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Strasbourg-Paris 1952

Strasbourg-Paris 1952

(JPG)
Strabourg-Paris 1952 Albert Seibert passe Joseph Zami

La Une de But et Club, le Miroir des Sports N° 354 du lundi 16 juin 1952.

Strasbourg-Paris 1952

Passé par Albert Seibert aux portes de Paris, Joseph Zami va s’effondrer !

Encouragé par son fils Richard, Seibert a attaqué . . .

Après un sprint fabuleux, Seibert rejoignit Zami. Paris n’est plus qu’à six kilomètres ! De toute son énergie, le Martiniquais a résisté, mais la détresse du vaincu se lit dans son regard, dans quelques secondes, il va s’écrouler.

(JPG)
Strasbourg-Paris 1952 l’effondrement de Joseph Zami

En page 13 de But et Club, le Miroir des Sports N° 354 du lundi 16 juin 1952.

Le duel Seibert-Zami a dominé Strasbourg-Paris 1952

Le Martiniquais Joseph Zami, qui avait pris la tête peu avant Baccarat, fut victime d’une extraordinaire défaillance à Esbly, près de Paris. Il grimace tandis que ses soigneurs le soutiennent.

En page 16 de But et Club, le Miroir des Sports N° 354 du lundi 16 juin 1952.

Je te demande pardon, Joseph . . . Par Albert Seibert.

Je te demande bien sincèrement pardon mon cher Joseph ... Je sais que après avoir traversé ta banlieue, tu voulais de toutes tes forces pénétrer le premier place de l’Hôtel de Ville. Je le voulais aussi. C’est la loi du sport. La chance m’a souri et je ne peux que l’en remercier, en même temps que mes entraîneurs et mon fils Richard... Après Meaux, j’étais au bord de la défaillance et ce sont eux qui m’ont réconforté.

Mais quel accueil ! L’an dernier, après ma victoire dans la capitale alsacienne, j’avais exprimé le désir de me retirer de la compétition. Je sais après ce premier Strasbourg-Paris, que je serai encore au départ l’an prochain, même si les difficultés s’annoncent aussi rudes ! C’est une telle griserie que le succès ! Je n’ai jamais été aussi heureux qu’au cours de cette traversée de Paris, dont les habitants ont été si chaleureux à mon égard... Je les en remercie. Mais, toi, Joseph, tu avais autant de mérite que moi ... sinon plus ... (Recueilli par H. C.)

Seibert était le plus fort ! Par Joseph Zami.

Je suis croyant ! Je pensais que Dieu serait avec moi dans cette lutte gigantesque ... Mais j’ai été battu sur ma valeur ! Non je ne cherche aucune excuse à ma défaite. A quoi bon ? Mon grand ami Albert était plus fort que moi ... Je le reconnais volontiers ... Ah ! si seulement je ne m’étais pas entêté à ne pas vouloir prendre une seule minute de sommeil, je crois que Seibert ne m’aurait jamais battu ... Cette cruelle expérience me sera salutaire, car je ne suis pas près de prendre ma retraite ! D’autres succès m’attendent, j’en suis certain, et, l’an prochain, je serai à nouveau au départ ! Je tiens à prendre ma revanche ! (Recueilli par H. C.)

Documents transmis par Guy Destré

Daniel DUBOSCQ