Stage 2008
Stage de grand fond (du 17 au 20 Janvier 2008)
Le prochain stage de marche de grand fond aura lieu du jeudi 17 au dimanche 20 janvier 2008 inclus au Centre accueil des Bords de Marne à NEUILLY-SUR-MARNE.
Ces quatre jours sont essentiellement consacrés à la préparation des circuits sélectifs ainsi qu’à PARIS-COLMAR.
La technique de marche et les fondamentaux ne seront pas abordés.
D’ici quelques jours, vous trouverez dans la rubrique concernée sur la page d’accueil les différentes modalités d’inscription ainsi que le programme prévisionnel.
Ce stage sera situé un mois avant les 8h00 de CHARLY et 5 mois et un jour avant PARIS - NEUILLY - COLMAR.
Comme chaque année, il sera réservé à trente marcheuses ou marcheurs maximum avec une priorité pour celles et ceux qui n’ont jamais participé.
Vous souhaitez imprimer le programme du Stage de grand fond qui aura lieu du 17 au 20 Janvier inclus, alors cliquez sur le dossier ci-dessous
Le programme sera le suivant :
Jeudi 17 janvier 2008 :
A partir de 10h30 : accueil des participants et prise en compte de l‘hébergement.
14h00 : présentation du stage, des stagiaires et de l’encadrement.
15h30 : sortie de 2h00 –
21h00 : soirée débat autour de la préparation des marches de grand fond. Calendrier des épreuves 2008 – entraînements – organisation des équipes.
Vendredi 18 janvier 2008 :
9h00 : sortie de 2h45 avec changements de rythme et de dénivelé.
(1h00 de marche A/R sur les bords de Marne - puis 1h30 de marche en montées et descentes
avec changement de rythme à chaque tour). 15’ récupération avec retour au calme.
15h30 : sortie semi-progressive de 2h00 sur les bords de Marne.
21h00 : vidéo du Colmar 2007.
Soirée discussion en regardant et en commentant les images.
Samedi 19 janvier 2008 :
8h30 : sortie de 3h00 dans le parc des 33 hectares.
Entraînement relativement groupé en maintenant une allure régulière.
14h00 : Conférence animée par Alain PETIT (responsable des podologues durant PARIS-COLMAR). Préparation des pieds, soins des ampoules, soins des ongles, entretien de la peau. Réponses aux questions diverses.
15h00 : la sécurité durant les compétitions, séquence animée par Manu de l’O.F.R.A.S.S.
16h00 : Monsieur DAKO – directeur de la société EVASIA présentera les véhicules suiveurs et les modalités de fonctionnement. Réponses aux problèmes rencontrés.
21h00 : Soirée discussion.
Dimanche 20 janvier 2008 :
9h30 : brevet de marche de 20 ou 30 kilomètres autour du Bois de Vincennes, (suivant le niveau de chacun).
14h30 : fin du stage.
Sportivement.
Jean Cecillon
Le direct du stage de grand fond (du 17 au 20 janvier 2008)
Pour la première fois, nous allons vous faire vivre ce stage de l’intérieur.
Les partenaires du stage de grand fond

Guy Destré, notre nouveau responsable Photos et Reportages au sein de l’Association, va vous faire vivre de l’intérieur ce stage de grand fond.
Guy Destré, qui va passer les 4 jours avec les stagiaires, vous racontera la vie du groupe (anecdotes, petites histoires, etc...)
Les principales questions posées et les réponses faites par les initiateurs de ce stage (Jean Cecillon et Guy Legrand), seront mises en ligne afin d’en faire profiter un maximum d’internautes.
Ce stage est animé par Jean Cecillon et Guy Legrand.
Les participants à ce stage sont :
Mesdames :
Claudine ANXIONNAT
Janine FLECYN
Jacqueline GUIZONNE
Véronique NAUMOWICZ
Bernadette QUINQUETON
Messieurs :
Pascal BIEBUYCK
Nicolas CHATILLON
Alain COSTILS
Jérémy CYS
Sébastien GENIN
Urbain GIROD
Franck GUILLEMANT
Thierry HEINRICH
Yves-Michel KERLAU
Bertrand LABARRE
Bruno LEFEVRE
Dominique NAUMOWICZ
Freddy NICOLAS
Michel ROBINET
Jean-Paul SPIESER
Cédric VARAIN
Frédéric JOURD’HUY et Pascal Marechal seront présents au stage à partir de Vendredi soir.
Otello SPADARI sera également sur place pour assurer un reportage (en accord avec les organisateurs de ce stage).
Résumé de la première journée (17 janvier 2008)
L’arrivée des stagiaires s’est déroulée durant la matinée et le repas du midi a permis à chaque participant de faire un peu mieux connaissance.
Première surprise dès 14h00 avec la visite d’Hervé DELARRAS (directeur de PARIS-COLMAR), d’Edouard ANTCZAK (directeur-adjoint), de Roger QUEMENER (vice- président du Cercle des Sports de France), tous trois accompagnés de Christophe MOLLET de la société SPORTS-AKILEINE.

Durant une heure, Hervé DELARRAS a présenté l’édition 2008 de PARIS-NEUILLY-COLMAR, en rappelant que cette magnifique compétition est organisée par un club (le C.S.FRANCE) et que les marcheurs et/ou accompagnateurs n’avaient aucune critique et aucun regard à porter envers l’organisation.
Il a rappelé les difficultés liées aux formalités administratives ainsi que les craintes d’éventuels changements suite aux prochaines élections municipales. Heureusement, la société SPORTS-AKILEINE (principal partenaire de la grande épreuve) assure un fidèle soutien et un suivi podologique incontournable.
Edouard et Hervé ont fait connaissance avec les nouvelles recrues du stage et ils ont confirmé qu’un seul circuit sélectif serait imposé pour être invité cette année. Cependant les marcheurs devront gérer leur calendrier afin de participer aux circuits du printemps et être prêts le 18 juin prochain.
A 15h00, les stagiaires ont effectués un premier entraînement d’une durée de deux heures sur les bords de Marne. Cette sortie, prévue à allure progressive nous a permis de constater les forces en présence et de comparer les différents styles.

