillet a peut-être un peu perturbé Jérémy CYS. Ce jeune marcheur castel a dosé ses efforts pour rallier l’arrivée en faisant le bonheur de toute son équipe. Il sauve sa 8ème place pour une petite minute, une seule minute d’écart après 300 kilomètres.

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Philippe Thibaux à Corcieux avant le départ

Laurent BOVIN a attendu le jour du départ pour confirmer son engagement et trouver ses derniers accompagnateurs. Ce licencié du C.A. MONTREUIL, l’un des plus grands clubs de France, n’a pas réussi à trouver quatre ou cinq équipiers pour l’aider dans son aventure. Avec une camionnette et un encadrement des plus réduits, Laurent a marché, tout seul, et il boucle la totalité du parcours. Laurent a tout pour prendre du plaisir en marche de fond, mais il doit trouver une structure autour de lui pour ne plus être contrarié par des problèmes organisationnels.

La Suisse était également représentée en promotion avec Sébastien GENIN. Celui qui se surnomme « le petit suisse » est arrivé au terme de ses 299 kilomètres. Sébastien devra cumuler un peu de confiance et de kilomètres lors des circuits sélectifs avant de changer de catégorie, mais il sait déjà que le corps humain détient des réserves insoupçonnées.

Dernier arrivant classé dans cette catégorie, Pascal THEVENIN a bu le calice jusqu’à la lie. En souvenir de toutes celles et ceux qui lui sont chers, Pascal a savouré jusqu’au dernier mètre une compétition à laquelle il ne participera qu’une seule fois et pour laquelle il ne devait pas se louper. Très bien entouré par ses garçons, son frère, ses amis, « Calou » a concrétisé son rêve. Il sait qu’il ne pourra pas participer à la catégorie élites pour l’instant mais à bientôt 50 ans, il a honoré la mémoire de tous ceux qui lui ont transmis ce virus. Bravo Calou.

Patrick ASSELOS sera le seul à s’arrêter en route. Le cap des 200 kilomètres a été fatal au second Guadeloupéen engagé. Epuisé par un excellent début de compétition, Patrick a coincé dès le début d’après-midi du vendredi. Après accord du directeur de l’épreuve, je l’ai personnellement arrêté avant GONDRECOURT.

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Présentation de Ludo Schaerlaeckens sur le podium de Neuilly sur Marne

Je ne peux pas terminer cette analyse sans évoquer la neutralisation exigée dans la traversée de VITRY-LE-FRANCOIS. Le Préfet a réuni en urgence une cellule de crise afin de prendre une décision quant au maintien ou à l’annulation de l’épreuve le jeudi en fin d’après-midi. L’arrivée des féminines a été maintenue dans les conditions normales, mais après le passage au poste de contrôle des élites et des promotions, la compétition a été neutralisée durant 7 kilomètres et un itinéraire bis a été mis en place aussitôt afin de dévier le parcours. Bien qu’ayant gêné les concurrents, cette solution palliative a permis de maintenir le déroulement de PARIS-COLMAR dans les meilleures conditions de sécurité.

Mon analyse sera très succincte au regard de la compétition par étapes. Ma position relativement à l’arrière ne m’a pas permis de les suivre régulièrement. Je sais que Bernard THANRON qui l’a vécu de l’intérieur sera plus à même que moi pour apporter ses commentaires éclairés.

Je terminerai ces quelques lignes en remerciant les quelques 35000 internautes qui sont venus nous rendre une petite visite sur le site afin de suivre et d’animer les pages du direct. Je remercie vivement toute l’équipe qui sur place et à chaque poste contrôle a pris son rôle à cœur pour transmettre l’heure de passage de chaque marcheur. Coup de chapeau enfin à Daniel qui perpétue son Colmar en restant du mercredi au dimanche derrière son écran pour le plus grand bonheur de nos visiteurs. Encore un secrétaire qui n’est toujours pas aux 35 heures…

Petitjean

Daniel DUBOSCQ