Yvon Perreau
Yvon Perreau
Yvon un ami de la grande famille Marche
En 1979, STRASBOURG-PARIS, passe EPERNAY, puis direction ORBAIS L’ABBAYE, MONTMIRAIL via VINAY.
Dans VINAY, un homme encourage avec véhémence le marcheur local Jean-Claude GOUVENAUX. C’était Yvon PERREAU.

Quinze jours plus tard, ami avec un dirigeant, Yvon se présente à une réunion du Club des Marcheurs d’Epernay pour entrer dans l’association. Il sort son carnet de chèque pour adhérer.
Voilà donc l’entrée d’Yvon dans le monde de la marche. Et dès ce moment il fut disponible à tous les instants, que ce soit pour trouver un véhicule pour emmener quelqu’un sur un circuit, aider à organiser sur les épreuves que le club mettait en place, etc.
Il promena son visage jovial et sa bonne humeur sur les circuits, avec Marinette. Sa sympathie lui a permis de tisser des liens d’amitié parmi les marcheurs et les plus fidèles spectateurs ou supporters. Il était ce que nous nommons
un PERSONNAGE.

Il n’hésitait pas à mettre la main à la poche pour aider "ses marcheurs de club". D’aller les supporter où qu’ils aillent. A donner de la voix quand les choses allaient moins bien.
Il était fier de précéder et présenter les marcheurs dans sa voiture blanche. Qui n’a pas entendu sur les routes de Paris à Colmar ses encouragements sur la sono qu’il installait chaque année.

Il dépannait même lorsque la sono faisait défaillance sur un camping car, venait à la hauteur du marcheur vers Ingersheim, et lui demandait s’il entendait bien la musique.
Il amenait Marinette du côté de Saulchery pour présenter un café/croissant à ses chouchous. Quand un manque subsistait dans le camping de son marcheur, c’était le premier à foncer pour combler ce manque.
Il participait activement au contrôle de Demanges aux Eaux.

Il a contribué à réaliser le rêve de bon nombre de marcheurs régionaux. Il défendait avec vigueur Paris Colmar et ses concurrents.
Il était fier de présenter ceux-ci à ses connaissances.

Quand les joutes sportives étaient terminées, il invitait ses amis chez lui ou bien à Demanges. Ils y étaient reçus comme des rois. Yvon avait le cœur sur la main. Mais pas une main ordinaire, une main dans laquelle pouvait s’y blottir des dizaines et des dizaines de personnes.

Il a travaillé dans le monde viticole. Alors aujourd’hui nous sommes beaucoup à penser que la charpente de notre vigne s’en est allée, mais que la souche de cette vigne restera à jamais dans nos cœurs.
Un autre de ces nombreux amis ( Jean Pierre et son épouse Annie ) ont tenu à témoigner leurs amitiés de vingt ans .
Un souvenir me revient : c’était en 1997 lors du passage de Paris Colmar . Nous avions l’habitude de prendre la pause casse-croûte à la sortie d’Ay, non loin de l’endroit où Guy Legrand faisait alors ses commentaires, au passage des marcheurs.

Yvon était un ami , un bon vivant , avec un cœur gros comme ça !
Une amitié sincère, née sur le bord de la route, liée par une passion commune pour la marche de fond.
Annie et moi-même étions allés le voir Jeudi dernier à l’hôpital d’Epernay, en compagnie d’Isabelle et Amandine Legrand.
Nous l’avions trouvé "bien", malgré sa maladie. Loin en tout cas d’imaginer une issue aussi brutale que rapide.
Nous avions bien sûr parlé "Marche de fond", nous les vieux nostalgiques des Paris Colmar à 520 km.
Nous avions même fait des projets pour le prochain "Colmar" et les sélectifs à venir.

Il était désolé de n’avoir pu être à Charly, et espérait bien aller à Château-Thierry.
La marche commençait à lui manquer.
Lui, il manque déjà à ses amis de la marche.
Thierry Martineau Président de Marchons.com