Quelle surprise en rentrant de l’entraînement, chaque participant au stage reçoit un cadeau contenant un baladeur /écouteur offert par la société SPORTS AKILEINE ainsi qu’un assortiment de produits de la gamme avec un gel "STOP anti-transpirant", de la crème "NOK anti-frottement" et de la crème "RELAX anti-fatigue". Les marcheuses et les marcheurs pourront tester les produits durant le stage et les utiliser ensuite lors des compétitions.
Merci à la société SPORTS AKILEINE de ces cadeaux très appréciés et utiles pour étayer les conseils que nous dispensons.
Après un dîner très apprécié, la soirée fut consacrée à la présentation du calendrier des marches de grand fond 2008, la préparation de ceux-ci, l’organisation des équipes d’accompagnateurs ainsi que les entraînements. Les idées principales restent les mêmes, aucun marcheur n’ira à COLMAR si il ne s’entraîne pas, il faut profiter des circuits sélectifs pour venir marcher en individuel ou en équipe, et les futurs concurrents doivent commencer à organiser leur COLMAR sans attendre le mois de juin. La réservation des véhicules suiveurs, la recherche des équipiers, la sélection des musiques, l’achat et la préparation des chaussures, etc… doit se faire sans attendre l’invitation.

Plusieurs questions ou remarques concernant la participation et les problèmes qui gravitent autour ont ainsi été abordés et des solutions ont été proposées aux futurs candidats. La soirée s’est terminée vers minuit avant un sommeil bien mérité. La journée de vendredi sera longue…
Bonne journée et à ce soir pour le compte-rendu de la deuxième journée.
Petitjean.
(suite à quelques soucis techniques, nous sommes dans l’impossibilité de mettre en ligne des photos du stage. Veuillez nous excuser)
Résumé de la seconde journée (18 janvier 2008)
Ce vendredi 18 janvier, Franck VANHOOSTUYSE nous rejoint pour l’entrainement du matin. Cette séance très spécifique n’est pas la plus appréciée des stagiaires. Après un échauffement à allure modérée pendant une heure environ, les marcheurs vont devoir parcourir un circuit de 1,3 km en alternant un changement de rythme à chaque tour. Ils effectuent un tour en style de vitesse et un tour en récupération, ceci durant 1 h15’. La séance se termine par une récupération faite lors du trajet retour vers le centre, soit une vingtaine de minutes.

C’est un exercice contraignant, qui est impératif pour préparer les futurs participants aux circuits sélectifs afin de leur faire travailler le cœur, changer régulièrement d’allure et de souffle et enfin pouvoir se préparer à des variations de dénivelés en enchaînant successivement des côtes très pentues et des descentes très ardues.

Le repas du midi est pris dans le calme, mais les anecdotes commencent à fuser et les échanges sont de plus en plus conviviaux. Nous avons apprécié la visite de Jocelyn ELIEZER, l’organisateur des 28h00 de BOUILLANTE en Guadeloupe. Toujours aussi décontracté, mais toujours aussi efficace dans ses résultats, Jocelyn se penche déjà vers l’édition 2008 en novembre prochain. Il suit de près les recommandations faites fin 2007, et il s’attachera particulièrement pour que les remarques et les désidératas émis par les officiels et les concurrents soient suivis d’effets.

Au centre accueil de NEUILLY, une sieste récupératrice a été possible entre 13h30 et 15h00 afin de pouvoir repartir pour 2h00 supplémentaires, toujours sur les bords de Marne, mais en direction de chez Gégène.
Les muscles étaient douloureux pour certains et la moyenne horaire n’était pas élevée. En les regardant marcher, Guy et moi-même avons eu la même réflexion : il est très facile de savoir qui s’entraîne régulièrement cinq ou six fois par semaine. Urbain GIROD, Franck GUILLEMANT, Alain COSTILS sont aux avant-postes.

A l’inverse, les néophytes n’ont pas cette facilité de récupération, mais nombre d’entre eux sont volontaires et décidés, aussi, ils jettent toutes leurs forces pour ne pas subir le stage, et pour que celui-ci soit le plus bénéfique possible.
Quelques assouplissements, une bonne douche et un dîner plus tard et c’est déjà l’heure de la soirée vidéo. Edith et Pierre GAU ainsi que Laurence nous ont rejoint pour l’occasion.
Nous assistons à la projection d’un montage relatant l’édition 2007 de PARIS – NEUILLY – COLMAR.
Un silence quasi religieux inonde la salle et chacun retient son souffle à la vue des soins, des souffrances et des émotions.
Colmar est dur, Colmar est impitoyable, mais un Colmar se mérite et le respect s’impose en regardant de telles images.
Il est 1h30 lorsque volontairement j’interromps le film, il est temps d’aller se reposer car un programme chargé attend les stagiaires.
Je vous donne donc rendez-vous ce soir pour un compte-rendu de cette 3ème journée.
Petitjean.
Résumé de la troisième journée (19 janvier 2008)
La fatigue se fait sentir mais l’envie de marcher est toujours là et les participants au stage repartent à l’entraînement dès 8h45 pour une sortie dans le parc des 33 hectares. Un entraînement de 3h00 à allure constante est prévu et Bernard THANRON nous accompagne. Les marcheurs tournent à des rythmes différents sur un parcours de 2 km environ et les douleurs ressenties au départ s’estompent au fil des kilomètres.
Chacun respecte le programme et le repas du midi est salvateur.
La ponctualité est presque maintenue au moment de commencer la conférence-débat de l’après-midi. Plusieurs personnes nous ont rejoints, des marcheuses et marcheurs comme Sylviane VARIN, Pascal THEVENIN, Daniel DIEN, David RUELLE, des marcheurs organisateurs comme Didier BEAUMONT et Jocelyn ELIEZER, un ex-commentateur de circuits sélectifs et de PARIS-COLMAR lui aussi toujours aussi passionné en la personne de Michel HERSE et des fidèles de la marche de grand fond comme Viviane et Gérard WASQUEL. Edith, Laurence et Pierre GAU assistent également à la conférence.

Ce sont deux podologues de renom qui prennent la parole pour aborder la préparation des pieds, les soins et ce qu’ils appellent « la podologie de guerre ». Alexandra MARCOUX et Alain PETIT évoquent tour à tour les expériences qu’ils ont vécues lors des nombreux PARIS-COLMAR et les conseils qu’ils donnent aux marcheurs sont écoutés avec une attention particulière. J’ai noté la totalité des questions posées et des réponses qui ont été données et je mettrai en ligne très rapidement l’intégralité de leur présentation.

A 15h00, l’ensemble des stagiaires est déçu de ne pas voir Manu de l’OFRASS qui devait intervenir pour la partie sécurité sur la route et lors des compétitions. Manu est souffrant et il s’excuse de ne pouvoir être présent. Aussi, en s’appuyant sur l’expérience de Pierre GAU, nous profitons de ce creux dans le programme pour aborder divers conseils concernant les arrivées des compétitions, la tenue vestimentaire, les inscriptions qui doivent être le plus prématurées possibles, ..etc.

A 16h00 Monsieur DAKO, responsable de « EVASIA / PARIS R.V » une société de location de camping-cars prend la parole pour nous mettre en garde des dégâts qui peuvent survenir sur ce genre de véhicules en insistant sur le coût des réparations. A l’aide du vidéo-projecteur, il explique et démontre l’importance d’être vigilent en conduisant les véhicules. Monsieur DAKO m’a donné le contenu de ses explications et je les mettrai en ligne également.


Quelques remarques sont ensuite faites aux stagiaires et Thierry MARTINEAU présente en quelques chiffres, l’évolution de notre site. Avant de se mettre à table, les stagiaires ont presque failli nous faire rougir en nous remettant un cadeau souvenir et le repas sous forme de buffet froid a permis de continuer cette journée de façon conviviale.
Dans un souci de pouvoir se lever tôt dimanche, plusieurs marcheurs sont allés se coucher relativement tôt. Mais les inconditionnels en voulaient encore et le vidéo fut réinstallé pour pouvoir regarder des images tournées lors des circuits de GRAIDE, ROUBAIX et VALLORBE 2007.





Une grande journée en somme, avec une appréciation générale des interventions de l’après-midi et la satisfaction des réponses obtenues.
Petitjean
Résumé de la quatrième et dernière journée (20 janvier 2008)
5h45 : le réveil est difficile mais c’est le dernier jour du stage et le programme de la matinée est assez minuté. La toilette et le petit déjeuner sont à peine terminés que l’on se dirige vers VINCENNES où le départ des brevets est prévu à 7h30.

Jacqueline BONNET et Jacqueline BOUILLAT sont déjà en poste pour accueillir une cinquantaine de participants. Le principe est simple, une grande boucle sur la route ceinture le bois. Les marcheuses et les marcheurs devront l’effectuer à 3 reprises. Guy, Pascal et moi-même sommes positionnés tous les 3 kilomètres pour assurer des ravitaillements intermédiaires.

La météo nous a épargné des conditions hivernales du mois de janvier et une température de 12° permet à certains de marcher en tee-shirt. De petits groupes se forment et les stagiaires discutent avec les participants habitués des brevets. Le staff complet de Daniel DIEN et ses accompagnateurs, la famille THANRON-LESCURE qui s’est agrandie, André CAHEN, toute l’équipe de NEUILLY-SUR-MARNE autour d’Annie BERTAULT, David RUELLE, des marcheuses de vitesse et bien d’autres encore.

Parmi nos stagiaires, Urbain GIROD fait un cavalier seul. Très souple et décontracté, il boucle les 30 km à plus de 11km/h dans un style parfait. Loin derrière, je suis très heureux de constater que tous les participants terminent leur 30 kilomètres, malgré la fatigue et les entraînements successifs… Bravo à toutes et tous !!!

Mais le spectacle est déjà terminé, les marcheurs ont fait 3 petits tours et …s’en vont !!!
Un diplôme personnalisé est distribué à chacun et déjà il faut retourner libérer les chambres et prendre un dernier repas en commun. Chacun se donne rendez-vous dans un mois pour les 8h00 de CHARLY, et très rapidement le centre accueil des Bords de Marne se vide.
Un immense merci à Michel MEHEUST de mettre à notre disposition ce lieu d’hébergement. Toujours aussi discret et efficace, pour la sixième année consécutive, Michel a permis à une petite trentaine de marcheuses et de marcheurs de se réunir et de partager leur passion. Ce centre accueil est un endroit idéal pour pratiquer notre discipline dans de bonnes conditions.
Encore un grand merci à la ville de NEUILLY-SUR-MARNE, ville dans laquelle nous nous retrouverons le 18 juin prochain pour le départ de la grande aventure annuelle.
A bientôt,
Petitjean
Le centre aéré de Neuilly sur Marne

CHER MARCHONS.COM,
Je t’écris du centre aéré de NEUILLY SUR MARNE où Maman m’a envoyé pour changer d’air et me préparer à faire des plus grandes colonies de vacances.
Je suis parti tout seul en train, j’étais super fier dans le TGV. J’ai quand même un peu pleuré après, dans le RER, car je me suis aperçu que j’avais oublié mon doudou.
Je suis arrivé quasiment le premier au centre aéré (ça a été la dernière fois pendant la durée du centre aéré) ; le directeur de la colo m’a accueilli, il est gentil, il m’a dit « je m’appelle PETIT JEAN » ; c’est même pas vrai : il est grand, donc c’est pas son vrai nom. Il m’a également présenté un autre mono : GUY ; je ne sais pas pourquoi il y en a qui l’appellent GUY ROUX, sans doute parce qu’il est aussi entraîneur, comme l’autre...
PETIT JEAN (mais c’est pas son vrai nom) m’a donné la clé de mon dortoir, c’était le 11, je suis allé y ranger mes affaires et j’ai un peu pleuré (j’avais oublié mon doudou).
Mon copain de dortoir est arrivé, il est gentil, il s’appelle BRUNO. Il m’a dit « c’est moi le chef, alors je prends les clés parce que je ne les perds jamais ». En plus il m’a dit qu’il venait de gagner un concours de beauté en Espagne et que pas moi nananananèreu ; alors j’ai pleuré (j’avais oublié mon doudou) puis j’ai vomi.
Pour les dortoirs, PETIT JEAN (mais c’est pas son vrai nom) et GUY ROUX ont séparé les filles et les garçons, sauf VERONIQUE et DOMINIQUE qui z’étaient ensemble. BRUNO (qu’est le chef de mon dortoir) m’a dit que c’était parce que ils étaient cousins ou frère et sœur car ils ont le même nom. N’empêche, dormir avec une fille : beurk !
Y z’ont aussi séparé les étrangers des français, y avait deux belges (dont un qui est cycliste) et deux suisses. J’ai compris pourquoi après : la guerre 39-45 elle est pas finie car ils veulent tous reconquérir l’Alsace et la Lorraine : ils n’arrêtaient pas de dire « jl’aurai mon Colmar », « Colmar en 2008, c’est pour moi », « tant que j’aurai pas un grand Colmar je r’viendrai »... Faudrait que le prof d’histoire de mon école y vienne au centre aéré de NEUILLY SUR MARNE car y raconte que des âneries en classe (moi aussi d’ailleurs).
Au repas du midi : toute la colo était arrivée, y’avait TITI et URBAIN qui sont fortiches en horlogerie : y en a un qui est Rossignol à Ligny en Barrois et l’autre c’est un coucou suisse. Y’avait aussi le P’TIT NICOLAS : il est vachement grand en fait le P’TIT NICOLAS, en plus il parait que c’est un grand mathématicien, il a inventé un théorème sur la théorie des jeux à Gégé, mais là j’ai pas tout compris, je suis encore à la petite école.
Après le dessert, le directeur de la grande colonie de vacances de Colmar est venu nous voir pour nous dire qu’on devait être très sages au centre aéré de NEUILLY SUR MARNE si on voulait être accepté dans sa grande colo. Ben dis donc : c’est plus sévère que maman à la maison !
Après on est partis faire une promenade au bord de la rivière. Y’a ALAIN (c’est un grand : il a déjà été en colo à Colmar) qu’a dit que c’était le NIL : n’importe quoi ! C’est la Seine, c’est évident car on était en SEINE SAINT DENIS. Je me suis fait des copains gentils, y’avait MICHEL, BERNADETTE, VERONIQUE et JACQUELINE : GUY ROUX et PETIT JEAN (mais c’est pas son vrai nom) avaient apporté le goûter : pain d’épice, eau ; c’était bon. Moi j’ai mangé plein de pain d’épice, mais après j’ai été malade, alors j’ai vomi. Y’avait aussi des messieurs qui faisaient rien que de nous prendre en photo et en vidéo, c’étaient GUY D. et OTELLO (moi je l’appelais Nutella pour faire rigoler les copains). Mais moi, j’ai bien fait attention de pas rester seul avec eux car maman m’a dit de me méfier des monsieurs qui photographient beaucoup les petits garçons, ça s’appelle des podofiles, elle m’a dit.
Le soir, après manger, j’ai vomi et puis PETIT JEAN (mais c’est pas son vrai nom) et GUY ROUX nous ont expliqué comment se faire des copains pour aller dans le grande colo de Colmar. Ben c’est pas évident de se faire des copains !
Vendredi
Déjà BRUNO y s’est trompé avec son téléphone qu’il avait mis à sonner trop tôt, il m’a dit que c’est parce qu’il venait de loin (d’Europe du Nord, ROUEN ou quelque chose comme ça) et que c’était à cause du décalage horaire et que de toute façon c’était lui le chef de dortoir. Comme j’étais fatigué, j’ai pleuré (j’avais oublié mon doudou) après j’ai vomi.
Au p’tit Déj, URBAIN est venu avec un colis qu’il avait reçu, j’avais hâte qu’il l’ouvre, ça devait être du chocolat suisse, des gâteaux, de la confiture et que peut être il partagerait avec nous. C’était de l’avoine : beurk !
Y’a un aussi un nouveau qui est arrivé, JEAN FRANCK qu’il s’appelle, il est très gentil. Sa maman, elle doit être vachement sévère car elle l’oblige à être tout le temps en pantalon court ; en plus, comme il a du poil au menton, elle pourrait faire attention sa maman, c’est la honte pour lui, on voit bien que c’est un pré-ado. Et puis qu’est ce qu’il se promène vite : il a pas le temps de voir le paysage !
Le matin, on est allé faire une promenade, mais en montagne cette fois. Ca devait être L’ALPE D’HUEZ ou le MONT BLANC : ça plaisait vachement bien aux Suisses, ils se sont lâchés, ils se promenaient rudement vite. PASCAL, le belge, ça lui a plu aussi. Le prof de géo y nous avait dit que c’était un plat pays la Belgique, c’est pas vrai : PASCAL il y allait comme un cabri, ça prouve qu’il doit y avoir la montagne. Après, dans la descente, ça secouait : j’ai vomi. Après manger, on a fait une sieste, je me suis pas trop reposé, j’ai pleuré (j’avais oublié mon doudou) et j’ai vomi.
L’après midi, nouvelle promenade, les autres y z’ont rien remarqué mais moi j’ai bien vu qu’on visitait les mêmes endroits : encore la Seine. JEAN PAUL, y nous a fait rigoler, il est parti se promener méga vite, sans doute pour pleurer sans qu’on voie ; il a pas dû voir beaucoup de paysage. Pour revenir, il est rentré rudement lentement sans doute pour continuer à pleurer sans qu’on s’en rende compte. Après, PETIT JEAN (mais c’est pas son vrai nom) l’a grondé parce qu’il s’était perdu ; il lui a dit que s’il n’était pas sage il risquait de ne plus retourner à la grande colo de Colmar.
Justement, le soir on a eu une soirée cinéma : c’était un chouette film qui montrait la colonie de vacances de Colmar. Il faut être vachement bon pour y aller, y font des balèzes de grandes promenades ; des fois on leur lave les pieds (comme Jésus) et y font signer des autographes en donnant une feuille à des messieurs importants qui campent au bord de la route dans les villes : ça doit être une colo de riches... Au départ de la colo de Colmar ils ont l’air tous content, mais après, y’en a, on voit bien qu’ils ont dû oublier leur doudou !
Samedi
On a fait un jeu de piste dans un parc de 33 hectares (330000 m² au prix du m² à Paris, c’était un parc super cher) ; moi j’aime bien les jeux de piste, surtout les questions où je suis fortiche. Sauf que là, PETIT JEAN (mais c’est pas son vrai nom) et GUY ROUX y z’ont oublié les fiches de questions, c’est ballot ! URBAIN, il avait dû oublier ses lunettes, il voyait même pas les flèches alors il faisait plein de tours vachement vite, comme SEBASTIEN, ALAIN et DOMINIQUE (c’est des copains). Nous on n’était pas bêtes, on allait lentement et on trouvait toutes les flèches du premier coup !
L’après midi, après le manger, j’ai vomi, puis un gentil monsieur et une gentille dame sont venus nous apprendre à nous laver les pieds et à nous couper les ongles. Sans doute qu’on ne se lavait pas assez et que PETIT JEAN (mais c’est pas son vrai nom) devait trouver que ça sentait le faisandé dans les chambres...
Après, on a bien rigolé, y’a un monsieur qui nous a expliqué comment ça marche les gros camions pour aller à la grande colo de Colmar et qu’on peut dormir dedans et même faire caca sauf s’il y a des bouteilles d’eau dans les cabinets. Y’a FRANCK (il est amiral à Roubaix !) qu’a dit qu’il savait comment les transformer en bateau en les poussant dans la flotte, il est pas amiral pour rien FRANCK, il est marrant !
Après on a été puni avec des coups de MARTINEAU ; moi j’étais au fond de la classe, j’ai presque rien reçu sauf pour réserver les grosses voitures de la colo de Colmar où il a dit que je m’en occupais avec DANIEL ; j’ai rien compris alors j’ai pleuré (j’avais pas mon doudou). Le soir on a mangé, FRANCK il a bu trop de limonade, il a fait un peu le clown, on s’est bien marré ; après je suis vite allé faire dodo parce que j’avais envie de vomir.
Dimanche
Le lendemain on s’est levés méga tôt pour aller visiter le zoo de Vincennes ; moi j’étais hyper méga content d’aller voir les lions, les girafes et les tyrannosaures. Mes copains du centre aéré, y sont partis à fond la caisse, moi j’étais tout seul derrière et je me suis perdu dans le noir. J’ai pleuré (j’avais pas mon doudou), j’ai fait trois fois le grand tour sans trouver le zoo. Comme animaux, j’ai vu que des chiens, des chevaux et puis aussi des dames qui étaient dans des gros camions comme ceux qu’on a vus hier pour aller à la colo de Colmar. Les camions devaient être trop chauffés car elles étaient obligées de se mettre en maillot de bain, enfin je crois. Elles attendaient peut être le guide pour les amener au zoo.
Après les trois tours, j’ai pleuré (j’avais pas mon doudou) ; pour me consoler, une gentille dame qui s’appelle JACQUELINE, qu’est ma cousine, m’a donné une chouette image et un pin’s, j’étais rudement content. Après on est rentrés au centre, on a lavé les chambres (alors que j’avais rien sali sauf peut être légèrement vomi 4 ou 5 fois) ; on a mangé et pis ça a été la fin du centre aéré.
C’était vachement bien mais je sens que ça va être dur d’arriver à s’inscrire pour la colo de Colmar, ou alors il faudra pas que j’oublie mon doudou.
‘’Sportivement’’ YVES-MICHEL
STAGE DE GRAND FOND DU 17 AU 20 JANVIER 2008 VU PAR GUY DESTRE
Venant à Neuilly sur Marne le jeudi 17 janvier par le pont situé sur la Marne j’ai reconnu le parking réservé aux camping-cars et véhicules accompagnateurs du Paris-Colmar. Mais là les véhicules étaient remplacés par des personnages qui pratiquaient leur sport favori et tenant dans la main « une petite balle de métal de 700 grammes » pour viser une plus « petite balle en bois » tout en se rapprochant d’elle le plus près possible. Ce sport se pratique aussi dans le midi de la France avec ses différents concours. Il s’agit de la pétanque bien entendu.
Je n’allais pas me garer sur le parking puisqu’une barrière en interdisait l’accès, mais tout près de là sur le trottoir aménagé près du « centre équestre » lieu du stage de grand fond 2008 et de l’hébergement des stagiaires. Je vois arriver Bruno Lefèvre qui me demande où se trouve le centre, je lui indique. Il se gare un peu plus loin après avoir trouvé une place pour sa voiture. Quelques stagiaires sont déjà arrivés et s’installent chacun dans leur chambre attribuée par Petitjean en fonction des affinités entre les marcheurs et marcheuses et les rythmes de vie de chacun. Je vous donne ci après la composition des chambrées constituées chacune de une ou deux personnes : Alain Costils et Thierry Heinrich, les Belges Pascal Biebuyck et son accompagnateur et supporter Freddy Nicolas, les Suisses Urbain Girod et Sébastien Genin, Dominique et Véronique Naumowicz, Bruno Lefèvre et Yves-Michel Kerlau, Bertand Labarre et Guy Destré, Otello Spadari et Jean Paul Spieser, Bernadette Quinqueton et Claudine Anxionnat, Cédric Varain et Nicolas Chatillon, Franck Guillemant et Jérémy Cys, Jacqueline Guizonne seule, Michel Robinet seul, Jean Cécillon seul, Guy Legrand seul, « les deux grands pilotes » du stage de grand fond. Puis le lendemain viennent compléter le groupe de stagiaires : Pascal Maréchal et Frédéric Jourd’huy réunis dans la même chambrée. Chaque chambre est équipée de quatre lits d’une place, donc un bas et un haut superposé sur chacune des 2 rangées de lits, une allée centrale menant à la partie sanitaire avec 2 lavabos et glaces, un WC et une douche isolé chacun par une porte. Dans la chambre 2 placards sont destinés pour loger ses affaires personnelles. Que demander de plus.
Vers 12 h 30 chacun se retouve dans la grande salle où sont dressées deux rangées de tables avec les chaises et chacun prend place pour le déjeuner. Tout au long du séjour, les repas sont différents et adaptés à la pratique de notre sport préféré qui est la marche comme chacun peut le deviner. Chaque menu est composé d’une entrée, d’un plat de résistance, salade verte, fromages et desserts. Sur les tables des bouteilles d’eau plate et d’eau pétillante et aussi du vin rouge et rosé.
A 14 heures, les stagiaires reçoivent la visite surprise d’Hervé Delarras président du Cercle des Sports de France et directeur du Paris-Colmar, d’Edouard Antczack directeur-adjoint, de Roger Quémener vice-président du Cercle des Sports de France et de Christophe Mollet de Sports Akiléïne.
A 15 heures, les stagiaires sortent dehors pour accomplir « pédibus » leur premier entraînement de deux heures sur les bords de la Marne. Freddy lui les accompagne sur son VTT. Jean Cécillon et Guy Legrand partent ensemble pour assurer les ravitaillements des marcheurs et marcheuses. Quant à moi je pars avec Otello Spadari le caméraman bien connu des marcheurs et marcheuses de grand fond, et aussi avec Janine Flecyn la secrétaire d’Otello. J’ai longuement discuté avec tous les deux durant les quatre jours de ce nouveau stage. Nous rejoignons le premier lieu de ravitaillement. Chacun de nous a son propre rôle à jouer, ravitailleurs, caméraman, photographe. Tous les stagiaires passent devant nous et s’arrêtent un instant pour se ravitailler et boire un coup voire deux coups d’eau. Les allures sont différentes suivant ceux qui pratiquent 5 à 6 entraînements par semaine et ceux qui n’en font que deux ou trois. Mais chacun est content de se retrouver dans la famille de la marche.
Nous remontons en voiture pour aller nous poster sur le lieu du deuxième ravitaillement. Entre temps, nous voyons Claudine Anxionnat sur les bords de Marne et Otello la filme depuis la voiture qui roule assez lentement. De belles images sont gravées sur la pellicule d’Otello. Vous pouvez les voir sur le site de http://www.telepariscolmar.fr en passant par Google en fait vous verrez Edimat www.edimat.be/2-x.php ?c=1 Cliquer dessus Chaines > TELE PARIS-COLMAR, puis paragraphe le stage de grand fond - cliquer sur : Voir les vidéos dans cette rubrique. Vous y trouverez : l’Interview d’un stagiaire : Franck Guillemant, l’Entraînement du Jeudi, l’Interview de Jean Cécillon Organisateur et la Bande Annonce.
Les stagiaires continuent leur chemin et repassent devant nous, chacun à son allure de croisière les plus rapides devant.
Après 2 heures de route pratiquement plate excepté la remontée sur le pont situé au dessus de la Marne, les stagiaires regagnent le centre d’acceuil pour faire des étirements et ensuite prendre leur douche, se reposer un peu avant de redescendre pour le dîner fort apprécié par chacun.
La soirée débat se termine vers 1 heure du matin. Les stagiaires partent se reposer pour une nuit réparatrice. Pour nous ce n’est pas fini et nous restons avec Petitjean et Otello jusqu’à 3 h 30 mn du matin pour essayer de faire partir une sélection de photos et le texte de la première journée du stage. Nous avons eu un gros soucis avec les photos et malheureusement sans résultats. Petitjean debout de très bonne heure pour aller chercher le pain chez le boulanger, passa aussi chez lui pour essayer d’envoyer les photos toujours sans succès.
Nous regagnons chacun notre chambre à 3h30, et pour moi en ne faisant pas de bruit pour réveiller Bertrand Labarre avec qui je partage la chambre. Mais j’entends le sifflement non pas du rossignol de Ligny en Barrois qui dort en fait je le suppose mais celui du merle des bords de Marne que j’entends à nouveau à 5 heures et à 7 heures. Il est tant de se lever et Bertrand se réveille, il n’a rien entendu heureusement pour lui.
Nous nous préparons pour la deuxième journée, en allant au petit déjeuner. D’après les discussions entendues durant le p’tit déj, certains comme Alain, Thierry et Pascal ont entendu un autre chant d’oiseau non pas siffleur durant la nuit mais plutot ronfleur. Par contre Freddy n’a rien entendu et pour cause c’est lui l’animateur qui s’en donnait à coeur joie pour exercer ses talents de ronfleur professionnel.
Après le petit déjeuner, chacun remonte rapidement dans sa chambre pour prendre quelques affaires pour de nouveau se retrouver en piste pour une nouvelle séance plus spécifique. Après un échauffement d’une heure environ les stagiaires se pointent dans une zone très sélective avec un circuit de 1,300 km qu’ils devront parcourir plusieurs fois et à chaque tour alternant un rythme différent un très rapide et un plus lent et ainsi de suite jusque qu’à la fin de la séance et ceci pendant 1h 15’ environ. Puis un retour au calme en récupération pour revenir vers le centre aéré pour le déjeuner. Jean Franck Vanhoosthuyse est venu rejoindre le groupe pour effectuer cette sortie. Finalement tous ont apprécié ce style d’entraînement, même si celui-ci peut laisser quelques traces.
Cette boucle n’a rien a envier à certains circuits sélectifs comme Château-Thierry, Graide ou Vallorbe par exemple. J’en ai même entendu quelques uns qui disaient que la côte de Vallorbe c’était de la rigolade et pourtant quand je suis allé sur le terrain en octobre dernier j’ai vu comment certains participants essayaient de grimper cette fameuse côte.
Puis le déjeuner est pris dans le calme et certains ayant dépensé pas mal de calories le matin avec cette séance d’entraînement en profite pour bien alimenter « la chaudière » en reprenant du rab de nourriture délicieuse. La convivialité augmente au fur et à mesure des heures passées ensemble. Jocelyn Eliezer rend aussi visite aux stagiaires et discute avec eux. Chacun regagne sa chambre pour une sieste de 1 h à 1 h 30 avant de repartir vers 15 heures pour une nouvelle séance de 2 heures cette fois-ci en allant toujours par les bords de Marne, mais en direction de chez Gégène, pour une marche plus de récupération.
Mais certains ayant des fourmis dans les jambes partent plus vite comme Jean Paul Spieser par exemple, celui ci aura les reproches de Petitjean. Mais au lieu de faire une pause chez Gégène, les stagiaires préfèrent s’arrêter en bordure de Marne dans la nouvelle guinguette nommée « Chez Petitjean et Guitou » et ils apprécient en goûtant « au blanc nouveau cru de la région » et en dégustant les tranches de pain d’épices et les parts de cake et autres friandises. La séance se passe dans la bonne humeur par un temps relativement idéal pour marcher. Après le retour les stagiaires pratiquent quelques étirements et assouplissements, avant de prendre leur douche bien chaude.
Il regagne vers 19 h30 la grande salle pour le dîner, où la famille Gau nous a rejoint dans le centre pour la soirée qui sera consacrée à la projection du film réalisé par Laurence durant le Paris-Colmar 2007, avec des images sublimes et magiques, parfois terribles. Mais c’est ça le Colmar avec ses joies, ses peines, son euphorie, ses blessures, ses émotions et ses souffrances, ses moments d’allègresse, etc... C’est tout ça Colmar. Rien à voir avec certains sports très médiatisés et que ceux-ci en prennent de la graine, ils verront qui sont les vrais sportifs, durs au mal. Chacun des stagiaires est fasciné par les images qui resteront je le pense, gravées dans leurs mémoires.
Petitjean interromp volontairement la séance vers 1 h 30 du matin pour que les stagiaires puissent à nouveau se reposer. Mais pour certains le « merle ronfleur » a encore sévit. Personne ne sait comment faire pour l’arrêter.
La troisième journée est consacrée à parcourir les allées en « terre battue » du parc des 33 hectares où ont lieu en partie les célèbres 6 heures de Neuilly sur Marne organisées par Michel Méheust et le Neuilly sur Marne Athlétisme. Cet entraînement d’une durée de 3 heures permet à chacun de tourner sur un rythme constant sur un circuit de 2 km environ.
Pour cette séance, Bernard Thanron venu en voisin participe avec les stagiaires à cette matinée bénéfique pour chacun d’eux. Pour ma part je parcours le circuit en sens inverse avec Otello et m’arrête en plusieurs endroits pour prendre des photos toutes aussi différentes les unes des autres avec des décors différents suivant le parcours dans ce parc.
Nous croisons quelques promeneurs et Otello derrière la caméra leur pose la question, vous avez vu des marcheurs ce matin dans le parc, mais pour qu’elle raison s’entraînent ils ?
Et certains citent c’est pour Paris-Colmar, l’ancien Strasbourg-Paris. Finalement il y a quand même des connaisseurs et qui sont admiratifs des marcheurs.
Les stagiaires reviennent enchantés de cette matinée. Puis ils vont de nouveau à table pour se restaurer. La famille Gau, Bernard Thanron, Alexandra Marcoux et Alain Petit deux des podologues de Paris-Colmar rejoignent le groupe pour partager le repas. A mes côtés Alain Petit m’apprend qu’il vient de changer d’adresse pour son cabinet de podologie et que depuis le début janvier il vient de s’installer à 150 mètres environ de chez moi au Chesnay non loin du Château de Versailles. Je lui demande son adresse de messagerie qu’il me communique pour lui adresser des photos prises lors de la promotion de Paris-Colmar 2007 puisqu’Alain et Alexandra se sont occupé des pieds de mon poulain Jean Claude Courcy en Champagne, puis à Vitry le François et à Corcieux avant le départ de la troisième étape mémorable pour Jean Claude et moi-même ayant marché tout près du « Grand Maître de Paris-Colmar » avec Grzegorz-Adam Urbanowski pendant 3 km environ. C’est un peu pour cela que j’ai voulu faire sa page anniversaire le 24 décembre dernier.
A 14 heures commence la conférence-débat. Les premiers en lice Alexandra Marcoux et Alain Petit les deux podologues très connus des habitués de Paris-Colmar et donnent des conseils aux stagiaires. Franck Guillemant en très grande forme durant tout le stage pose pas mal de questions. Alexandra et Alain répondent à chacune des questions en donnant leurs réponses.
A 15 heures Manu de l’OFRASS devait nous rejoindre, mais souffrant il n’est pas venu. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Pierre Gau en profite pour donner divers conseils.
A 16 heures Monsieur Dako, responsable de la location des camping-cars EVASIA / PARIS R.V. nous parle pendant une heure, des problèmes concernant les camping-cars et demande aux conducteurs d’être très vigilants pour conduire ce genre de véhicule, etc... Puis Thierry Martineau prend la parole pour présenter en quelques chiffres l’évolution du site de Marchons.com.

Puis, avant de diner, les stagiaires offrent aux organisateurs de ce stage Jean Cécillon, Guy Legrand et Michel Méheust, pour les deux premiers nommés de nouvelles chassures de marche de la marque « Les Charentaises » avec à l’intérieur un produit anti-frottement appelé Vin de Pays Charentais, issu des vignes les mieux chaussées, ainsi qu’une bouteille de blanc beaucoup plus alsacienne pour leur rappeler les Colmar auxquels ils ont participé chacun d’eux. Michel Méheust reçoit une belle boite marquée Jura, mais en fait c’est d’après Pascal Maréchal de « l’eau des Monts d’Ecosse » qui était à l’intérieur de la boite.
Le diner se déroula dans une très grande ambiance et très animée. Didier Beaumont est resté avec nous pendant le repas. Il offrit le champagne aux stagiaires. Franck Guillemant toujours en forme depuis le début du stage anima grandement la soirée qui permit à certains de la poursuivre en regardant les vidéos des circuits sélectifs de l’autômne de Graide, Roubaix et Vallorbe en 2007. C’est encore un coup de 0h30 - 0h45 pour aller dormir.
Le quatrième jour, le réveil est plus matinal car ce dimanche matin, et après le petit déjeuner, les stagiaires ne partent plus directement à pied mais en voiture qui ont été attribuées la veille par Petitjean. Cette fois-ci ce ne sont plus les bords de Marne mais le Bois de Vincennes avec le passage près d’un autre centre équestre après celui de Neuilly sur Marne, les stagiaires doivent passer le long de l’hippodrome de Vincennes lieu fréquenté par les « trotteurs ».
Jacqueline Bonnet Delassaux et Jacqueline Bouilliat accueillaient les stagiaires et les fidèles marcheurs pour le brevet de 30 km. Trois tours de ce circuit sont donc proposés pour cette matinée idéale pour marcher. Une température de 12 à 13 degrés permet de ne pas avoir froid pendant l’évolution de ce brevet. Trois points de ravitaillement différents seront installés par les grands organisateurs du stage de grand fond, le premier sera tenu par Guy Legrand, le second par Pascal Maréchal venu en renfort, et le troisième par Jean Cécillon et Freddy « l’oiseau ronfleur », mais comme il était réveillé je ne l’ai pas entendu ronfler.
Le départ est donné à 7 h 30, il fait encore nuit. Je prends quelques photos, puis je me dirige vers un autre endroit pour prendre quelques photos toujours de nuit avec un groupe compact de marcheurs après environ 2 kilomètres. Je ne me rends pas aux deux premiers postes de ravitaillement, car après 9 heures du matin, des barrières interdisent la circulation automobile pour permettre aux sportifs vincennois ou des environs de pratiquer leur sport favori, tels que la marche, le cyclisme, le jogging et même le cheval dans les allées cavalières.
Je rejoins le troisième point de ravitaillement. Le groupe compact que j’avais vu précédement est complétement éclaté puisque se présente seul devant les ravitailleurs et le photographe Urbain Girod, un peu plus tard Franck Guillemant toujours aussi à l’aise durant ces quatre jours, c’est au tour de Dominique Naumowicz accompagné de David Ruelle de se ravitailler. Les uns et les autres passent à leur rythme en s’arrêtant pour boire et manger. Véronique Naumowicz s’arrête un instant avec Claudine Anxionnat juste pour boire deux doigts d’un liquide limpide. Je pense qu’elle a dû ramener cette mesure de deux doigts durant son récent voyage en Guadeloupe, pour accompagner Dominique. Claudine m’a prêté sa caméra pour filmer le déroulement de ce brevet.
Puis les tours se sont enchaînés avec le passage de chacun des stagiaires devant nous. Après 10 heures les allées du bois étaient très fréquentées par les sportifs de toute trempe.
Lorsque à son troisième tour Urbain passe devant nous, un joggeur assez enveloppé s’arrête devant nous et pose la question à quelle vitesse va t’il ? Petitjean lui répond à 12 à l’heure. Et le joggeur de répondre moi je ne vais qu’à 8 à l’heure et ajoute je reste admiratif. Il nous demande aussi dans quel cadre marche t’il ? Et de lui répondre dans le cadre du stage de grand fond et de la préparation pour les sélectifs et la préparation de Paris-Colmar.
Tous les stagiaires étant passés devant nous, pendant leur troisième ronde, nous regagnons le lieu du départ de ce brevet. Yves-Michel Kerlau me demande de faire quelques photos de lui en compagnie de sa cousine qu’il a retrouvée le matin pendant l’inscription du brevet. Sa cousine a détenu le record du monde de 5000 mètres marche et Yves-Michel était fier jadis de dire à ses copains qu’il avait une cousine recordwomen du monde de marche. Et oui, j’ai fait les photos de la cousine et du cousin enfin réunis. La cousine étant Jacqueline Bonnet Delassaux et le cousin le petit garçon qui avait oublié son doudou à Nantes pour venir à la colonie de vacances du centre aéré de Neuilly sur Marne.
Et en plus il est fier ce petit Yves-Michel car Jacqueline lui a remis une belle image intitulée Brevet de Marche de 30 km. Et au bas de cette image il me dit j’ai enfin l’autographe de ma cousine, et moi qui attends après depuis de nombreuses années, je l’ai enfin dans ma collection.
Je dis au revoir à certains des stagiaires qui regagnent les voitures pour retourner au centre aéré de Neuilly sur Marne, les deux Suisses Urbain Girod et Sébastien Genin, Véronique et Dominique Naumowicz, Claudine Anxionnat à qui j’ai remis sa caméra. Je leur demande du temps pour leur envoyer à chacun le souvenir photographique de leur séjour en Seine Saint Denis près des bords de Marne. Où finalement chacun des stagiaires était étonné de voir des sites aussi accueillants que ceux des bords de Marne en me disant qu’ils ne pensaient pas être si près de la capitale, mais nettement plus éloigné de Paris.
Par contre nos Suisses et nos Belges étaient très surpris par la densité de voitures en Ile de France et le temps qu’il fallait mettre pour arriver le jeudi matin à destination du centre équestre de Neuilly sur Marne. Pour les provinciaux il en était de même au point de vue de la même réflexion. Je reviens après vers le « terminus Château » et vois arriver Guy Legrand et Cédric Varain.
Le stage va être bénéfique pour chacun des participants. Comme il l’a été tout aussi bénéfique l’année dernière pour mon poulain Jean Claude Courcy qui a pris concience durant ce stage de ses capacités pour s’aligner sur la Promotion de Paris-Colmar. C’est ce que je souhaite de tout coeur à chacun des stagiaires de s’aligner sur une des épreuves de Paris-Colmar, l’Elite, la Promotion, les Féminines et même sur la toute nouvelle : la formule par étapes. Pour cela il faut l’ancrer entièrement dans sa tête et dans ses pieds et ses muscles.
Je remercie à nouveau Jean Cécillon de m’avoir permis de cotoyer les stagiaires et d’avoir un peu communiqué avec eux autrement parfois juste par un signe de la main ou les encouragements verbaux sur les circuits sélectifs et circuits de 6 ou 8 heures.
J’ai pris contact avec certains d’entr’eux pour faire pour Marchons.com un portrait d’eux dans la rubrique Portrait de Champion. Auparavant, j’avais envoyé un message à l’un d’eux pour faire son portrait. Il est venu me voir au tout début du stage me dire pour le moment je ne suis pas Champion et je ne veux pas de Portrait en tout cas pas avant le Paris-Colmar. Je lui réponds pas de problème, je ne te mets pas la pression. Allez passe la ligne magique de Colmar et nous verrons tout cela après.
Comme je dis toujours Colmar c’est droit devant en le montrant du doigt, la ligne d’arrivée est à Colmar pas avant.
Je me souviens en 2003, (vous autres les stagiaires avez vu le parking où sont garés les camping-car avant de partir sur Colmar), et sur ce parking Pascal Parno vient me trouver et me dit Guy où allez vous avec Bernard cette année. Je lui réponds illico, nous nous allons à Colmar et Bernard franchira la ligne magique. Il me dit, Bernard (un autre Bernard donc) veut faire 350 km. Je lui ajoute c’est bien dommage de lui avoir ancré cette idée, car même s’il est bien il n’ira pas beaucoup plus loin. Je connais un autre marcheur, pour lui c’était Neufchâteau. Vous l’avez deviné où il a franchi sa ligne d’arrivée, non pas à Colmar bien évidement mais à Neufchâteau.
Préparez vous en conséquence avec les bienfaits du stage de grand fond. A vous revoir sur les circuits de toute nature.
Bien Sportivement à vous tous.